Réponse à un ami sur la Catalogne

Réponse à une ami sur la Catalogne. Cet ami craint que cela ne donne des idées aux Corses et à quelques autres. Voici ma courte réponse publiée sur FaceBook

Nous devons seulement respecter la volonté des individus qui composent une nation. Un Etat n’est pas un dieu mais une structure de gestion administrative et politique incarnée par des individus, appelés « fonctionnaires » et dirigés, dans une démocratie, par des élus. Cette structure est variable et dépend de la volonté des individus qui, appelés « citoyens », décident de la forme d’organisation voulue et de la pertinence des intervention des fonctionnaires. Il est des petites structures administratives comme le Luxembourg ou le Lichtenstein, d’immenses comme le Japon, les Etats-Unis, la Russie… Cela dépend. Et cela devrait dépendre seulement des individus qui composent chaque nation.


Quand la Yougoslavie a été divisée, avez-vous protesté? En tout cas, ce ne fut pas le cas des nations qui la composaient. Quand les Ecossais voulurent donner leur point de vue, avez-vous protesté? En tout cas, pas eux et ils firent le choix libre de rester dans le Royaume Uni. Quand les habitants des Comores ont choisi de quitter la France, avez-vous protesté? En tout cas pas eux. Et ceux de Mayotte, dont il faut d’ailleurs noter qu’ils n’ont pas la même histoire que ceux de de la Grande Comore, qui ont choisi de rester? Non plus. « Nos » colonies ont décidé de rompre les amarres, pour la plupart, avec Paris, faut-il se plaindre? Auprès de qui? Fallait-il les laisser dans les frontières imposées par le colonialisme? Ces nations ne le voulaient pas et, d’ailleurs, comme je le démontre dans mon dernier livre, Le Bel Avenir de l’Humanité, si les colonialistes avaient tenu compte de la REALITE des nations, les décolonisations ce seraient mieux passées. 
Songez seulement à l’absurdité de la construction de la Libye qui fit fi des nations qui étaient là et de celles qui étaient en partie sur d’autres territoires! Ou au refus de reconnaître aux Kurdes leurs droits. Songez à toutes ces guerres dues au refus de reconnaître le droit à’l’autodétermination es nations depuis… le néolithique!

Et vous en viendrez à soutenir ma thèse: le respect des nations est la condition de la paix. 


La Catalogne? C’est une nation. Qui peut le nier? Plus ancienne que la Castille, en confère depuis Charlemagne, sa magnificence, et, depuis l’arrivée des sots Bourbons imposés par l’étatisme absolutiste français, la persistance de sa résistance. Langue, façons d’être, volonté, la Catalogne a le droit de choisir son destin. Et, paradoxalement, ceux qui veulent la paix et souhaitent le bien vivre, devraient crier: Vive la Catalogne libre 🙂

https://www.lci.fr/replay/9h-galzi-du-mercredi-23-octobre-2019-2135680.html?fbclid=IwAR1pU0-CMxppRBeU8XB5RKCZ9ZOClfmsN2fWSkCsZDzsQdi4DiMBj5XCl44#

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *