Adieu l’ami Olivier Dassault, photographe de la lumière

Olivier à la maison dans la statue de Olaf Breuning. Derrière lui, une de ses oeuvres ©yvesroucaute

Adieu l’ami Olivier Dassault, après Patrick Dupond, en quelques heures je perds un deuxieme ami, un autre artiste car il etait d’abord un artiste et un amoureux de la vie. C’est ainsi que je l’aimais, c’est ainsi que Patrick et Olivier s’aimaient.

Que m’importent les jeux d’ombres, les artifices de ceux qui passent à côté de leur vie. Faut-il donc tant souffrir comme ils ont souffert pour exister authentiquement? Ils l’ont fait. L’un peut à present photographier les étoiles, l’autre danser avec elles. Vous me manquez emcore et encore, vous me manquez tant.

Natacha, je prie pour toi ©yvesroucaute
De gauche à droite dans ce dîner d’amis chez nous, exclusivement d’amis comme d’habitude : Olivier Dassault, Fabienne Aschenbroich, Jean-Sébastien Ferjou, Leïla Da Rocha, Patrick Dupond, Natacha Dassault, Jacques Aschenbroich, Yves Roucaute ©yvesroucaute
Les mêmes, Melitta Schneeberger à la place d’Yves Roucaute qui prend la photo ©yvesroucaute
©yvesroucaute
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©yvesroucaute

Nouveaux (nouveaux) mouvement sociaux, réseaux sociaux et démocratie

Pour Bridgepoint. Mars 2021

Intro. Problématique.

Intro I. Les nouveaux « Nouveaux Mouvements sociaux » nés dans les réseaux sociaux favorisent-ils la démocratie ? •Oui: participation, information, révélation de problèmes cachés, mobilisations, contrôle des autorités. •Non:  interventions subversives productrice de crises, manipulation et diffusion de la haine, viol des droits individuels comme la présomption d’innocence. •Problème exarcerbé par la « Cancel culture » ou « call out culture » née aux USA qui ne craint pas les excès = accusations publiques, par les réseaux, d’individus ou d’entreprises avec demande d’« annulation » d’artistes, d’enseignants, de chefs d’entreprise, d’émissions, de spectacles, de noms de rue, de statues… non « correctes » comme #MeToo•Cyberharcèlement sur les réseaux sociaux et mass-mailing qui transforme l’anarchie en tyrannieLa démocratie serait-elle menacée par l’anarchie et le règne tyrannique du plus fort?

Actualité. •BlackLivesMatter; #BLM #icantbreathe #endpolicebrutality; #HandsUpDontShoot ; #blackouttuesday; #ShareBlackStories; #justiceforgeorgefloyd, #jesuisbamboula….•#MeToo; #myHarveyWeinstein ; # womenempowerment#BalanceTonPorc#womensupportingwomen; #BeBrave ;#SciencesPorcs #Mettoinceste; גםאנחנו# #QuellaVoltaChe•@balancetastartup; #BalanceTonTaudis; #BalanceTon-Hosto…#balancetonagency; #balancetoncabinetconseil; #Jedisnonchef…

Utilisation de l’humour contre la Cancel culture: #cancelsouthpark sur twitter contre activistes qui veulent suppression de South Park. Suivi de #cancelthesimpsons : Faux appel à annuler Les Simpson pour dénoncer censure de la cancel culture

Au problème de contenu cela s’ajoute la question de la puissance des réseaux eux-mêmes. •La démocratie peut-elle accepter le pouvoir de ces réseaux qui se donne le droit de censurer un PR US mais pas les propos antisémites d’un ministre turc ou certains réseaux haineux de la cancel culture ? •Faut-il déléguer à des entreprises privées hégémoniques, qui ne sont soumises à aucun contrôle démocratique, le rôle de juger et de modeler le débat public ?•Sous couvert d’une anarchie, la démocratie accoucherait-elle ainsi d’une nouvelle oligarchie ?••Anarchie, tyrannie ou oligarchie? Mais où va donc la démocratie?

Intro 2. Démocratie? De quoi parle-t-on? 

•δημοκρατία / dēmokratía ? dêmos (δῆμος), « territoire », « peuple », « citoyens ». Un dème = unité villageoise de – de 10 habitations distantes de quelques centaines de mètres. Chaque « dème » :4-5 km des autres dèmes (environ 1 h de marche). Unité de base.•+  kratos (κράτος) = puissance, autorité. •Churchill, Lit les écrits politiques d’Aristote en 1896, en Inde•Or, Régimes définis par nombre et valeurs selon Aristote (-384;- 322).• 3 selon le bien commun=> « Politie » (République) qui se définit par la liberté, aristocratie par la vertu, monarchie (III.7). Il ajoutera la République tempérée qui mélange vertu et lberté. • 3 dégénrées: « Démocratie »(anarchique, oligarchie, tyrannie

•Aristote (et Churchill), contre Platon, favorable à la « politeia » =démocratie libérale (même si habillée en monarchie constitutionnelle libérale)• Car l’homme philosophe-roi = introuvable. Et celui qui est seul est plus sensible aux passions corruptibles qu’une multitude (Aristote).Danger: tyrannie• Et mieux vaut le tâtonnement des délibérations communes de la démocratie à la méritocratie fondée sur le sang tentés par la tyrannie aussi. •Il admet imperfection démocratique mais finalement, en la mixant à des éléments aristocratiques (élus et vertu morale),  la démocratie est le moins mauvais gouvernement possible car c’est seulement là que le citoyen est un «citoyen proprement dit ». (Pol III, I). •

Intro 3. Quelles protections contre le tyrannie? Les gardes-fous, les gardes et les fous..

Suffrage universel? Parlementarisme et pluralisme? Insuffisant. Vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire »? (Laignel, 1981). •Aristote et Churchill contre Rousseau: la majorité n’est pas l’expression d’une volonté générale nécessairement droite. Démagogie, pain et jeux…Périclès, Les tyrans appuyés par le peuple (Cypselos, tyran de Corinthe, Polycrate de Samos•1ère élection suffrage universel France, 1848: Louis-Napoléon Bonaparte, 74,3% . Elections législatives allemandes, nov. 1933: NSDAP: 33,09%, Parti Populaire national-allemand: 8,34%,Zentrum très partagé: 11,9. Élu démocratiquement Chancelier. Constitution iranienne islamique, 1979:  51% puis 68% des élus cléricaux.

•La garantie des droits individuels au dessus de la majorité et des autorités, contre elles le cas échéant. •Déclaration contre Constitution•Garde-fou par en haut : Cours et conseils constitutionnels pour appliquer.  Après les totalitarismes partout dans les démocraties.•Garde-fou par l’équilibre des pouvoirs•

Garde-fou par en bas dont parle Churchill : Participation-contrôle des citoyens : droit de pétition, de manifestation, d’association. •Les mouvements sociaux classiques sont-ils donc solubles dans une démocratie?

Intro 4. Solubilité des mouvements sociaux dans la démocratie?

Il y a toujours eu des mouvements sociaux. confréries, églises… parfois transnational•XIX-XX ème siècle. Groupements catégoriels de la société civile, syndicats, clubs, associations avec objectif « social » dans l’entreprise ou politique générale (ex: Retraite) Souvent gauche (parti travailliste, SPD…)•Naïveté : mouvements fascistes, prohibition alcool….•Rôle classique dans  les démocraties : rôle de défense catégorielle, d’information pour les autorités, de « gate-keeper » pour limiter les crises, de mobilisation, de contrôle des autorités locales ou nationales.

Ce qu’est la « mobilisation classique ».

Ce que sont les « NMS » et les NNMS.

•Années 1960. NMS. hors des organisations traditionnelles et hors appartenance sociale. •Thèmes transversaux : féminisme, écologisme, consumérisme, régionalisme, prisons, contre-culture, homosexuels élargis à LGBT puis LGBTQIA+ = lesbiennes, gays, bisexuelles, transexuels, queers («étranges ») intersexes, asexuels « et + »•Objectif:  Mœurs, « nouveaux modes d’existence » (Deleuze).  Pas de projet type révolution (Foucault) mais contre les « effets de pouvoir » contre « domination » ethnique, sociale, culturelle. Droit à la différence. •Structurés: Directions et militants…•Solubles dans la démocratie. Ex féminisme, écologie…

•Ce que sont les NNMS.

Différence avec les NMS: construction interindividuelle au départ. •Pas ou peu de chefs, pas de porte parole ou éphémères (même si manipulation possible). •Par d’organisation pyramidale. •Les thèmes des NMS (féminisme, écologie…) repris et élargis à tous les problèmes de la quotidienneté : sport, harcèlement, spectacle, entreprise…•Cibles peuvent être individuées: pas seulement le racisme mais le raciste, pas seulement le viol mais le violeur. •N’ont pas vocation à durer au-delà des problèmes soulevés même si exceptions confirment la règle: ex: Mouvement 5 étoiles en Italie. Echec Gilets jaunes politiques . •Sorte d’anarcho-syndicalisme élargi à toutes les domaines de la vie.

Thèse proposée à la réflexion :

•Ces Mouvements sociaux d’un nouveau type, mouvements 2.0 sont-ils solubles dans la démocratie?•La démocratie est renforcée par les mouvements sociaux nés des réseaux qui permettent l’information, la participation des citoyens, alertent sur les failles de la démocratie, préviennent les crises, et contrôlent les autoritésNéanmoins, les réseaux conduisent à rendre les démocraties plus fragiles et susceptibles de crises de régime qui détruisent la démocratie si les autorités ne gèrent pas les failles et laissent sans réagir se développer la guillotine numérique, rumeurs et cancel culture, et si elles ignorent le pouvoir oligarchique des réseaux.

Suivent Partie I et II. Plan détaillé donné en conf.

Patrick Dupond : mon ami dans les étoiles

« Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières… Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Mon si cher, si parfait ami #PatrickDupond lance à présent du Ciel ses éclairs de joie. Venus du monde entier, arrivent les témoignages bouleversants d’amour des danseurs étoiles comme de simples gens. Lui qui avait tant souffert, qui avait tant d’amour, reçoit un hommage d’amour universel.

Mais pourquoi fumes nous si peu, oui si peu tendre Leila, à aider cet artiste grandiose au coeur immense dans ses dernieres annees de vie? Pourquoi ceux qui auraient pu d’un geste, d’une piste de danse, d’une soirée de gala, alléger sa peine ont-ils oublié qu’il est des choses plus importantes que la course aux richesses et aux honneurs, que les errements de la vanité ?

Oui, je sais qu’il leur pardonne car son coeur immense débordant de tendresse, son âme grandiose incapable de noirceur, pardonnait toujours à ceux qui l’avaient offensé et comme un Christ que l’on croit abandonné, quand nous souffrions de cette indifférence, c’est lui qui venait d’un sourire, d’un rire, d’une danse dans mon salon ou au milieu de la rue, nous dire de toujours danser la vie.

Et cette émotion universelle, et ces vagues insolentes de larmes incessantes, prouve, oui prouve, qu’il danse bien avec les étoiles, plus étincelant, plus aérien, plus merveilleux encore qu’il ne le fut sur terre, pour nous porter par son art éternel son message d’amour si difficile à entendre ici.

Tu me manques âme magnifique, il fait si froid dehors. ❤️❤️

Patrick Dupond, Yves Roucaute ©yvesroucaute
Patrick Dupond ©yvesroucaute
Leïla da Roca ©yvesroucaute
©yvesroucaute
Patrick Dupond chez Melitta et Yves ©yvesroucaute
©yvesroucaute
Au revoir Patrick ©yvesroucaute

Interdiction de la viande dans les écoles ?

Interdiction de la viande dans les écoles ? Face aux délires des partisans de ‘l’écologie profonde », maire de Lyon en tête qui a décidé de l’exclure des cantines à partir du 22 février 2021, je vous propose un extrait (gratuit) de mon livre « Le Bel Avenir de l’Humanité » publié aux éditions Calmann Lévy. https://www.amazon.fr/Bel-avenir-lhumanité-révolution-contemporains/dp/2702163483 Et pour ceux qui voudraient connaître les 7 millions d’années de bataille de l’humanité face à une Planète impitoyable à laquelle ils ont dû répondre, notamment par chasse et pêche, je leur conseille d’aller jeter un oeil du côté de « L’Homo Creator face à une planète impitoyable » sous-titre: « 7 millions d’années face à l’idolâtrie de la nature. » https://yvesroucaute.com/pour-commander-lhomo-creator…/

EXTRAIT

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« En avant pour la bataille du siècle disent les « végétariens », qui refusent dans leurs assiettes viandes et poissons, les « végétaliens », qui interdisent en plus les aliments issus de ces animaux, lait, œufs, et miel aussi, et les « végaliens », qui ajoutent l’interdiction de tous les produits dérivés, du cuir à la laine en passant par les cosmétiques. Assistera-t-on bientôt à des heurts avec les amis des végétaux devant l’holocauste programmé par les amis des bestiaux ? Déjà, les « orthorexiques » se dressent contre l’ennemi pour réclamer l’interdiction de toucher les végétaux qui ont quitté le sol depuis plus de quinze minutes. Trop mou, vous êtes des collabos, protestent les « frugivores », qui prônent l’interdiction totale de toucher à leurs potes végétaux et exigent la cueillette des fruits au lieu de la souffrance végétale. C’est bouffer du fruit qui vient de nos arbres si gentils qui est inacceptable quand on a un peu d’humanité, protestent les « granivores » qui exigent de compatir devant la poire et la clémentine en bouffant seulement des graines de céréales.

Granivores, frugivores, végaliens végétariens : le bal des tartuffes

L’objectif des écolo-archaïques serait d’abord de respecter la vie, me dit-on. Admirable. Mais il ne s’agit pas de la vie humaine. Toute l’histoire de l’humanité le démontre, la survie de l’espèce se put grâce à la chasse, à la pêche et à la cueillette. Et non grâce à la cueillette exclusivement. Cela dure depuis soixante-cinq millions d’années et l’ère céno-zoïque des premiers primates. L’écologie a seulement quelques dizaines d’années, une idéologie née sur les campus américains où nos archaïques, survivants des millions d’années de bonne bouffe animale, ingurgitaient encore des hamburgers.

Vivre dans le respect de la nature ? Je crains de ne pas trop bien comprendre. Veut-on évoquer la nature humaine ? Si l’humain n’était pas conçu pour être omnivore, donc carnivore, cela se verrait, même sans lunettes. Vouloir transformer les humains en ruminants est certes un projet intéressant, mais nous ne sommes guère préparés à une telle transformation. Il est aussi absurde de vouloir interdire à l’humain de la viande animale qu’à l’oiseau d’aller ingurgiter des insectes.

Des canines au côlon, tout est prévu pour l’ingestion et la digestion de nos amies les bêtes. Dès la viande mâchée par des dents dûment assermentées, nos enzymes accourent dans la bouche pour casser les glucides (amylase salivaire) et dissoudre les graisses (lipase lingual) ; plus tard, d’autres surgissent sur le long parcours, certaines se chargent des protéines (protéinase) ou du lactose (lactase) par exemple. À peine cette viande arrivée dans l’estomac après avoir été poussée et moulue par l’œsophage, enzymes et acide chlorhydrique sont prévus pour la dissoudre, tuer la plupart des bactéries nuisibles et la transformer en purée (chyme).

Prévu : tout est là. Une fois cette viande transformée parvenue dans l’intestin, les sucs se jettent dessus pour en enlever l’acidité, récupérer les protéines dont le corps raffole et les briser en petits morceaux afin de les transporter dans le sang. Puis, les graisses animales descendent. Elles subissent des jets de bile et l’action des lipases du pancréas pour être explosées en éléments minuscules évacués dans le sang mais, cette fois, par les lipoprotéines, des véhicules qui donnent plein d’idées aux savants des nanotechnologies car ils se baladent pour alimenter les cellules à la demande : moi, j’en voudrais un peu de ta graisse animale, dit l’une ; moi non, dit l’autre. Un voyage accompagné du jeu de milliards de bactéries, les « probiotiques », qui attaquent les bactéries nuisibles, fermentent les fibres, produisent des acides qui limitent le cholestérol et entretiennent notre équilibre. Une partie du reste est stockée, une autre poursuit dans le côlon qui absorbe l’eau de la bouillie restante et permet une évacuation facile.

L’usine humaine est donc parfaitement conçue pour ingurgiter de la viande. Évidemment, après en avoir avalé des tonnes, tout risque de ne pas très bien se passer ! Mais si certains ont des accidents après avoir roulé à deux cents kilomètres à l’heure à New York, faudrait-il pour autant interdire les automobiles ? La nature se venge d’ailleurs à sa façon de pareilles facéties qui nient le réel quand elles deviennent extrêmes. Nos frugivores ? Destination hôpital, faute de graisses, ils mettent même en péril la vie de leurs enfants.

Le plus drôle dans ce conte pour idéologues qui ne manquent de rien ? Nos écologistes ne respectent pas la vie. Car le végétal est du vivant. Donc en le consommant, nos végétariens et toutes les sous-sectes ne respectent pas le vivant. Ils s’en empiffrent même matin et soir. Ce qui me paraît un tantinet cavalier, eu égard à leur moralité. Pourquoi ingurgitent-ils aussi du pain ? Fabriqué avec de la levure, donc des champignons, donc du vivant, les voilà à nouveau dévoreurs de vivants.

Finalement, selon mon enquête auprès des plus militants, ils se donneraient le droit d’ingurgiter 90 % du vivant, des algues aux champignons. Tout, sauf les animaux, proclament-ils. Sinon nous serions des assassins, type Frankenstein, précisément.

Nos végétariens ne sont-ils pas, eux aussi, des assassins ? Le doute m’assaille. L’effroi même quand ils dénoncent les carnivores humains. Aspirant de l’air par la bouche, nos niais écologistes ingurgitent des bactéries et même des insectes, par exemple des acariens par la poussière ou en les aspirant goulûment, endormis sur leurs oreillers. Or, les bactéries sont des animaux et il y en a une dizaine de millions d’espèces. Indispensables à la vie humaine, comme nous venons de le voir dans leur rôle pour l’assimilation des aliments ; quand bien même l’écolo éviterait de respirer, il en ingurgite des milliards, en particulier par les végétaux, et en tue tout autant dans ses intestins.

L’écologiste végétarien massacre donc sans vergogne ses amis les bestiaux. Quelle farce !

Oui, mais cela ne se voit pas, me disent-ils, c’est tout petit. Si je comprends bien, ne disposant pas de lunettes assez puissantes, nos végétariens bouffent goulûment de l’animal jour et nuit. Pas vu, pas pris. Plus myopes encore, ils ingurgiteraient un chevreuil sans défaillir.

Ce qui les ennuie, me susurre-t-on, ce serait la souffrance animale. Vous voulez dire la souffrance d’un moustique écrasé sur le mur de leur villa dans les Hamptons ou de Saint-Tropez par exemple ? Tous ceux que je connais ne semblent guère avoir de générosité envers ceux qui les piquent, les mordent, les agressent pour les croquer.

Laissons de côté ces étranges principes à géométrie variable qui tiennent plus de l’optique que de la morale. Admettons que certaines espèces, en particulier certains mammifères, subissent des souffrances inutiles. Vaches, lapins et agneaux, en raison de leurs cerveaux et de l’expression de leur détresse quand ils vont mourir, me paraissent pouvoir être regardés avec plus de sympathie que Yersinia pestis (bactérie de la peste), punaises, crocodiles ou scorpions. Je me souviens de n’avoir pas éprouvé la moindre pitié devant les piranhas pêchés lors de mes voyages dans les rivières de la forêt primaire d’Amazonie, mais j’aurais été désolé d’imaginer la maltraitance des dauphins roses du rio Negro.

Venons-en aux inepties des végaliens et à leurs moutons que, sans lunettes, ils peuvent voir. À les croire, enlever la laine sur leur dos serait une souffrance pour l’animal. Les dessins animés de Walt Disney n’en faisant pas état, ces végaliens ignorent que ce quadrupède charmant ne mue pas l’été, comme beaucoup d’autres animaux d’ailleurs. Ne pas le tondre permettrait seulement aux parasites de le couvrir de blessures et l’amènerait à souffrir considérablement de la chaleur, au point de mourir peut-être. Prendre le miel des abeilles serait-il un autre effroyable pillage digne d’une condamnation à l’enfer ? Elles n’en souffrent pas non plus. En général d’ailleurs, les apiculteurs sont assez bien reçus. Quant à prendre le cuir sur les cadavres des bovins, où est leur souffrance puisqu’ils sont morts ?

Les végétaliens ont, eux aussi, depuis longtemps permis aux éleveurs bien des fous rires. Souffrir en songeant à la violence inouïe subie par la poulette dont on prend les œufs ? Et pleurer en songeant à tous ces petits poussins si mignons qui ne naîtront pas ? Le génocide, paraît-il, dans l’omelette du matin. Quelqu’un devrait peut-être les informer qu’une poule pond toujours, même sans coq. Or, sans coq, les œufs ne sont pas fécondés, donc pas de poussins potentiels, seulement de possibles omelettes. Prendre les œufs serait-il un vol ? Pas certain, car la poule n’ingurgite pas et n’échange pas ces œufs non fécondés. Les laisser ? Ils pourriront à ses côtés et, dans la pestilence, ils finiront par servir de plat aux gentils insectes attirés.

Quant à la pertinence de l’idéologie végétarienne, elle a largement été prouvée durant des siècles, j’en conviens : en Inde en particulier, où l’on mourut de faim durant trois mille ans, et pas toujours dans la joie, paraît-il !

