Category Archives: Uncategorized

INTERVIEW sur le livre « Pourquoi la France survivra, le secret de la potion magique »

« Les nations civiques ne survivent pas si leurs citoyens ne partagent plus les mêmes valeurs. Mais la France a sa potion magique »

Obtenir : site éditeur. Livre impriméLivre e-pub Amazon: Livre impriméLivre en kindle FNAC Kobo

Pour l’auteur de « Pourquoi la France survivra, le secret de la potion magique », la France est en réalité bien plus confrontée à une crise d’autorité qu’à une crise d’identité à proprement parler sur le mode de vie français

Atlantico : Avec votre livre « Pourquoi la France survivra, le secret de la potion magique », vous expliquez que l’on se trompe de diagnostic dans la plupart des débats politiques et médiatiques. Selon vous, la France ne souffre pas d’une crise d’identité mais d’une crise d’autorité, pourquoi ?

Yves Roucaute : Je ne nie rien de la crise actuelle, au contraire. Elle est à la fois plus grave qu’on ne le dit et plus facile à résoudre qu’on ne le croit. Pour éclairer ceux qui croient à la disparition de la France dans une mondialisation étouffante ou à son « remplacement » par une islamisation rampante, j’ai voulu donner le bon diagnostic et offrir le bon traitement. 

La confusion actuelle tient à l’ignorance parmi les élites de ce qu’est la nation française, de ses forces et de ses faiblesses. Il n’est pas anodin que, face à la menace communautariste, certains ne distinguent plus la France de Charles de Gaulle et l’anti-France de Pétain, le patriotisme et le nationalisme. Il y a souvent plus de bon sens dans la bande dessinée Les Aventures d’Astérix que dans certains écrits et débats d’aujourd’hui(rires). 

Si cette crise est plus grave qu’on ne le croit, c’est que l’identité française est fondée sur son mode de vie, sa « potion magique », et non sur le sang, comme l’ont été et le sont encore, la plupart des nations du monde. Or, c’est ce mode de vie qui est aujourd’hui menacé par le comportement d’une minorité de Français. Et surtout, par l’absence de volonté politique de le protéger avec fermeté.

Car depuis sa fondation par Clovis, la France a refusé d’être une nation « ethnique », fondée sur le sang. Devant la diversité des populations, Clovis se pose, à sa façon, la question du Général de Gaulle : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 246 variétés de fromages » ? Il décide alors d’une révolution inouïe : interdire les mariages entre Francs. Il les contraint à épouser Bourguignons, Normands, Occitans, Catalans, Basques, Gallo-romains… Et, hop !, voilà la nation de « sang mêlé », de « sang impur » chantée plus tard par la Marseillaise. Un antidote radical au nationalisme ethnique de l’extrême-droite et du fascisme. 

Mais, comment unifier cette nation si le sang n’est plus la clef ? C’est le second geste de Clovis. Il mixte dans sa marmite des valeurs chrétiennes, des traditions franques, de mœurs gallo-romaines et quelques autres éléments aux parfums délicats. Et cette mixture chacun doit l’assimiler sous peine d’exécutions. Ainsi naît une nation fondée sur l’assimilation d’un socle culturel. Un antidote radical aux communautarismes et au laxisme politique.

Mais jusqu’où doit aller l’assimilation ? Conduira-t-elle à supprimer tout particularisme local, à oublier ses origines, à tenir l’individu pour négligeable ? C’est le troisième geste de Clovis : en dehors du socle à assimiler, chacun peut conserver ses coutumes et même sa langue régionale. Un antidote radical à toute volonté de construire un État totalitaire.

Ainsi fut fabriqué le premier mode de vie à la française. Une main de fer : chacun doit assimiler le plat principal, le socle de valeurs et certaines mœurs. Un gant de de velours : chaque « pays » ou individu peut faire ce qui lui plaît à condition d’assimiler ce plat principal. 

Le mode de vie : voilà donc la potion magique. 

Depuis Clovis, il a évidemment, et heureusement, été modelée par les ans. La république mit dans le socle à assimiler, les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, d’égale dignité de la femme et de l’homme et la laïcité.

Ainsi fut baptisée Marianne : une femme représentant la République. Déjà tout un symbole qui sera aussi le modèle de la statue de la liberté donnée par les Français aux États-Unis qui construiront sur le modèle français leur propre nation civique. Généreuse, Marianne donne son sein à tous, sans se préoccuper de l’origine ethnique, des croyances, des mœurs. Mais, à la tête de son armée, elle exige que soient respectées les valeurs de son socle sous peine de sanction.  

Or, Marianne semble aujourd’hui fatiguée. Son drapeau et sa lance seraient-ils rangés dans quelque musée des antiquités ? 

Car ce qui manque c’est bien la capacité politique d’imposer le socle. Car les Français, dans leur immense majorité, continuent à se promener de boulangeries en cafés du coin, d’apéros chez le voisin en dîners de copains, ils aiment Noël et fêtent le jour de l’an, ils s’amusent des caricatures et traversent hors des clous, chantent la Marseillaise dans les stades et jettent sur les femmes en niqab et leur compagnon islamiste le regard noir de la laïcité. Indéniablement, ils tiennent à leur mode de vie. Et celui qui voudrait leur enlever cela, n’est pas né. Depuis 1500 ans, la France a le sang chaud, comme le disait le philosophe Hegel. De jacqueries en révoltes, d’insurrections en révolutions, il faut se méfier de cette nation. Quand les puissances d’Europe parvinrent à mettre un terme à l’épisode napoléonien et arrivèrent à Paris elles déguerpirent au plus vite : gouverner un tel pays, elles ne s’y risquèrent pas. Car ils ont leur mode de vie chevillé au corps comme leur façon d’être grognons et de ripailler à la moindre occasion. 

Ce que les Français n’admettent pas aujourd’hui ? Qu’une petite partie de la population non seulement n’ait pas assimilé les valeurs communes, marque d’une crise d’assimilation, mais, qu’en plus, elle puisse les outrager, sans sanctions de la part des autorités, marque d’une crise politique. Et comme la molle résignation semble avoir atteint la tête de l’État, l’opposition aux élites atteint les profondeurs du pays.

Car il n’est pas vrai que lorsqu’une femme musulmane porte un niqab c’est la musulmane qui doit, à leurs yeux, être sanctionnée. Mais c’est la femme qui, quelle que soit sa religion, accepte d’être enfermée. Elle serait hindouiste, il en irait de même. Au pays de Marianne, nul n’a le droit d’être esclave et de se promener enchaîné par son maître dans les rues, même volontairement.  C’est l’esclavage qui est interdit, tout comme la minorité juridique ou politique des femmes. 

Oui, le Coran ou l’islam ne sont pas le problème. Pas plus qu’ils ne l’étaient pour Charlemagne, l’ami du calife de Bagdad. Qu’importe à Marianne si le tirailleur sénégalais est d’origine africaine et s’il est musulman. Que lui importe si dans les tranchées, sous les balles, il lit le Coran ou les Upanishads. Il lit, croit, interprète à sa façon qui ne concerne personne. Mais est-il ou non prêt à défendre son socle ? Si oui, voilà un bon patriote. Comme le bouddhiste, l’hindouiste, le chrétien, l’athée… Non pas le droit du sang donné mais du sang versé. 

Et il n’est pas anodin que Philippe Pétain, tenté par une nation ethnique à la mode germanique, après avoir pactisé avec Adolf Hitler, ait accepté de contrôler la « pureté » ethnique des citoyens jusqu’à se taire devant le massacre des Tirailleurs sénégalais qui avaient le tort d’être noirs et musulmans pour un grand nombre. Il accepta aussi la déportation des juifs, quand bien même leurs enfants étaient nés en France, refusant le droit millénaire du sol. Oui, il condamna logiquement à mort Charles de Gaulle, car rien ne lui était plus opposé que ce général de Londres, défenseur de la nation civique française, qui appela à lui les Tirailleurs sénégalais, nomma des imams pour les aider, et les remercia d’avoir sacrifié leur vie pour sauver, une fois encore, comme en 14-18, la liberté de la France. Comme il remercia tous ceux qui se battirent.

La force d’une telle nation ? Un citoyen prêt à mourir pour défendre son mode de vie en vaut dix qui se battent par obéissance et droit de naissance. On le vit déjà avec la République, à Valmy, en 1792, quand l’armée des sans-culottes au « sang impur » mit en déroute la coalition des princes d’Europe de prétendu « sang bleuet pur », plus nombreuse et mieux équipée. 

Sa faiblesse ? Si l’assimilation ne fonctionne plus, si l’autorité politique n’assume plus le respect du socle de ce mode de vie, chacun se replie sur sa communauté. 

Et c’est ce qui se passe aujourd’hui. 

Voilà pourquoi ceux qui tiennent de discours qui exigent la défense de leur mode de vie, ont aujourd’hui le vent en poupe. La réponse sera politique ou l’insurrection viendra. Une fois encore. Car la France est en crise. Incivilités, quartiers hors la loi, pressions communautaires islamistes, violences contre les policiers, les enseignants, les médecins, menaces djihadistes, remises en cause et falsifications de son histoire, bref, le malaise a gagné les consciences et il est difficile de nier la crise actuelle. 

L’« esprit de cette nation », comme aurait dit le philosophe Hegel, exige de Marianne sa générosité et son glaive. Le retour du politique pour mettre fin à cette crise d’autorité. 

Poursuivant et développent une étude commencée dans un ouvrage ancien « Éloge du mode de vie à la française », vous indiquez que pour vous cet art de vivre à la française est pour vous le socle de notre identité collective. Quelle continuité ou quelles différences voyez-vous entre ce mode de vie et ce qu’on appelle les valeurs françaises ou encore celles de la république ?

Ce mode de vie à la française qui est le socle de l’identité collective a été poli comme un galet par les ans. Une grande partie de ce mode de vie est donc bien antérieur à la constitution républicaine. Le christianisme en est un élément inconscient capital. Par exemple, dans la façon de partager le pain et le vin qui vient du Moyen-Âge et dont je montre à quel point il est christique. Ou dans celle de mettre la table, le couteau posé à droite, la lame tournée vers l’assiette en signe de paix, qui date du mouvement de la « paix de dieu » du Moyen-Âge tout comme l’amour courtois, ancêtre de la galanterie, ou la nappe qui, de dessus va finir en dessous ou bien la petite fourche, ou fourchette qui va être retournée à la Renaissance. 

Il est des choses drôles comme cette façon d’ingurgiter un croissant, aliment créé en 1683 par les boulangers autrichiens lors de la victoire de la coalition chrétienne de l’empire des Habsbourg, du Pape, Venise, de la Pologne et de certains princes allemands contre les troupes de l’empire ottoman musulman. 81 000 soldats chrétiens conduits par Charles V de Lorraine et Jean III Sobleski contre 150 000 à 200 000 militaires musulmans du Grand Vizir ottoman Kara Mustafa. Marie-Antoinette amène ce croissant en France où il va être transformée pour devenir cette « viennoiserie » croustillante que nous connaissons.

Ou bien cette madeleine fabriquée en 1755 par Madeleine Paulmier qui travaillait au service de la marquise Perrotin de Beaumont. Très pieuse, elle l’a offerte au duc polonais Stanislas Leszczynski qui partait pour saint Jacques de Compostelle. Songez que notre calendrier lui-même est marqué par cette histoire pré-républicaine. Ainsi, tandis que dans le pays germaniques ou anglo-saxons, le dimanche reste le jour du dieu Soleil (« Sunday » par exemple), en France c’est « dimanche », c’est-à-dire « jour du seigneur » tandis que le samedi veut dire « jour de sabbat ».

En vérité, ce mode de vie à la française c’est une formidable hybridation aussi de cultures de Bourgogne, de Bretagne, du sud et du nord, avec ses frontières entre les pays de langue d’oc et de langue d’oil. C’est une hybridation qui se retrouve jusque dans les terres les plus lointaines, ainsi le fameux bouillon d’Awara en Guyane qui mixte quantité d’aliments dans une fête fraternelle païenne et chrétienne à Pâques. Et des traditions encore plus lointaines, comme celle des banquets et du vin qui ont perduré depuis les Gaulois. Et la figure même de Marianne, avec son  bonnet phrygien est issue des esclaves de la Grèce et de la Rome antique.

Je raconte précisément comment tout fait sens jusqu’à la mode et à la façon d’offrir des fleurs. D’où la puissance de cette nation qui ingère par sa quotidienneté plus que des aliments et qui intègre plus que des comportements, mais des valeurs.

Et, parmi ces valeurs, le secret de la potion magique, c’est la principale d’entre elles, qui vient des Gaulois et qui est aussi juive, chrétienne et républicaine, qui est le plaisir de vivre.  « Vivre comme Dieu en France » disent les Autrichiens.  Et, une fois que l’on a goutée cette joie de vivre, il est difficile de ne pas vouloir défendre le mode de vie et les valeurs de liberté qui vont avec.

L’art de vivre à la française est un concept à la fois évident et insaisissable. Quelle définition lui donnez-vous ? Et qu’est-ce que l’exception culturelle française à laquelle vous consacrez un chapitre : n’y-a-t-il pas à l’inverse une uniformisation des modes de vie un peu partout en Europe, avec les mêmes magasins, les mêmes produits, les mêmes séries…? 

L’art de vivre à la française consiste à mettre le plaisir au centre de sa vie. C’est cela le secret de la potion magique. Voilà aussi, la clef de cette vie sucrée dès le matin et de  la recherche du maximum de temps libre par les Français. 

C’est pourquoi beaucoup de politiques se trompent. La force de séduction de la France ce n’est pas le respect des procédures dans le travail, mais dans ce plaisir de vivre, dans cette façon, au fond tout à la fois judéo-chrétienne et laïque de dire que cette vie avec ce corps c’est « éminemment bien » comme dit la Bible.  Je ne crois pas en la joie de vivre, eux dire que ce n’est pas pour moi une « croyance » mais un savoir, car jje sais que la joie est le vrai chemin de la sagesse.

Et puis, je remarque qu’une grande partie des produits que l’on croit « mondialisés » sont français. Ainsi le Jean, est une production de Saint Jean du Gard, d’où le nom. Et la toile est souvent dite « denim » car elle transitait par Nîmes. C’est ainsi qu’elle a atterri aux USA. Je démontre qu’il en va ainsi de quantités de produits, comme le t-shirt ou les tennis par exemple. 

Mais, plus que tout, la France offre un modèle pour le monde entier.

Pourquoi croyez-vous que la France soit le premier pays de monde à être visité, et Paris la ville la plus appréciée avant Venise même ? 

Le plaisir de vivre.  Et cela quand bien même le Français est souvent grognon et râleur. 

C’est pourquoi je ne crois pas à la disparition de ce mode de vie. C’est même le contraire.

Avec l’informatique, la robotique, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, les travaux serves vont, peu à peu, être remplacés et les humains vont se libérer pour jouir de la vie « à la française» avec leurs propres cultures évidemment. 

Et loin d’aller vers l’uniformatisation  les industries de masse elles-mêmes individualisent leurs produits de plus en plus. Demain, il n’y aura plus un produit semblable, chacun choisir formes et couleurs selon ses goûts. 

Oui, c’est l’esprit un peu libertaire des Gaulois, qui détestaient les rois, comme le montre la mise à mort du propre père de Vercingétorix, qui l’emporte et non celui des populations qui marchent au pas. 

Je vais vous choquer mais je crois tout simplement que les Français ont seulement un temps d’avance. Ils aiment la vie et ils ont raison. L’humanité n’est pas une fourmilière, du bétail ou un ensemble de moyens de production, mais un rassemblement libre d’êtres libres et créatifs. 

Pourquoi la France a-t-elle plus mal à son identité nationale que nombre des pays qui l’entourent, à commencer par l’Allemagne dont on a beaucoup répété qu’elle avait mené une campagne électorale sans parler ni d’immigration, ni d’islamisme ou de communautarisme ?

La France est nécessairement une nation fragile en temps de crise. 

Car, quand bien même elles sont occupées ou dominées, toutes les nations fondées sur le sang, toutes les « nations ethniques », persistent à travers les âges. Songez aux Hans de Chine par exemple. Quand bien la corruption gangrènerait leur système politique, qu’importe, elles survivent par le même sang. 

À l’inverse, les nations civiques comme la France, ne peuvent survivre si les citoyens ne partagent plus les mêmes valeurs. Le voisin devient un étranger. Ce fut la cause majeure d’ailleurs des grandes périodes de crise en France depuis 1500 ans. Montesquieu le remarquait pour toutes les républiques, mais cela vaut plus encore pour les républiques fondées sur des valeurs et des mœurs communes : sans la vertu, elles s’effondrent. 

Or, le fait pour la France d’être une nation civique fait qu’elle est très ouverte sur le monde extérieur. Donc, si elle n’impose pas l’assimilation du socle par des mesures claires et autoritaires, elle se trouve nécessairement avec des populations qui vont jouer leur communauté au lieu de la nation. D’où les menaces de désagrégation morale qui sont la source des désagrégations politiques.

Cette menace est encore plus forte si les populations entrantes ont des mœurs opposées aux mœurs françaises. Et plus elles augmentent en nombre, plus le risque de pression et donc de déchirement est important. 

C’est pourquoi certaines nations ethniques se ferment logiquement et trouvent ainsi une solution, comme on le voit avec la Hongrie, le Japon ou la Chine. Tandis que la seule solution pour une nation civique c’est, comme le font, plus ou moins bien, les USA, de contrôler les arrivées et d’exiger que les entrants assimilent un socle.  En France, plus qu’aux États-Unis, en raison de l’histoire elle-même, les républiques comme les monarchies ont toujours exigé un apprentissage des valeurs et des mœurs communes. Les techniques d’assimilation du socle commun peuvent être réfléchies et elles doivent être définies, car il ne peut s’agir de créer un État totalitaire, mais dans une nation civique elles sont indispensables.

Si la France aujourd’hui des difficultés avec le bon sens, c’est en raison de l’idéologie d’extrême-gauche qui est opposée à la nation civique et qui a cru pouvoir se nourrir de la démagogie en flattant les communautarismes et la mauvaise conscience. Comme on le voit encore aujourd’hui avec la mise en accusation du passé français.

Je rappelle dans ce livre que si l’esclavagisme et le colonialisme furent pratiqués depuis 12000 ans par toutes les nations, sans exceptions, y compris par les empires africains depuis des millénaires, c’est en France que fut aboli, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’esclavagisme sur tout le territoire hexagonal en 1315. Esclavage malheureusement établi pour les colonies. Et que c’est en France que furent déclarés les Droits de l’Homme et du Citoyen et non sur un autre continent où l’esclavage d’ailleurs perdura, y compris en Afrique. Et s’il n’est en effet pas de descendant des centaines de milliers d’Européens pour demander des comptes aux empires africains ou turcs pour avoir été mis en esclavage c’est tout simplement parce qu’il n’en reste aucun survivant. Comme il ne reste aucun e survivant des 12 millions de noirs africains mis en esclavage par les empires arabo-berbères.

La campagne présidentielle semble bien partie pour se jouer largement autour des questions ayant trait à l’immigration ou aux ratés de l’intégration, quels candidats comprennent le mieux ou le moins bien la nature profonde de ce malaise français selon vous ?

Cette attente de réponse sur les questions qui ont trait aux valeurs n’est pas illogique. Cette nation civique souffre aujourd’hui du manque de détermination politique. Je ne sais pas encore qui peut incarner Marianne, mais ce que je sais avec certitude, après l’étude des mœurs de cette nation de plus de 1500 ans, c’est qu’on verra un jour le coq de Marianne se dresser, comme le fit hier Charles de Gaulle, et appeler gauche, centre et droite, catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs, athées, pour défendre leur mode de vie. Et, comme hier, les patriotes répondront présents, repoussant le communautarisme et le nationalisme, pour rappeler en force tranquille que cette nation civique nourrie à sa potion magique, forte de son joyeux secret, est généreuse mais ferme sur son socle. 

Pourquoi la France survivra

LE SECRET DE LA POTION MAGIQUE

Le secret de la potion magique

Obtenir : site éditeur. Livre impriméLivre e-pub Amazon: Livre impriméLivre en kindle FNAC Kobo

« Réponse gaulliste à la crise d’identité française, ce livre analyse le mode de vie à la française et mille cinq cent ans d’histoire de France.  « Foutue » la France ? Effacée de la carte des nations par la mondialisation ou « remplacée » par une islamisation rampante ? Le philosophe Yves Roucaute n’en croit rien. Oui, le mode de vie à la française est miné par le communautarisme. Sa cause ? La défaillance de l’autorité politique. Mais le nationalisme, qui confond France de Charles de Gaulle et anti-France de Pétain, ne règle rien. Bien contraire. La solution ? Dans la potion magique de son mode de vie assimilée par ses citoyens et l’action de la puissance publique pour la préserver. 

Quelle est donc cette potion ? Poursuivant, avec humour, une enquête commencée jadis dans son Éloge du Mode de Vie à la Française, le philosophe révèle le sens caché de la vie quotidienne « à la Française » et ses valeurs enfouies. Croissant patriote qui conduit à ingurgiter de l’étendard turc, madeleine qui rappelle Saint-Jacques-de-Compostelle, cérémonie laïque de l’apéro, partage chrétien du vin et du pain, arts pacifiques de la table, amour et dignité de la femme, mode et choix des vins, règles de « l’étiquette » et de la politesse, querelles de clocher et banquets républicains… Un héritage des Gaulois ripailleurs et de Clovis qui a créé la France civique en interdisant le mariage entre Francs, antidote au nationalisme ethnique, et en exigeant l’assimilation d’un socle de valeursliées au mode de vie, antidote au communautarisme. En dehors de ce socle ? Chacun vit comme il veut. La violation de ce socle ? Et voilà l’autorité qui sévit.

Une « nation civique », et non ethnique, polie jusqu’à la République, qui étend son mode de vie sucré de Paris à la Terre d’Adélie sur 11 millions de km2 de surface économique exclusive, troisième puissance militaire du globe, incarnée par Marianne qui donne sa Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et son sein généreux à tous les citoyens. Mais qui, aussi, casquée et armée, exige protection de son sol et assimilation des valeurs communes.

Et quand son socle républicain n’est plus assimilé par tous, quand le glaive d’une Marianne affaiblie ne frappe plus le communautarisme, ou insuffisamment, comme aujourd’hui ? « Foutue » la France ? Allons donc ! Le coq de Marianne ne chante jamais mieux que lorsqu’il a les pattes engluées dans la fange répond le philosophe. Car la France de sang mêlé accourt contre tous ses fossoyeurs, forte de cette potion magique dont le goût reste à jamais dans la mémoire de ceux qui l’on bue avec ses valeurs de liberté, d’égalité des droits, de fraternité et d’égale dignité de la femme et de l’homme. Son secret ? Vivez dans la joie, jouissez de la vie ! Un message qui séduit le monde entier. »

J. de Jalcreste

Sommaire. « Le Bel Avenir de l’Humanité »

Le bel avenir de l’humanité: https://www.amazon.fr/Bel-avenir-lhumanité-révolution-contemporains/dp/2702163483/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1548346235&sr=8-1&keywords=le+bel+avenir+de+l%27humanité

Introduction
PREMIÈRE PARTIE – L’HOMO CREATOR AU PAYS DES MERVEILLES
Chapitre I – « je suis Celui qui crée »
La nature humaine est de transformer la nature ; La révolution néolithique ; Le voile d’ignorance de la pensée magico-religieuse ; « Je » n’est plus un autre
Chapitre II – Robot : l’humanité déchaînée
Symptôme de l’aveuglement des apocalyptiques : robots contre automates ; Monde prométhéen : le règne de l’esprit néolithique ; Prométhée enfin mis en congé
Chapitre III – Vers l’abolition du travail
Vers la disparition de tous les emplois ; La fin de l’illusion de la destruction créatrice
Chapitre IV – Robot, le meilleur ami de l’homme
La quotidienneté bouleversée ; La santé bouleversée ; Un robot nommé désir
Le drone ne tue pas, il empêche d’être tué ; Au bar du Bon Accueil, le robot barman
Chapitre V – La cigale et la fourmi : la créativité, origine de la richesse des nations
Ni fourmi, ni abeille, ni castor : bévues libérales, fantasmes socialistes ; L’origine de la richesse n’est pas le travail ; L’erreur de Karl Marx ; Les crises économiques sont d’abord des crises de la créativité humaine
Chapitre VI – La cigale et la rentière
Travailler moins pour gagner plus ; Soyez fous
Chapitre VII – Super intelligence et singularité humaine
À la découverte du cerveau ; Super intelligence : construction d’une mystification ; La super Intelligence bienfaisante ; Mémoire créatrice et mémoire artificielle ; La supériorité de la mémoire humaine
 
