Trumpête dans un verre d’eau

Donald Trump, le divertissement

Par Yves Roucaute

Paru Valeurs Actuelles 30 mai. 2017

« Les grandes haines ne se prêtent guère à des réconciliations » disait avec sagesse Esope. Bobos, multiculturalistes et péronnelles du politiquement correct détestent plus encore le provocateur Donald Trump depuis son élection. Ce sot, ce maraud, ce coquin, qui a osé volé l’élection d’Hilary Clinton avec l’appui de Moscou serait devenu un traître. Pour cacher sa félonie, il aurait licencié le directeur du F.B.I. et donné à l’ennemi russe des informations confidentielles qui menacent sécurité des Etats-Unis, des alliés, du monde peut-être.
Cette campagne de Russie en suit bien d‘autres, tout aussi pathétiques. Dix mille manifestants hurlant « Pas mon Président ! », à New York, début mai dans un pays de 324 millions d’habitants? Le peuple en marche contre Trump. Quelques nominations refusées par le Sénat? Le parti Républicain contre Trump! Recul momentané pour l’abrogation de la réforme santé de Barack Obama ? « Humiliation », échec cuisant », « débâcle »…. Tant pis si elle est finalement adoptée.
Après l’éviction de James Comey, directeur du FBI, Donald Trump aurait voulu interdire l’enquête sur ses relations douteuses avec Moscou durant la campagne électorale. Qu’importe si James Comey a nié l’implication du Président dans l’espionnage possible d’Hilary Clinton ? Leur preuve ? Depuis le célèbre, et incontrôlable, Edgar Hoover, resté de 1935 à 1972, les directeurs du FBI sont nommés pour dix ans. Or, tous les ont accomplis, sauf Comey. Donc Donald Trump est coupable.
Diantre. Passez moi la calculette : depuis 1972, en 45 ans, 14 directeurs. Un seul a tenu dix ans : Robert Mueller. Patrick Gray ? environ un an. Clarence Calley ? Cinq. Louis Freeh ? Sept, obligé de démissionner en 2001. William Sessions ? Cinq, licencié en 1993, par Bill Clinton, oui, le fameux mari d’Hilary-à-la-mémoire-défaillante. Viré par convenance politique : il a continué une brillante carrière juridique, en particulier auprès de Ronald Reagan.
Donald Trump aurait remis des « informations classifiées » à l’ « ennemi ». Face à au terrorisme, Donald Trump, chef d’Etat, n’a-t-il pas placé la Russie dans le camp des alliés ? Et n’est-ce pas, depuis Périclès, au chef des armées de décider de la stratégie, donc de ce qui est classifié ? Le droit américain confirme. Cette campagne de Russie va tourner à la Berezina. Et j’attends avec gourmandise la prochaine provocation de Donald Trump qui semble avoir compris cette forte pensée de Sun Tzu : « Si ton ennemi te semble colérique, cherche à l’irriter encore davantage. »

Extrait

 

Per Catalunya !, le droit à l’autodétermination de la Catalogne

(Publié dans Le Monde, 11 octobre 2017) http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/11/la-catalogne-peut-pretendre-au-droit-a-l-autodetermination_5199254_3232.html

Par Yves ROUCAUTE,

 

Ce mardi 10 octobre, en proclamant ouvert le chemin de l’indépendance, en donnant un temps pour le dialogue et en dénonçant la stratégie de peur déclenchée par Madrid, le Président de la région de Catalogne, Carles Puigdemont, a appelé chacun à sa responsabilité. « Nous ne sommes pas des fous, pas des putschistes », mais « un peuple ne peut accepter un cadre qui ne lui convient pas ». L’Europe restera-t-elle sourde, une fois encore, à la demande pacifique de cette Catalogne qui réclame depuis quatre siècles le droit de choisir son destin?… Continue reading

Le Lionceau et le Moucheron

par

Yves Roucaute

(paru Valeurs Actuelles, 25 septembre 2017)

« Entre nos ennemis, les plus à craindre sont souvent les plus petits » disait Jean de la Fontaine. Depuis longtemps déjà, le lionceau Mélenchon tançait de haut le moucheron communiste. L’insecte, à vrai dire, paraissait chétif et, pour tout dire, moribond : 6,60% de voix aux présidentielles  de 1995, 2,33% en 2002, 1,97% en 2007, et incapacité de se présenter depuis. Aux présidentielles de 2017, le rugissant en avait profité et avait présenté sa candidature sans avis du virevoltant qui, raillé, dut se rallier. La fête de l’Humanité devint celle de l’inimitié. Oubliant toute bienséance royale, au lieu de gambader dans la savane de La Courneuve pour flatter le moucheron, le quadrupède joua le coup… Continue reading

Nicolas Hulot dans l’œil du cyclone

 

Par

Yves Roucaute

(Paru Valeurs Actuelles, 18 septembre 2017)

 

« Que ça nous serve de leçon, le pire est devant nous » : profitant d’Irma et de Jose, les cyclones qui ont déferlé sur les Antilles, Nicolas Hulot joue à Zacharie, prophète de l’Apocalypse. Et « il y a un moment où on touche les limites ». Origine des ouragans ? Le réchauffement dû aux humains qui ne l’écoutent pas. De force 4 ou 5, ils n’auraient jamais été aussi nombreux. Irma, le plus monstrueux: vents de 295 km/h, vagues de 10 mètres, 11 morts, du jamais vu, jamais connu, foi de Nicolas Hulot.

Après les cavaliers, les ânes de l’apocalypse. Passons sur Katrina, en 2005 : vents de 280 km/h, vagues de 11… Continue reading

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