Néanmoins, ces « écolâtres » posent trois problèmes réels : famine, pollution, détresse de certains animaux. Puisqu’ils se placent sous le signe de l’écologie, je suis d’accord avec cette vision de départ, mais en la remettant à l’endroit : d’accord avec l’écologie humaine, celle qui dit « l’humain d’accord, l’humain d’abord ». Pour les dinosaures, je n’ai pas d’abonnement. »

Le Mode de Vie à la Française

The French Way of Life

La « French Way of Life » existe, le philosophe Yves Roucaute l’a rencontrée et il s’en amuse. Une enquête à la Sherlock Holmes pleine de saveurs, pleine d’ironie aussi. Elle commence par raconter la journée type du Français avec le sens caché du petit déjeuner sucré, du croissant croustillant qui célèbre innocemment la victoire contre les Turcs, de la madeleine qui renvoie à Saint-Jacques de Compostelle, de la tartine beurrée et de la confiture, de la brioche et de son histoire tumultueuse… avant de se poursuivre pour expliquer le sens des déjeuners, de la cérémonie de l’apéritif, des dîners. Car tout a un sens précis dans cette quotidienneté, du partage du pain et du vin, aux saucissons, aux fromages, aux pâtisseries et aux glaces.

Le philosophe nous promène ensuite à la découverte du « style de vie à la française » avec les règles du « savoir-vivre » et de l’élégance. Il commence par les arts de la table dont l’origine remonte au Moyen-Âge et à la Renaissance : quelle nappe, pourquoi le couteau à droite tourné vers l’assiette, la fourchette à gauche, dans quel ordre poser les verres, , quels vins choisir, le champagne… ? Quelles règles de politesse ? Pourquoi faut-il arriver en retard, quel est langage des fleurs à offrir, quelle place pour les invités, quelles formules politesse, de quoi peut-on parler …Puis nous pénétrons dans l’univers de la mode, depuis le jeans et le t-shirt inventés en France jusqu’à la haute couture. Qu’est-ce que la galanterie, la sexualité, l’amour « à la française » ?

Le philosophe nous conduit ensuite à la découverte des mœurs de ce dernier empire présent sur les 5 continents, de la Polynésie aux îles Kerguelen, né de la concurrence sur les mers, avec ce curieux mélange de romantisme français qui préfère le « panache » aux richesses et ce goût cynique de la puissance qui conduit aux colonisations jusque dans l’antarctique. Remontant le cours de l’histoire, il nous raconte comment, depuis les Gaulois jusqu’à Clovis et Charlemagne, la France s’est construite sur l’assimilation forcée et le romantisme de la puissance. Nous découvrons le sens de Marianne et de son coq, vaniteux et courageux, qui peut chanter les pattes dans la fange. Une histoire qui mêle passion des droits de l’Homme et la liberté avec colonialisme, esclavagisme et impérialisme, avec le terrible Bonaparte et le magnifique Charles de Gaulle. Une enquête qui se termine par le secret de la potion magique française qui séduit tant de touristes : la passion pour la culture et la célébration du plaisir.Yves Roucaute, philosophe, Professeur d’université, Docteur d’État en science politique, agrégé de science politique, agrégé et docteur de philosophie. Intellectuel le plus diplômé de France. Partisan des Droits de l’Homme, arrêté à Cuba pour son soutien aux opposants chrétiens et démocrates, soutien des bonzes au Vietnam et du Commandant Massoud en Afghanistan, seul intellectuel invité à Kaboul pour la victoire contre les talibans. A écrit notamment L’Homo creator face à une Planète Impitoyable, Le Bel Avenir de l’Humanité et la Puissance de la Liberté.

L’Homo creator face à une Planète Impitoyable

7 millions d’années contre l’idolâtrie de la Nature

Alors que la crise sanitaire due à un virus naturel, le Covid-19, vient de meutrir l’humanité, le philosophe Yves ROUCAUTE s’oppose à l’armada des Ayatollahs de l’écologie qui dépriment la jeunesse et menacent quiconque n’idolâtre pas la « Nature », la « Planète », la « Terre ». Virus, pollution, réchauffement ne sont pas une punition du Ciel ou d’une Gaïa-La-Terre. Donnant au camp du progrès son livre de chevet, il raconte ce que furent 7 millions d’années de vie de l’humanité pour survivre aux holocaustes d’une nature impitoyable quand elle ne connaissait ni industrie, ni commerce, ni technologies, ni science. La disparition terrifiante des espèces humaines, jusqu’à exterminer 21 des 22 espèces du grenre Homo. Il prouve qu’il n’y a pas d’harmonie perdue pour cause d’industrialisation, de croissance ou de mondialisation.

Contre ceux qui s’enlisent dans les marécages de l’histoire pour coasser, à la façon des Greta Thunberg et Nicolas Hulot, « Green, green green, la nature d’accord, la nature d’abord », le philosophe Yves Roucaute d rappelle que durant 7 millions d’années, l’humanité a dû affronter glaciations, 17 lors des seuls 2,6 derniers millions d’années, réchauffements inconnus des idolâtres, éruptions volcaniques, secousses sismiques, tempêtes, cyclones, tornades, tsunamis… Virus et bactéries, coqueluche, tuberculose, lèpre, syphilis… Cancers, maladies génétiques, handicaps… attaques animales…Toutes choses qui existaient bien avant l’industrialisaiton. Des défis qui nécessitaient de se battre contre la planète pour survivre.

Le philosophe, qui est aussi un scientifique, nous raconte ainsi la plus fabuleuse des batailles, celle pour la survie sur cette planère naturellement inhospitalière. Une battaille engagée par les premiers humains pour des siècles et des siècles. Car, il démontre que toute l’histoire de l’humanité a été celle de la lutte pour dominer la nature, domestiquer la planète, assujettir tout ce qui s’y trouve.

Il donne la clef de ce qui a permis à l’humanité de survivre : sa créativité. Car c’est la créativité, et non l’idolâtrie de la nature ou l’intelligence, qui la distingue de tous les vivants. L’humanité ne dispose ni de crocs, ni de griffes, ni de fourrure, ni de vitesse ni de force remarquables… ni d’aucun habitat naturel. Et bien des animaux sont aussi rusés qu’elle, plus même comme cette mégafaune qui le prend pour gibier. Mais cette énergie créatrice fut la cause de sa survie, de la fabrication des outils aux armes, des habitats aux rituels même quand ils étaient anthropophages et sacrificiels. L’humanité est Homo creator.

Et c’est cette créativité à laquelle s’oppose depuis des millions d’années la pensée magico-religieuse, prête à sacrifier les humains aux esprits de la nature au nom d’un prétendu équilibre qui n’a jamais existé. Et c’est à cette créativité que les idolâtres d’aujourd’hui s’opposent comme ceux d’hier. D

Par ce livre, le philosophe veut sauver l’humanité de la mauvaise conscience et du dégoût d’elle-même, les femmes en premier car elles ne seront jamais libres tant que règnera l’esprit magico-religieux du culte de la nature. Il défend la nécessité d’une vraie écologie, celle qui met l’humain au centre. Il met l’individu et sa créativité libérée au centre, celle qui brise les idoles en chantant l’air de la liberté : « L’humanité, d’accord, l’humanité d’abord ».

Yves Roucaute est philosophe, épistémologue, Professeur des universités, PhD et agrégé en science politique, PhD et agrégé de philosophie, conférencier sur les nouvelles technologies. Défenseur des Droits de l’Homme, arrêté à Cuba pour son soutien aux opposants, soutien du Commandant Massoud et seul intellectuel au monde invité à Kaboul pour fêter la victoire contre les Talibans, défenseur des bonzes du Vietnam et des Kurdes. Auteur de nombreux ouvrages dont « Le Bel Avenir de l’Humanité » (Calmann-Lévy)

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L’homo creator face à une Planète impitoyable

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Le Bel Avenir de l’Humanité

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E-pub et e-mobi : Calmann-Lévy ; Amazon ; Google

Le puits sans fond de l’ « écologie profonde » et les différentes écoles de l’écologie

Publié dans Regards protestants le 10 novembre 2020

«Sauvons la Planète», implorent les uns, «Make the Planet great again», gémissent les autres qui pensent peut-être qu’en anglais la formule serait un tantinet moins ridicule. Difficile de ne pas rire de ces Don Quichotte de l’écologie profonde, qui ont troqué leur cheval pour le vélo, écologie si profonde que nul d’ailleurs n’en voit le fond. Curieusement, cet engouement fervent pour célébrer les bienfaits de la fameuse Gaïa-la-Terre quand un virus bien naturel, le Covid-19, décime l’humanité, ne les conduit pourtant pas à aller chercher au magasin bio du coin le produit naturel qui y mettrait fin. Car je les vois, dès qu’ils ont quitté les plateaux télévisés, espérer, comme le quidam ordinaire, une solution du côté des produits bien artificiels, bien biochimiques, bien génétiquement modifiés, ce que l’on appelle communément médicaments et vaccins. Sans idéologie, ils applaudiraient même Le Bel Avenir de l’Humanité qui démontre, contre les apocalyptiques, que la vraie écologie est incarnée par le camp du progrès, seul apte à mettre l’humanité au cœur de sa pensée et à résoudre, notamment par les nouvelles technologies, les défis de la planète, pollutions comprises.

Hélas, il n’en est rien. Et si l’idéologie rend aveugle, elle ne rend malheureusement pas muet. En pleine pandémie, nos écologistes de l’écologie punitive, spécialistes de la mauvaise conscience et inquisiteurs des partisans du progrès, continuent à vendre la plus vieille idolâtrie qui soit, celle de la Terre. Ils osent tout et c’est même à cela qu’on les reconnaît. Pollutions, réchauffement, maladies, chômage… tout est bon pour contrôler nos vies. Jusqu’à attribuer les virus, dont le Covid-19, à une faute, celle de l’humanité punie par la fameuse Gaïa, irritée par l’industrialisation, la croissance, la consommation, la mondialisation, et plein de trucs qu’elle jugerait détestable en son for intérieur, ce for intérieur auquel nos prêtres écologistes auraient directement accès.

Faisons le point, en revenant au vrai fond, les fondements. Et en montrant la voie de résolution des problèmes.

La vraie écologie

Écologiste? La barbe ne fait pas l’écologiste. Et quand bien même la rime est troublante, l’écologie n’est pas nécessairement condamnée à être parente de l’idéologie. Cela même si je vois bien que savoir regarder le thermomètre, les mottes de terre et les opuscules des apocalyptiques, paraît bien plus judicieux que s’intéresser aux sciences et lire la Bible qui, au-delà des 9 premiers paragraphes, montrerait une rare incorrection au point de demander aux humains de dominer et soumettre la planète et même d’assujettir tout ce qui s’y trouve. Gaïa, n’autorise pas pareille désinvolture.

Écologiste ? J’ose dire que je le suis. Mais vraiment. Je veux dire sans idéologie. Rien d‘exceptionnel: tous les partisans du camp du progrès le sont, évidemment. Ou, plus exactement, seuls ils le sont. Car ils mettent l’humanité en avant, contre les idolâtres de la planète. Le mot écologie signale d’ailleurs la mystification de l’écologie profonde: éco vient de oikos (οἶκος) qui signifie maison en grec, et non planète ou nature; l’écologie profonde a clairement, avec la langue grecque, le plaisir de ne l’avoir jamais rencontrée. Or, qu’est-ce qu’une maison? Désolé pour le lecteur qui doit se dire que je perds beaucoup de temps à enfoncer les portes (des maisons) ouvertes. Mais comment faire autrement ? Car une maison n’est pas un don de la planète, miraculeusement issu des fameuses mottes de terre et du travail de sympathiques insectes. Dès son origine, c’est une construction produite par la créativité humaine à partir de bois, de pierres, de peaux, d’os… arrachés à la planète, aux forêts, aux minéraux, aux animaux… L’objectif de la maison? Protéger l’humanité contre les menaces de la planète et non l’idolâtrer. Condition indispensable pour se multiplier et vivre libres. Un symptôme: l’humanité ne peut vivre sans domestiquer la planète. Toujours mieux et toujours plus. Songez aux 17 glaciations et autant de réchauffements, inconnus de nos écologistes archaïques profonds, lors des seuls derniers 2,6 millions d’années, aux éruptions volcaniques, aux tremblements de terre, tempêtes, tornades, tsunamis… Aux maladies dues aux virus, aux bactéries, aux gênes… Aux attaques de ces animaux qui traquaient avec ruse et force nos ancêtres, qui traquent encore les dernières populations nomades humaines… Toutes menaces qui existent encore.
Oui, la vraie écologie, c’est la protection de l’humanité, celle de sa vraie maison, celle qu’elle fabrique jour après jour grâce à ses artifices pour protéger sa vie.

L’écologie positive s’inquiète seulement de ce sur quoi elle peut agir, sans imaginer des grigris et des sacrifices absurdes au bénéfice d’une planète qui n’a ni conscience, ni projet. Trois éléments sont pris en compte: la part de déséquilibre qui pourrait nuire à l’humanité, dont elle serait responsable et, enfin, celle sur laquelle elle pourrait agir.

Contre l’écologie négative, je me contenterai dans ce court billet de rappeler ici, en les résumant, quelques-uns des faits rapportés dans mes deux derniers livres. Les lecteurs me pardonneront.

Le CO2 est-il maudit ?

A cause du CO2 maudit, il faudrait nous faire pardonner nos atteintes à la planète?

Le CO2? Il est indispensable à la vie sur terre. Sans cette couverture chauffante, les rayons naturels radioactifs gamma et X mortels du soleil ne sont plus arrêtés et les rayons infrarouges qui transportent la chaleur ne peuvent plus passer. Équilibrer les effets de serre du dioxyde de carbone et du méthane? Le premier réchauffement climatique monstrueux eut lieu dès la naissance de la Terre, il y a 4,5 milliards d’années. Et, faute de CO2, il y a eu des situations de terre entièrement gelée, dite Terre boule de neige (Snowball Earth), équateur compris, comme il y a 635 millions d’années. Entre explosions nucléaires du soleil, angle de l’orbite et axe de rotation terrestre, les déséquilibres de l’atmosphère, les innombrables épisodes glaciaires et réchauffements monstrueux depuis 4,5 milliards d’années, dont le dernier s’est produit il y a seulement 12000 ans, rendent difficiles la vie humaine sans que celle-ci, apparue il y a 7 millions d’années, puisse évidement en être tenue pour responsable.

Et la solution au déséquilibre se trouve dans le progrès non dans son arrêt. Cessons ces larmes de crocodile destinées à alimenter les fantasmes des idolâtres. Au lieu de regarder du côté de la forêt amazonienne et de pleurer sur la disparition des espèces, dont 90% ont déjà disparu en 20 millions d’années, regardons du côté des labos qui créent des feuilles artificielles qui imitent, en mieux, les feuilles naturelles à partir d’oxyde de cuivre pour prendre le CO2 et le transformer en oxygène et méthanol. Et les pièges bleus qui transforment le gaz à effet de serre en air pur et en énergie en imitant la longueur d’onde bleue du soleil et en passant par un réseau métal organique qui brise les molécules de dioxyde de carbone. Et ces instituts qui utilisent des nanoparticules de cuivre dans des nano-aiguilles de graphène pour transformer le CO2 en éthanol ou qui modifient des enzymes pour provoquer une photosynthèse 20 fois plus rapide que la photosynthèse naturelle.

L’énergie inépuisable

Non, l’énergie n’est pas épuisable. Les fermions, quarks et leptons, ainsi que les bosons contiennent une énergie infinie. Ils sont de l’énergie potentiellement inépuisable dont les laboratoires extirpent peu à peu les virtualités. Comment pourraient-ils demain manquer? Ils composent l’univers. Nous sommes arrivés tout juste à mettre le bout des doigts de pied sur les pentes de l’Himalaya. L’énergie à extirper dans la nature est infinie comme nous venons de le voir par l’exploitation du CO2 via les nanotechnologies. Toutes les technologies vont dans ce sens. Par la biologie synthétique avec ses bioréacteurs cellulaires artificiels peuvent même être fabriquées des hydrocarbures sans exploitation des sols… Les déchets actuels? Eux-mêmes sont des réservoirs d’énergies utilisables. Les déchets futurs? L’assemblage des atomes, fabriqué localement, alimenté par les cellules ou les énergies solaires, n’en crée guère. Moins que les éoliennes.

Nous vivons l’explosion de la production de combustibles à partir des matières premières et la réduction de la consommation de certaines sources d’énergie polluante. Ainsi pour les véhicules. Nous n’arrêtons pas la pollution en revenant au transport en commun ni au vélo obligatoire pour tous dans les centres des villes, handicapés, femmes enceintes, personnes âgées et bambins compris, mais en investissant dans toujours plus de progrès. Ainsi la voiture électrique autonome individuelle et la voiture sur coussins d’air qui abolira demain pneus et routes goudronnées, ne sont pas issues du retour à la charrette et de génuflexions devant la fumeuse Gaïa mais de l’exploitation et de la domination des éléments de la nature.

Il n’y a pas trop d’humains

Nous ne souffrons pas de trop d’humanité, mais de pas assez: 100000 ancêtres il y a trois millions d’années, un milliard en 1800, six milliards en 1999, 7,6 milliards aujourd’hui. Où est la catastrophe annoncée par Thomas Malthus au 19e siècle? Entre 1800 et aujourd’hui, la population mondiale est passée de 1 milliard à 7,5 milliards et, grâce à la croissance, elle a survécu.

Toujours plus de misère, de pauvreté ? De misère intellectuelle sans doute, si j’en juge par l’attrait pour les idolâtres de la planète. Mais où est le désastre humain programmé par le rapport apocalyptique de Donella et Dennis Meadows en 1972? La famine est en diminution constante: 24% d’affamés en 1990, 14% en 2017, 9% aujourd’hui. Elle disparaîtra en quasi-totalité d’ici 2030 non pas par l’arrêt des innovations mais grâce à elles, comme celles de la biotechnologie qui crée même des steaks, au goût de steack, bientôt pour moins de 1 dollar, sans tuer d’animaux.

Quand nos apocalyptiques manifestent contre les Organismes génétiquement modifiés (OGM) et attaquent les champs de blé à coups de machettes, la machette signale tout à la fois leur appartenance au genre humain, qui dut créer des outils pour se nourrir en partant à l’assaut de la planète, mais aussi leur pathétique degré d’évolution. Car ces OGM, ils les ont depuis leur naissance dans leurs assiettes. Et leurs parents. Grâce à cela, ils ont survécu. Ainsi, il y a 12000 ans, quand les humains arrêtent leurs pérégrinations au Moyen-Orient, de la vallée du Jourdain à celle de l’Euphrate, le froment n’existe pas et la plupart des espèces animales domestiquées non plus. Les espèces de blé sauvage qui sont devant eux se dispersent avec le vent et elles se fragmentent. Nos ancêtres décident alors de sélectionner, grain à grain, ce blé sauvage pour obtenir une nouvelle espèce, modifiée et résistante. Ils s’attaquent même à ses enveloppes membraneuses: l’archéologie atteste que celles-ci n’étaient pas détachables, ce qui interdisait vannage et battage. Et ces grains, qui étaient trop petits et, hélas, dépourvus de gluten, ils les transforment. Et quel succès! Ainsi sont nés les blés, le blé dur comme le froment, qui ont sauvé la vie de millions d’humains.

La santé impose le progrès donc les sciences, donc la croissance

Contre les errements des Don Quichotte écologistes, l’écologie positive rappelle que notre première maison est notre corps et que la protection de ce corps contre les agressions et les erreurs de la nature, des maladies virales aux maladies génétiques, ne se peut sans le progrès et, celui-ci, sans la croissance.

Prétendre que l’industrialisation et une prétendue surconsommation (quand tant de gens souffrent encore de malnutrition) seraient responsables des cancers? L’archéobiologie le démontre malgré la difficulté évidente de travailler sur les organes mous: les cancers existent depuis au moins 1,95 million d’années et le nombre de cancers prouvés au paléolithique supérieur est important, y compris des cancers du cerveau.

Les virus et bactéries? Ils existent depuis des millions d’années. La tuberculose? Prouvée il y a 510000 ans. Infections mycobactériennes non tuberculeuses et le bacille de la lèpre sont prouvés dès le paléolithique moyen en Afrique de l’Est. L’ensemble des maladies produites par les tréponèmes, comme la syphilis ou la pinta, sont apparues il y a 1,5 million d d’années. La coqueluche (bacille Bordetella pertussis), il y a 2 millions d’années.

Plus proches de nous, la typhoïde, les cancers du foie, de la rate, de la prostate, la malaria, les maladies cardiovasculaires sévissaient en Égypte antique il y a 3500 ans, comme le prouvent les momies. Les épidémies monstrueuses n’ont pas attendu l’industrie et la mondialisation comme le prouve la fameuse peste antonine, en vérité une variole qui a tué 10 millions de personnes sur 64 millions dans l’empire romain entre 165 et 190 après J.-C. Oui, 15% des habitants au moins. Et la rougeole a fait depuis 200 millions de morts, du 7e siècle au début du 20e.

Et que dire de la peste noire qui a exterminé 25% la population européenne entre 1347 et 1352. Et des choléra, typhus, variole qui ont exterminé des villes entières et décimées des régions au Moyen-Âge? Tout cela serait-il donc dû à une vengeance de Gaïa qui aurait trouvé insupportable les deux roues tirées par des mulets pollueurs?

Même les exemples prétendument probants des idolâtres de la planète prêtent à sourire. Le virus de la grippe espagnole, qui fit 40 millions de morts et un milliard de malades était-il armé d’une conscience lui disant qu’il fallait punir les humains de l’industrie et du commerce? Hélas pour nos Don Quichotte et leurs Sancho Pança, ce virus naturel venait de… Chine, avant de gagner les États-Unis en 1918 puis de se propager en Europe et, enfin, au reste du monde. Or, la Chine d’alors n’est guère industrialisée. Gaïa-la-sotte aurait donc commencé à punir un pays sous-développé, qui connaissait famine et misère faute d’industrialisation avant de punir les humains qui voulaient s’industrialiser?

Pourquoi d’ailleurs grippe asiatique de 1956 et grippe de Hong-Kong de 1968 frappent-elles d’abord des régions d’Asie qui n’ont pas encore choisi de jouer la mondialisation, la consommation et la croissance au lieu de commencer à Central Park ou au Bois de Boulogne? Pourquoi même notre Gaïa, a-t-elle balancé au Nigeria, en 1969, sa fameuse fièvre de Lassa qui tua exclusivement au Nigeria, en Guinée, au Liberia, en Sierra Leone des populations essentiellement agricoles et misérables… mais qui épargna tous les pays développés? Et je n’évoque pas le virus Ebola ou la méningite bactérienne de 2009-2010 qui ont ravagé l’Afrique. Myope, la Gaïa?

La véritable écologie veut préserver la maison corporelle humaine car «ceci est très bien». Elle sait que l’avenir de l’humanité, notamment la lutte contre les maladies génétiques, virales et bactériennes, contre le vieillissement même, ce sont les biotechnologies, les nanotechnologies, l’intelligence artificielle, la robotique… qui en ont la clef.

C’est pourquoi, contre la théorie de la décroissance de l’écologie idolâtre, elle veut toujours plus de croissance pour financer les recherches. Et elle salue les avancées des sciences comme cette découverte d’Emmanuelle Charpentier (dont hélas, les travaux doivent peu à la France) et de Jennifer Doudna, qui viennent de recevoir le Prix Nobel de chimie pour avoir révolutionné l’ingéniérie génétique avec leurs ciseaux moléculaires (CRISPR/Cas9) capables d’inactiver des gènes et d’en contrôler l’utilisation pour traiter les maladies hérédités de la nature, les gènes altérés par la nature, soigner les cancers venus du dysfonctionnement naturel.

Je pourrais ainsi continuer sur des pages et des pages à rappeler les faits opposables aux fantasmes des idolâtres, faits que j’ai déjà en grande partie traités ailleurs et dans mes conférences. Mais je sais aussi qu’il n’est pire sourd que l’idéologue qui ne peut pas entendre et que là où est le vide, il n’y a pas de fond.

Il n’en demeure pas moins que face aux vrais problèmes liés à une planète qui vit sa vie de planète sans se préoccuper de l’humanité, le seul mot d’ordre qui vaille est «Sauvons l’humanité» et «Faisons l‘humanité plus puissante encore». Vrai en français, comme dans toutes les autres langues.

Loi de « sécurité globale » : «Dans une République, la sécurité met le citoyen au centre »

Tribune du « Monde ». 17 novembre 2020

Que signifie un texte dans lequel pas même une ligne n’évoque le contrôle des forces de l’ordre par les citoyens ?, s’interroge le philosophe Yves Roucaute. Au-delà de l’article 24,qu’il fustige, il dénonce la tentation autocratique du gouvernement

TRIBUNE

« Mon travail, c’est de protéger ceux qui nous protègent », proclame Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur français. Diantre ! Sa première mission ne serait donc pas de protéger les citoyens? Alors qu’une nouvelle bavure a conduit à tabasser un citoyen producteur de musique (Michel Zecler), la question posée, il y a deux mille ans, aux citoyens romains par le poète satirique romain Juvénal devient d’actualité.

Face aux forces de l’ordre de l’empereur Domitien (51-96) qui violentaient et tuaient les citoyens épris de liberté au nom de la sécurité de Rome, il demanda : « Qui nous protégera de ceux qui nous protègent ? » Certes, la tyrannie n’est pas notre horizon, mais que signifie cette loi de « sécurité globale » dans laquelle pas un article, pas un paragraphe, pas même une ligne n’évoque le contrôle des forces de l’ordre par les citoyens ? Et qui, par son article 24, menace d’un an de prison quiconque diffuserait l’image ou des moyens d’identification des policiers en intervention ? La République est indéniablement en marche… mais vers quoi ?

Étonnant  texte qui prétend défendre les forces de l’ordre bien que menaces,  insultes et violences contre elles soient depuis longtemps sévèrement punies par la loi. Dans un pays où il existe 84 619 articles législatifs et 233 048 articles réglementaires, est-elle destinée à pouvoir jouer avec le Rassemblement national à «plus sécuritaire que toi » ?

Et il faut beaucoup d’imagination pour appeler loi de « sécurité globale», cet invraisemblable bric-à-brac de 34 articles qui se réduit à la police municipale, aux entreprises de sécurité privée, à la vidéoprotection, aux forces de sécurité intérieure.

Bureaucrates sans  talent

Hélas ! On rit moins devant cet article 24, qui a attiré les foudres de tous les amis de la liberté, de gauche à droite. Signe, peut-être, de la malédiction autocratique qui touche cette Ve République quand elle est dirigée par des bureaucrates sans talent.

Interdire de filmer la police ? Si elle agit selon le droit, qu’a-t-elle à craindre ? Pour des opérations sensibles, n’est-elle pas cagoulée ? Ou bien faut-il admettre que le policier muni d’une arme devrait être protégé de la dangerosité du citoyen armé d’un smartphone… ou d’une partition de musique ?

Dans cette nouvelle République, il appartiendrait aux seules forces de l’ordre de décider si la personne qui les filme par « quelque moyen que ce soit » est « manifestement malveillante ».Comment le savoir avant l’acte ? Le premier ministre donne la clef : l’« intention » de nuire compte. Voilà les forces du ministère de l’intérieur expertes en for intérieur. Défiant cartomanciens et astrologues, avec leur art divinatoire, elles plongent dans la conscience du quidam qui sort son smartphone pour y découvrir son intention de potentielle «malveillance ». Voilà le crime de virtuelle lèse-majesté policière.

L’intention faisant le larron, le potentiel malveillant pourra être mis en garde à vue et son smartphone fouillé, au cas où une «intention malveillante » pourrait s’y cacher. Son domicile aussi, grâce au drone bienveillant qui aura suivi le manifestant potentiellement malveillant. A la place de la vie privée du citoyen, l’avis privé du policier.

Tout citoyen devient suspect

Dans ce nouveau monde, tout citoyen devient suspect. Quand bien même il ne sort pas d’appareil. Car chaque policier sait que prévenir vaut mieux que guérir. Or envoyer une vidéo sur YouTube prend une seconde. Du smartphone dans la poche à la malveillance, il n’y a qu’un pas. La porte est ouverte à l’interpellation de tout porteur d’appareil de potentielle nuisance policière.

Par chance, tout suspect est aisément coupable. La « malveillance » est avérée quand elle pourrait porter atteinte à l’intégrité «psychique» du policier. Sensible, susceptible, dépressif ? Par précaution, voilà le quidam interpellé avant même d’avoir filmé. S’il a filmé et que l’image déplaît ? Voilà la lettre de cachet. L’esprit de la Bastille, Jupiter au lieu du Roi-Soleil. 

Amender cet article en accordant un « droit d’informer » au détour de deux virgules, comme quelques tartuffes crurent bon de le faire? Faut-il donc rappeler que ce droit étant dans le bloc de constitutionnalité, il s’impose à tout pouvoir et à toute loi ordinaire ? Si la Constitution existe, l’article 24 doit être supprimé. Or elle existe, même si ce gouvernement, qui croit que toute activité citoyenne a besoin de son autorisation administrative, ne l’a pas rencontrée.

Servir et non se servir

Le temps est venu de rappeler que dans une République, la sécurité met le citoyen au centre, avec sa protection et son contrôle. Et que les forces de l’ordre doivent « servir », selon la devise républicaine des CRS créées en 1944 par le général de Gaulle après dissolution de la police pétainiste de Vichy.

Servir et non se servir. Si le citoyen a  devant lui des actes de violence policière inadmissibles, il n’a pas seulement le droit de les dénoncer, il en a le devoir. Car je ne connais pire « malveillance » que celle qui sabote les fondements de la République.

Oui, la « sécurité globale » est une nécessité pour protéger le citoyen face aux risques nés des nouvelles technologies et de la mondialisation et pour répondre aux exigences de sécurité humaine et de développement durable. Au-delà des forces de l’ordre classiques, elle appelle de nouveaux acteurs : des collectivités territoriales aux associations (consommateurs, syndicats, églises, ONG…), des entreprises (publiques et privées) aux centres de recherche. Elle met au centre la presse, qui doit alerter, mobiliser, jouer son rôle d’intercesseur, et, surtout, les citoyens, premiers concernés, premiers acteurs de leur propre sécurité.

Deux visions du monde s‘affrontent. Ceux qui rêvent d’une société de gardiennage et ceux qui veulent une République. Et celui qui applaudit aujourd’hui cette loi devrait méditer sur le sort duphilosophe stoïcien Epictète. Face à Domitien, il fit le choix de se taire pour éviter l’exil. Il subit l’exil, comme Juvénal, sans la satisfaction d’avoir défendu sa  liberté de citoyen.

¶ Yves Roucaute est professeur des universités, agrégé de science politique et de philosophie. Il est auteur notamment du « Bel Avenir de l’humanité. La révolution des temps contemporains » (Calmann-Lévy, 2018).

Prix Nobel pour les « Ciseaux génétiques »

Le formidable avenir de l’humanité

Conférence Bridgepoint. Décembre 2020

•« La créativité c’est inventer, expérimenter, grandir, prendre des risques, briser les règles, faire des erreurs et s’amuser ». Einstein

Plan

•Introduction

Code de la vie? Descartes, Kant et l’horloge. L’humain et la nature. Explosion des cadres théoriques. L’individu et la créativité au centre.  Présentation de Jennifer Doudna et Emmanuelle CharpentierI.Partie :  le CRSPR-Cas9 face à la donne naturelle

1. Un monde de cellules: De la cellule à l’ADN, ACGT: le livre d’instruction, Adn, Arn et protéines; des individus et des individualités

2. Une nature parfois agressive ou défaillante: maladies génétiques; agressions extérieures; bactéries, virus et parasites; transmissions ; cancers; vieillissementsII.Partie : La révolution CRISPR-Cas9

1. Qu’est-ce que c’est : comment ça marche?; découverte ; à l’attaque du virus par Cas9 + ARN; association

2. Couteau suisses et révolution: universalité ; complexe CRISPER-Cas9; couper pour détuire, ex: cancers; réparer ex: maladies génétiques; améliorer et créer ex: cécité lutte contre maladies ; vers les bébé CRISPR?

3. Révolution dans l’agriculture et l’industrie; élevage; recréer animaux disparus?; éradiquer ou transformer des insectes; cultures; biocarburants

Conclusion provisoire

Ceci n’est pas un corps humain 🙂

Les changements climatiques et l’avenir de l’humanité

Entretien dans Atlantico, du 15 novembre 2020

GRAND BOND EN AVANT

Face aux changements climatiques drastiques il y a 400 000 ans, nos ancêtres humains ont survécu grâce à leur ingéniosité

 

Atlantico : 400 000 avant notre ère, les humains ont su utiliser leur intelligence pour survivre aux violents changements climatiques. Une étude, qui vient d’être publiée à partir de fouilles au Kenya, confirme les thèses que vous développez dans votre dernier livre, « L’Homo creator face à une Planète impitoyable » dans lequel vous racontez les 7 millions d’années de lutte de l’humanité face à une planète impitoyable. Comment les humains ont-ils fait pour survivre à ces changements ? Toutes les espèces ont-elles réagi de la même manière ? 

Yves Roucaute : Vous avez raison de vous étonner, car ce qui est incroyable, c’est que des humains aient survécu sur cette planète impitoyable, en particulier aux nombreux réchauffements. Or, comprendre comment ils ont survécu hier est capital pour contrer ces menaces aujourd’hui et pour mettre en œuvre les seuls moyens efficaces dont nous avons besoin pour vivre demain. Cela avec une vision de l’écologie positive, qui met l’humanité au centre, loin des fantasmes de l’écologie négative, liberticide, ennemie du progrès et de la croissance.

Vous faites en effet référence à une étude passionnante de la revue scientifique Science Advances qui rapporte les travaux de l’équipe de Richards Potts, sur le site d’Olorgesaille, au Kenya. Il raconte la façon dont les humains ont survécu à l’un des terribles réchauffements climatiques d’Afrique de l’Est, celui d’il y a 400 000 ans, alors que la plupart des animaux ont été tués. J’ai moi-même largement commenté dans mon dernier livre les résultats des fouilles de ce site paléolithique, vieux de 1,2 millions d’années, qui avait été étudié, dès 1943, sous la direction de la merveilleuse Mary Leakey, qui nous a quittée en 1996, et de son mari Louis. Résultats qui vont dans le sens de mon livre, comme toutes les recherches sur les autres sites, sans exception.

Il faut comprendre que les changements climatiques violents sont la règle et que survivre, pour les humains, est l’exception. Le réchauffement climatique existe de façon spectaculaire avant même l’apparition de l’humanité qui a elle-même dû résister, depuis son apparition il y a 7 millions d’années, à des réchauffements extrêmes et des glaciations épouvantables dont nos niais écologistes idolâtres de la planète, entre leurs airs conditionnés et leurs chauffages, n’ont pas l’ombre d’une idée sous prétexte qu’ils n’étaient pas nés. (rires). Songez qu’il y a eu au moins 17 glaciations depuis les derniers 2,7 millions d’années, et des réchauffements d’une violence inouïe.

Ces changements climatiques dus à la planète sont la principale cause de destruction de l’humanité, avec les tsunamis, éruptions volcaniques, cyclones inondations, virus, bactéries létales… et j’en passe des friandises de Dame Nature dont on nous parle avec des trémolos. Des quelques milliers d’hominines d’il y a 7 millions d’années, comme les Shelanthropus ? Il ne reste rien. Des Australopithèques d’il y a 4,4 millions d’années ? Rien. Seuls 100 000 de nos ancêtres survivent au paléolithique, il y a environ 3,3 millions d’années, après 4 millions d’années. Essentiellement, des espèces du genre Paranthropes et Homo. Des Paranthropes ? Des trois espèces, il ne reste rien. Des 22 espèces du genre Homo ? Une seule a survécu. Et quand arrive le néolithique, il y a 12 000 ans, il ne reste que 500 000 humains survivants, un gain de 400 000 individus en 3,3 millions d’années ! Et 12% peuvent espérer, et dans quel état ! dépasser 40 ans.

Ce qui est fantastique c’est donc que quelques-uns de nos ancêtres aient survécu. Et que nous survivions encore. Songez que les espèces animales ont disparu à 90% depuis 7 millions d’années et à 99% depuis 20 millions d’années en raison essentiellement des changements climatiques de la fumeuse Gaïa-le-Terre.

Comment ? Parce qu’au lieu de manifester en benêts en proclamant « Make the planet great again » ou en pleurant sur le mal que l’on ferait à une Gaïa-la-Terre qui se préoccupe de l’humanité comme d’une guigne, nos ancêtres, comme sur le site d’Olorgesaille, au Kenya, ont été créatifs.

Je dis bien créatifs et pas seulement intelligents ou « sapiens ». Car intelligents, les animaux aussi l’étaient. Songez à l’intelligence de ces animaux de la mégafaune, des tigres aux dents de sabre, des lions américains de 4 mètres de long, de ces castors géants du Nebraska… qui chassaient même l’humain avec ruse. Ils avaient des atouts adaptés au froid mais non au réchauffement. Il était impossible pour un mammouth laineux d’Amérique du nord de se débarrasser de sa laine en la tondant pas plus qu’il n’était possible pour d’autres de se couvrir quand le froid est arrivé. Il devait suivre le rapide réchauffement en remontant vers le nord. Résultat : le premier groupe s’est éteint il y a 45 000 ans, contraint par la diminution de son espace vital en Sibérie, faute de nourriture suffisante ; le second, il y a 12 000 ans, avec la fin de la glaciation ; le dernier, dans l’océan Arctique, fut emporté par la montée des eaux qui a réduit leur espace de vie qui passent de 7 700 000 de km2 à 800 000.

Nos ancêtres créent des habitats adaptés aux différents climats, en particulier au chaud. Au lieu de préserver la nature, ils vont à son assaut, parfois avec mauvaise conscience, au prix de quelques sacrifices humains.

Leur réponse a été : toujours plus de technologies.

Par exemple, en plein réchauffement, sur le site d’Olorgesaille, ils pillent et arrachent comme avant pierres, feuillages et arbustes à la nature, détournent des cours d’eaux, tuent pour prendre des os, mais ils survivent aussi grâce à une amélioration de leurs outils et de leurs armes, avec des lames plus effilées, plus aisées à manier destinées aux animaux plus petits alors que 80% des gros animaux, comme les zèbres, ont disparu, et ajustés à la végétation plus désertique. De la même façon, lors des petites glaciations, les humains des zones froides prennent les os de mammouth et exploitent le lœss pour colmater et isoler les murs des cabanes en Ukraine, comme le montre le site de Gontsy. Ici, abris sous roche, là cabanes près des eaux : cela dépend. Et, à chaque changement climatique, les survivants transforment leur mode de nourriture, inventent de nouveaux modes de consommation, structurent des zones d’activité, inventent leur aménagement des sols. Sans GPS, ils changent de territoire, de l’Afrique de l’Est jusqu’en Asie pour certains, prenant souvent de mauvaises décisions, parfois des bonnes, parfois, le plus souvent tant la nature est impitoyable, ils meurent dans l’impossibilité de prendre une décision, détruits par le froid ou la chaleur.

Ceux qui ont ainsi survécu, l’ont pu en domestiquant la nature autant que possible. Ce que, faute de créativité, aucune espèce animale n’a pu et ne peut faire en dehors des atouts d’adaptation que la nature lui a donné. C’est pourquoi, s’il ne reste plus aucun castor géant d’Amérique, il reste encore des humains.

Est-il envisageable que les humains s’adaptent à nouveau à un changement climatique majeur qui est en train d’arriver ? 

Y.R. Je crois que le réchauffement climatique est probablement une réalité. Ce qui revient à la part des humains n’est pas clair quand l’on songe aux forces titanesques en jeu depuis 4,5 milliards d’années, des éruptions du soleil aux variations du mouvement et de l’inclination de la terre, des éruptions volcaniques aux émanations de gaz de la végétation et des animaux ; j’en ai parlé ailleurs. Néanmoins, il me paraît tout à fait sensé de vouloir essayer de préserver l’humanité autant que possible en jouant sur ce qui dépend d’elle.

Or, ce qui dépend de l’humanité, et ce qui lui a permis de survivre depuis son apparition sur terre, c’est d’abord son inventivité. Et l’une des causes des holocaustes produits par la nature, c’est le manque de progrès et donc, je le répète, le manque de croissance qui seule peut financer le progrès face aux forces destructrices de la planète. Et cela vaut aujourd’hui contre les ennemis du progrès, ces idolâtres de la planète qui freinent l’adaptation en s’opposant aux sciences et à ce qui le permet : la créativité libérée.

J’ai indiqué dans un autre livre,, Le Bel Avenir de l’Humanité, pourquoi nous avions les clefs de notre survie. J’ai montré comment nous avions avec les nanotechnologies, les biotechnologies, l’intelligence artificielle, la robotique… les solutions à nos problèmes.

Par exemple, nous savons transformer le CO2 en oxygène et en énergie utilisable, CO2 dont je rappelle aux ânes qu’il est indispensable à la vie sur terre, nous savons construire sans déchets, nous avons une énergie inépuisable que nous savons de mieux en mieux extirper, nous savons produire des feuilles vertes artificielles plus puissantes que les arbres, nous savons faire de la nourriture exactement semblable aux meilleurs steaks de bœuf sans bœuf… et j’en passe de ces inventions spectaculaires. Songez aux véhicules électriques autonomes sans pneus, aux technologies de fabrication de l’eau dans les zones désertiques, aux nanorobots swimmers qui vont détruire les cellules cancéreuses. Je n’y reviens pas car tout cela a été démontré déjà dans ce livre. Toutes ces innovations de l’humanité, qui démontrent qu’elle est « Homo creator », ruinent l’idéologie archaïque qui attriste l’humanité, la jeunesse en premier, en diffusant l’obscurantisme et la détestation de la raison.

L’adaptabilité humaine face à la nature promet-il un bel avenir de l’humanité ? 

Y.R. Oui, un avenir formidable. En cette période de Covid19, nous attendons tous non pas la bonne prière pour Gaïa-la-Terre qui se déciderait à nous pardonner je ne sais quel péché d’exister, mais le résultat des recherches des laboratoires financés par la croissance et développés par les sciences. Les centres de recherche n’hésitent pas à contrer les virus naturels, les maladies génétiques, les bactéries létales, les froids intenses, la chaleur époustouflante.

Il y aura des retours en arrière obscurantistes mais ceux-ci n’ont aucun avenir. Par exemple, la pollution automobile n’a conduit au retour du vélo, du transport en commun et de la marche à pied pour tous, y compris personnes âgées, handicapés femmes enceintes et enfants, que dans quelques régions du globe où l’idéologie archaïque domine. Contre l’esprit du troupeau et la détestation du progrès, partout ailleurs, les véhicules électriques individuels, construits et conduits selon les désirs individuels, avec des objectifs individuels sont à l’ordre du jour.

La seule question pour la France est de savoir si elle restera cette grande nation qui fit du progrès et des Lumières sa loi d’airain ou si elle deviendra cette triste province attardée d’une humanité partout joyeuse dans les pays qui croient au progrès. Car force est de constater que les idolâtres de la planète sont à l’Ouest, les partisans du progrès à l’Orient.

Entretien sur « L’Homo Creator face à une Planète Impitoyable »

HARMONIE PERDUE, CETTE PENSÉE ARCHAÏCO-MAGIQUE

Yves Roucaute : « Les écologistes ont oublié 7 millions d’années de combats acharnés de l’humanité pour survivre face à une nature impitoyable« 

Publié le 7 juin 2020 sur Atlantico

Atlantico : Votre dernier livre, L’Homo creator face à une nature impitoyable, dont le sous-titre est « 7 millions d’années contre l’idolâtrie de la nature », se présente comme le livre de chevet du camp du progrès face à Greta Thunberg, Nicolas Hulot et à tous les écologistes qui idolâtrent la planète. Vous les accusez de déprimer l’humanité, en particulier la jeunesse et de pourchasser quiconque ne croit pas en une Gaïa-la-Terre bienveillante. Par cette histoire de 7 millions d’années et par vos enquêtes auprès des dernières populations nomades, vous montrez que l’humanité ne peut survivre dans la nature sans l’affronter. Vous affirmez le droit voire le devoir, de coloniser la planète, de la dominer et d’assujettir tout ce qui s’y trouve. Ne craignez-vous pas d’être très isolé alors que la mode est plutôt à célébrer les bienfaits de la nature et que les écologistes semblent avoir un poids de plus en plus important au niveau électoral ?

Yves Roucaute : Franchement, un virus venu de la prétendue sainte nature vient de tuer près de 400 000 personnes et en a meurtri plus d’un million, et il faudrait que je coasse avec Greta Thunberg « green, green la nature d’accord, la nature d’abord » ? Quand j’entends un écologiste aux ambitions présidentielles prétendre que le Covid-19 est une vengeance de Gaïa-la-Terre, devrais-je acquiescer ? Et faut-il, que je manifeste pour « sauver la planète » avec une jeunesse aliénée par une armada de démagogues qui vend de l’apocalypse en guise de barbe à papa ? J’ai préféré donner une arme fatale (rires) au camp du progrès face aux Ayatollahs de l’écologie qui vivent des angoisses de l’humanité.

Par ce livre, je veux exposer les faits, briser les idoles et libérer l’humanité, les femmes en premier car elles ne seront jamais libres tant que règnera l’esprit magico-religieux du culte de la nature. 

Il n’y a pas d’harmonie perdue avec la nature pour cause d’industrialisation, de croissance ou de mondialisation. Je raconte les 7 millions d’années de combats de l’humanité pour survivre face à une nature impitoyable quand elle ne connaissait ni industrie, ni commerce, ni technologies, ni science. Le combat fut si violent et si inégal qu’au paléolithique, il y a 3,3 millions d’années, il ne reste déjà plus rien de la lignée humaine, née 4 millions d’années auparavant, hormis une poignée de survivants. 100 000 seulement en 4 millions d’années. Les autres ? La sainte Planète qui ne pouvait être assujettie, les avait détruits. Puis, arrivent encore et encore des holocaustes. Les australopithèques ? Balayés par la planète. Auprès d’eux, des espèces humaines du genre Paranthropes et Homo. Des Paranthropes ? Les trois espèces sont détruites à leur tour. Et sur 22 espèces du genre Homo, une seule survit. La fameuse Gaïa-la-Terre bienveillante a éliminé les 21 autres de son menu du jour. Ils ont survécu mais à quel prix ! 500 000 humains seulement sont parvenus au néolithique, il y a 12 000 ans Un gain de 400 000 individus seulement en 3,3 millions d’années, de moins de 500 000 en 7 millions d’années ! Et l’espèce est si meurtrie que seuls 12% peuvent espérer, et dans quel état !, dépasser les 40 ans.

Nos marchands d’apocalypse vendent un équilibre naturel de la planète mais où cela ? Durant 7 millions d‘années, elle a offert sa bénédiction non à la vie humaine mais à sa destruction via des glaciations en nombre, 17 lors des seuls 2,6 derniers millions d’années, des réchauffements climatiques terribles que nos idolâtres ignorent puisqu’ils ne permettent pas de culpabiliser l’humanité, des éruptions volcaniques, des secousses sismiques, des tempêtes, des cyclones, des tornades, des tsunamis… Étaient-ce des punitions de Gaïa la terre contre l’industrialisation qui n’existait pas ? Faut-il comme Nicolas Hulot appeler punitions les virus et les bactéries létales, car coqueluche, tuberculose, lèpre, syphilis… qui n’ont pas attendu l’industrialisation pour décimer l’humanité depuis sa naissance ? Mais punitions de quoi ? De même, cancers, maladies génétiques, handicaps… attestés depuis le paléolithique seraient-ils dus à l’industrie nucléaire ou au manque d’éoliennes et non à la vie selon la nature insuffisamment dominée ? Et que dire des attaques animales dont quelques benêts pensent qu’elles sont dues aux humains qui ne respecteraient pas respecter la vie animale ? Croyez-vous que le léopard d’Amazonie aujourd’hui ou le tigre aux dents de sabre de 3,90 mètres de long d’hier vont ronronner auprès des nomades Guyaki d’Amazonie ou des australopithèques qui se montreraient courtois ? Qu’ils aillent donc en parler aux chevaux et aux bisons ! Et qu’ils regardent les coups de crocs sur les os de nos frères en humanité tués comme du gibier il y a plus d’un million d’années.

Le mode de vie dans une nature laissée à ses règles ? C’est le régime paléolithique, le vrai, le seul, celui de la destruction des humains. L’équilibre dans la nature ? Un conte à dormir debout pour enfants attardés. Les animaux eux-mêmes en riraient s’ils le pouvaient : les espèces animales ont disparu à 90% depuis 7 millions d’années, à 99,9% depuis 20 millions d’années. Coupables les humains qui n’existaient pas même encore ? Il est d’ailleurs toujours amusant de voir les idolâtres s’extasier devant des animaux qui démontrent une cruauté incessante et tenter de culpabiliser des humains qui sont en passe, par les biotechnologies, d’abolir la souffrance animale.

Oui, toute l’histoire de l’humanité a été celle de la lutte pour dominer la nature, domestiquer la planète, assujettir tout ce qui s’y trouve.

Et quand j’entends les clochettes de nos bonimenteurs « Green, Green, green, la nature d’accord, la nature d’abord », je vois aussi les charniers du passé. Idolâtrer la planète sans l’humaniser ? À chacun son camp, à chacun sa vertu. Ce livre appelle le camp du progrès à combattre ceux qui polluent la pensée au nom de la pollution et préfèrent la défaite de l’humanité à la planète défaite. Il préfère briser les idoles pour entonner : « L’humanité, d’accord, l’humanité d’abord ».

Que représente la figure de l’Homo creator ? N’y-a-t-il pas une proximité avec Nietzsche que vous critiquez pourtant ? 

Homo creator est ce qui définit l’humain et c’est la clef du combat d’aujourd’hui contre la pensée magico-religieuse. Je démontre que l’humanité n’a pu survivre et ne le peut qu’en allant à l’assaut de la nature par sa créativité. L’humanité ne dispose ni de crocs, ni de griffes, ni de fourrure, ni de vitesse ni de force remarquables… ni d’aucun habitat naturel, seule cette énergie créatrice fut la cause de sa survie. En Homo creator, nos ancêtres ont fabriqué des outils en arrachant à la planète les biens nécessaires, en brisant des rocs puis en taillant des pierres, en cassant des arbres pour fabriquer des perches et des poteaux, en tuant des animaux pour utiliser les peaux et les os pour faire les murs ou les sols, les habits et les armes pour chasser, pécher, se défendre. Même dans la cueillette et le charognage humains qui ne ressemblent pas à des activités animales, je démontre la créativité humaine. Ils ont créé des habitats fluctuants et changeants, ici en plein air, là dans des grottes, sur les eaux ou sur terre…ils ont détourné les cours d’eau et migré sur des milliers de kilomètres, tâtonnant, cherchant, échouant souvent… dessinant sur les parois des roches, créant des rituels partout où ils passaient, transformant chaque lieu de vie en l’un des mille plateaux de la créativité humaine.

L’humain ne se distingue pas en effet des autres vivants par l’« intelligence », son côté « sapiens » (qui signifie « intelligent ») comme on l’a cru au XVIIIème siècle, à la suite de Carl von Linné qui a inventé le terme « Homo sapiens » pour désigner la dernière lignée humaine dont nous sommes issus. A tort, lui et ses successeurs pensaient que les animaux étaient comme des machines, avec des sortes de ressorts morphologiques. Ils ne savaient pas que non seulement les animaux possèdent eux aussi de l’intelligence mais qu’ils sont même parfois plus rusés que les humains comme ces lions géants qui traquaient nos ancêtres, utilisant leur cerveau et un flair bien plus puissant que le leur. Mais, jamais les animaux n’ont construit des civilisations, ni même d’outils, au sens propre, comme je le démontre. Jamais, ils ne sont sortis de ce qui leur était donné par la nature, de ce qui était biologiquement déterminé. Comme le disait avec humour le général de Gaulle, « La chasse c’est comme la guerre, sauf qu’à la guerre les lapins ne tirent pas ». Lions, hyènes, crocodiles qui effraient tant les humains du paléolithique et les dernières populations nomades ne tirent pas. Ils ne le peuvent pas, faute de créativité. Ils utilisent seulement les atouts donnés par leur morphologie naturelle dont les effets sont parfois terrifiants.

Cette énergie créatrice n’est pas le propre de quelques humains supérieurs mais, je le démontre, elle est dans tous les humains. Car depuis 7 millions d’années comme aujourd’hui encore au sein des dernières populations nomades, contrairement à ce que dit Friedrich Nietzsche, la créativité ne connaît ni genre, ni âge, ni origine, ni couleurs de peau seulement les visages de ces artistes appelés « humains ». elle est la chose du monde la mieux partagée, quand bien même toute l’histoire de l’humanité a été, et reste, la lutte contre la pensée magico-religieuse pour parvenir à la reconnaissance de son universalité.

Vous évoquez le combat de la vraie écologie contre l’écologie archaïque, quelle serait la véritable écologie ? 

Le temps est venu de révéler que ce qui freina la créativité humaine au paléolithique fut la vision magico-religieuse qui idolâtrait les esprits de la nature jusqu’à justifier non seulement que soit arrêtée la domestication de la planète mais aussi, parfois, que soient organisés anthropophagies et sacrifices humains. C’est cette même vision qui est aujourd’hui transportée symboliquement par les écologistes archaïques de nos Cités qui invoquent um prétendu équilibre de la planète qui n’a jamais existé pour répandre mauvaise conscience, dégoût de soi-même et arrêt de la créativité.

Ils réinventent l’idolâtrie venue du paléolithique. Néanmoins, je note que les nomades avaient plus de bon sens. Dans leur monde animiste, ils n’imaginent pas une déesse « Gaïa-La-Planète » bienfaisante mais des esprits bienveillants et, surtout, malveillants. Dans chaque activité naturelle qui les menace, des inondations aux éruptions volcaniques, des maladies aux attaques animales, à ils croient voir l’action de ces esprits. Face aux menaces de famine ou de changement climatique, ils doivent donc agir pour survivre. Et, pour cela, ils jouent les esprits bons contre les esprits mauvais, en flattant les uns, en exorcisant les autres.

Mais, à cause de leur idolâtrie de la nature, ils culpabilisent, comme les écologistes archaïques voudraient que nous le fassions. Ils s’imaginent responsables des dérèglements incessants de la planète. L’inondation qui noie des villageois, la maladie virale qui tue ? La tribu s’en attribue la faute. Les humains imaginent même que chacune de leur action, pourtant nécessaire à leur survie comme la chasse, la cueillette ou la pèche, est la source d’un déséquilibre dont ils seraient coupables. Tuer, ce serait ôter un esprit de la forêt, celui du léopard par exemple. Arracher une branche du palmier pour construire la hutte ? Voilà encore un esprit blessé, celui du palmier. Et ils imaginent, comme nos adolescents qui manifestent, que leur mauvais comportement est la cause de tous les malheurs. Un pêcheur emporté par le fleuve Amazone ? Voilà la preuve du mauvais comportement de la tribu punie par l’esprit vengeur du fleuve qui est aussi l’esprit du terrible anaconda.

Pris dans la pensée magico-religieuse de l’équilibre dû à la planète, ils imaginent qu’il leur faut donc compenser leur action en rendant aux esprits de la nature l’équivalent de l’esprit pris par la chasse, la pêche, la cueillette, le charognage… Un troc quotidien. Prières, offrandes, danses, chants… et parfois sacrifices humains, puisque l’humain apparaît comme le principal trublion sur terre, son sacrifiece est lui aussi potentiellement « naturel ». Par peur des esprits de la planète, ils font des promesses, via leurs chamanes, celles de ne pas tuer tel esprit animal, de ne pas prendre tel végétal, d’en prendre moins, de rendre un équivalent en esprit de ce qui a été pris.

La décroissance, le refus du consumérisme et du productivisme, le refus de la libération de la créativité humaine ? Ils sont nés là, il y a 7 millions d’années, compagnons de l’animisme. La plus vielle forme de pensée, la plus archaïque, la plus liberticide.

À l’horizon, toujours le sacrifice humain. Symbolique, par le sacrifice du bien-être au nom du bien-être des esprits de la nature et le refus de la croissance au nom de l’équilibre des esprits. Mais ce sacrifice peut être réel aussi, comme le montrent certaines populations nomades, tels les Guayakis, qui vont jusqu’à tuer des fillettes « en trop », qui exigeraient, si elles survivaient, une chasse, une pêche ou une cueillette plus intensives pour les nourrir. Donc plus d’esprits pris à la nature, donc plus de déséquilbre et une vengeance des esprits de la planète en retour.

La nature d’abord, la nature d’accord ? L’écologie magico-religieuse des petits Maîtres de vérité d’aujourd’hui est conforme à la pensée magico-religieuse des chamanes d’hier. C’est toujours l’annonce du sacrifice humain et de la schizophrénie.

Il y a une différence qualitative avec l’écologie véritable. Dégagée du magico-religieux, celle-ci ne se prétend pas issue d’un « contrat » fantaisiste avec la planète idolâtrée qu’une Greta Grunberg, un Arne Næss ou un Michel Serres prétendent avoir trouvé je ne sais où, peut-être dans un abri sous roche connu d’eux seuls. Le seul contrat possible est celui qui lie l’humanité à sa liberté créatrice infinie et à ses droits. Ce qui est conforme au mot « éco-logie ». Car « éco » vient de « oikos » (οἶκος) qui signifie en grec « maison », et de « logos » qui signifie discours rationnel. Or, en grec, la « maison » ne renvoie pas à la « planète » ou à la « nature », n’en déplaise à ceux qui ont eu, avec sept millions d’années d’histoire, sinon avec la langue grecque, le plaisir de ne s’être jamais rencontrés. La « maison », « oikos » est une construction en dur produite par la créativité humaine. Il y a plusieurs millions d’années elle était déjà un artifice humain fait à partir de bois, de pierres, de peaux, d’os… arrachés à la planète. Son objectif ? Protéger l’humanité contre la nature, des changements climatiques aux attaques animales. Au centre de la maison, non pas des mottes de terre ni quelques tarentules, mais l’humain, en particulier la femme car, avec le chamane, et mieux que lui, comme je le démontre, elle a transporté depuis au moins trois millions d’années la spiritualité créatrice des tribus.

La vraie écologie défend la créativité pour l’humanisation de la planète. Elle la défend contre ceux qui, au sein de l’humanité même, détournent la créativité vers son contraire, la destruction par les pollutions et les substances néfastes à la vie, les guerres injustes et les tyrannies, les idolâtries et la démagogie.

Car elle sait que ce n’est pas par l’arrêt de la croissance et de la créativité que l’on parviendra à régler les questions posées à l’humanité mais, comme je l’ai aussi démontré dans Le Bel Avenir de l’Humanité contre Noah Yuval Harari, par toujours plus de croissance, de mondialisation et d’hybridation des savoirs. Nous souffrons de ce camp de l’ignorance qui, tout à sa détestation de l’humanité et des sciences, ne sait pas que sur le chemin ouvert il y a 7 millions d’années par la créativité humaine, l’énergie est inépuisable, que les nanotechnologies peuvent même transformer le CO2 en énergies propres utilisables, que les chemins de la créativité sont infinis. Nous ne souffrons pas de trop de développement mais de sous-développement, ni de trop d’assujettissement de la nature mais de pas assez. La vraie écologie est celle qui pose l’individu et sa nature d’Homo creator au centre, pour créer la seule planète qui vaille, la planète humanisée.

J’espère, qu’après avoir lu ce livre, comprenant que philosopher n’est pas « vivre volontairement sur la glace et les cimes » comme le disait Nietzsche mais gambader dans les mille vallées de la créativité humaine, chacun découvrant une œuvre aussi modeste soit-elle, fut-elle celle d’un bambin sur une feuille, s’écriera, admiratif, en ayant une pensée affectueuse pour l’enfance de l’humanité : « Voici l’Humain ! ». Ou, s’il parle latin, fort peut-être de son traducteur électronique : « Ecce Homo ! ».

Sortie de « L’Homo Creator face à une Planète Impitoyable »

Présentation du livre sur le site de l’éditeur Contemporary Bookstore. Disponible dans toutes les versions numériques, en imprimé noir et blanc et en imprimé luxe-couleur, du nouveau livre du philosophe Yves Roucaute, « L’Homo creator face à une nature impitoyable », sous-titre 7 millions d’années contre l’idolâtrie de la nature

.« Donnant au camp du progrès un livre de chevet, le philosophe s’oppose à l’armada des Ayatollahs de l’écologie qui dépriment la jeunesse et menacent quiconque n’idolâtre pas la « Nature », la « Planète », la « Terre ». Virus, pollution, réchauffement ne sont pas une punition du Ciel ou d’une Gaïa-La-Terre. Il n’y a pas d’harmonie perdue pour cause d’industrialisation, de croissance ou de mondialisation. Et il faut s’enliser dans les marécages de l’histoire pour coasser, à la façon des Greta Thunberg et Nicolas Hulot, « Green, green green, la nature d’accord, la nature d’abord ».

Le philosophe Yves Roucaute rappelle les faits. Ces 7 millions d’années de combats de l’humanité nomade pour survivre aux holocaustes d’une nature impitoyable quand elle ne connaissait ni industrie, ni commerce, ni technologies, ni science. Oui, elle a dû affronter glaciations, 17 lors des seuls 2,6 derniers millions d’années, réchauffements inconnus des idolâtres, éruptions volcaniques, secousses sismiques, tempêtes, cyclones, tornades, tsunamis… Virus et bactéries, coqueluche, tuberculose, lèpre, syphilis… Cancers, maladies génétiques ; handicaps… attaques animales…

Le philosophe, qui est aussi un scientifique, nous raconte ainsi la plus fabuleuse des batailles, celle pour la survie contre la nature commencée par nos ancêtres et engagée pour des siècles et des siècles. Car toute l’histoire de l’humanité a été celle de la lutte pour dominer la nature, domestiquer la planète, assujettir tout ce qui s’y trouve.

Il donne la clef de ce qui a permis à l’humanité de survivre : sa créativité. Car c’est la créativité, et non l’intelligence, qui la distingue de tous les vivants. Ellei ne disposait ni de crocs, ni de griffes, ni de fourrure, ni de vitesse ni de force remarquables… ni d’aucun habitat naturel. Et bien des animaux étaient aussi rusés qu’elle. Mais cette énergie créatrice fut la cause de sa survie, de la fabrication des outils aux armes, des habitats aux rituels même quand ils étaient anthropophages et sacrificiels.  L’humanité est Homo creator.

Et c’est cette créativité à laquelle s’oppose depuis des millions d’années la pensée magico-religieuse, prête à sacrifier les humains aux esprits de la nature. Et c’est à cette créativité que les idolâtres d’aujourd’hui s’opposent comme ceux d’hier.

Par ce livre, le philosophe veut sauver l’humanité de la mauvaise conscience et du dégoût d’elle-même, les femmes en premier car elles ne seront jamais libres tant que règnera l’esprit magico-religieux du culte de la nature.  Il met l’individu et sa créativité libérée au centre, celle qui brise les idoles en chantant l’air de la liberté : « L’humanité, d’accord, l’humanité d’abord ».

Jean de Jalcreste

Yves Roucaute est philosophe, épistémologue, Professeur des universités, PhD et agrégé en science politique, PhD et agrégé de philosophie, conférencier sur les nouvelles technologies. Défenseur des Droits de l’Homme, arrêté à Cuba pour son soutien aux opposants, soutien du Commandant Massoud et seul intellectuel au monde invité à Kaboul pour fêter la victoire contre les Talibans, défenseur des bonzes du Vietnam et des Kurdes.  Auteur de nombreux ouvrages dont « Le Bel Avenir de l’Humanité » (Calmann-Lévy)« 

Quel avenir pour les emplois avec l’intelligence artificielle?

Plan du Power Point. Octobre 202O. Bridgepoint

Quel avenir pour le travail et les emplois avec le développement de l’intelligence artificielle?         1

Introduction……………………………………………………………………………………………………………… 1

1. Rêve d’Aristote (-384, -322)……………………………………………………………………………….. 1

2. Malédiction humaine ?……………………………………………………………………………………….. 2

3. Les défi de l’intelligence artificielle……………………………………………………………………… 4

I. L’intelligence artificielle entre fantasmes et réalité………………………………………………….. 6

1.Intelligence faible et forte……………………………………………………………………………………. 6

2.   Les dimensions réelles de l’IA……………………………………………………………………………. 6

3. IA, Machine Learning et Deep Learning……………………………………………………………….. 6

II Une révolution globale des activités humaines………………………………………………………… 9

1. Emplois Routiniers…………………………………………………………………………………………….. 9

2. emplois non routiniers……………………………………………………………………………………….. 9

3. Quelques Secteurs……………………………………………………………………………………………… 9

III. Risques sociaux, politiques et propres au détournement de l’IA……………………………. 14

1. Résistances sociales et politiques à l’innovation………………………………………………… 14

2. l’innovation et transition………………………………………………………………………………….. 14

3. Le détournement de l’IA……………………………………………………………………………………. 15

Résidus……………………………………………………………………………………………………………….. 15