DEUXIÈME PARTIE – LE CORPS HUMAIN « TOUJOURS + »
Chapitre VIII – Retour vers le futur IV, à la recherche de l’humain perdu
Retour vers le futur IV ; L’humain toujours plus ; Amélioration biologique : un désir naturel
Chapitre IX – Le secret du Sphinx, le sourire du cyborg et la joie d’Œdipe
Sens caché de la mort du Sphinx : l’Homo creator ; « Moi d’abord » ; Libérer l’humanité des données naturelles
Chapitre X – Là où y a du mauvais gène, y a pas de plaisir
Œdipe + ; Corps biologiquement amélioré pour préserver l’humanité ; Le corps n’appartient plus aux maîtres de Vérité
Chapitre XI – Clone-toi, le Ciel t’aidera !
Donner aux vivants les moyens de survivre ; Le clonage pour mieux vivre ; Le clonage reproductif fabriquera des êtres différents et libres
Chapitre XII – Bébé creator +
La gestation pour autrui n’est pas immorale ; La procréation médicalement assistée n’est pas immorale ; Fécondation in vitro : la seule chance de survie de l’humanité ; le bébé creator + ; Liberté et amour augmentés
Chapitre XIII – L’immortalité par l’élixir de jouvence et la cryogénisation
Pourquoi ne pas s’attaquer à la mort ?; Télomère, mon assurance immortalité ; Cryogénisons !
Chapitre XIV – Les nanotechnologies, nouvel âge de la création
Le grand renversement : déconstruction-dépassement du réel ; À la conquête de l’infiniment petit pour détricoter ; Détricoter pour tricoter un réel + ; Ce qui est ne dicte plus à la nature humaine ce qui sera
 
 
TROISIÈME PARTIE – QUAND LE VERBE HUMAIN SE FAIT CHAIR
Chapitre XV – Le crépuscule de l’État
Le totalitarisme, plus ancienne forme d’organisation politique ; La démocratie ne rompt pas avec la sacralisation du pouvoir ; Esprit néolithique et totalitarisme moderne ; La tyrannie de l’idolâtrie étatique ; Le grand nettoyage a commencé
Chapitre XVI – Les ailes des papillons
Le jardin à l’anglaise ; La dynamique papillonne ; Le filet à papillons de Colbert ; La sortie de crise de 1929 n’est pas due à l’étatisme ; La Chine communiste dit la règle ; Les entreprises d’un type nouveau ; Vers la gratuité
Chapitre XVII – Salaire universel, radeau de la méduse
La justice sociale et Raminagrobis ; Sacrifices humains et archaïsme de Socrate ; La vision juste d’Aristote et l’errance socialiste ; Le coup du radeau ; Théorie de la justice contemporaine : premier pilier, l’interdiction du sacrifice ; Second pilier : la plus grande créativité possible pour le plus grand nombre ; Troisième pilier : la réalisation de soi ; Pour en finir avec la balade de Nayarama
Chapitre XVIII – Adieu écritur é écol ☹, Bjr gai savoir ☺
L’écriture et les intellectuels au service des pouvoirs ; La parole-Vérité contre la parole-dialogue : le détournement des écoles ; Pouvoir du livre et livre du pouvoir ; Le modèle archaïque français ; La parole-dialogue des Temps contemporains
Chapitre XIX – Du droit des nations à la paix d’humanité
Nation ethnique et esprit des tombes ; De l’étranger et des guerres ; Le refus du droit des nations des modernes, donc la guerre ; Droit des nations : première condition de la paix d’humanité ; La preuve par la Catalogne ; La preuve par la Corse ; Nations spirituelles : seconde condition de la paix d’humanité ; La nation des Temps contemporains
 
QUATRIÈME PARTIE – L’ODYSSÉE DE L’HOMO CREATOR
Chapitre XX – Abolition de la famine et fin du sacrifice animal
Granivores, frugivores, végaliens, végétariens : le bal des tartuffes ; La fin de la famine ; La fin du calvaire animal
Chapitre XXI – Le bonheur ici et maintenant
L’esprit néolithique de Socrate ; L’esprit néolithique des matérialistes ; Le bonheur passe par la créativité ; Le souverain bien ; Moi d’abord, moi d’accord : aime-toi toi-même pour aimer les autres ; Le bonheur dans la réalisation de la singularité déterritorialisée
Chapitre XXII – Contre le Beau, l’art de sa vie
Dès son origine, l’art se définit par la créativité, non par le beau ; Kant, le can’t de l’art ; Le monde est un terrain de jeu pour « Je » ; Le geste créatif transforme l’humain en artiste
Chapitre XXIII – Morale universelle du « Moi d’abord, moi d’accord »
« Connais-toi toi-même » : formule archaïque de l’esprit néolithique ; « L’humanité est la mesure de toutes choses » contre l’immoralité de Kant ; Le véritable impératif moral, le bien et le mal ; La révolution des Temps contemporains annonce la défaite du mal et la paix perpétuelle ; Vers l’amour universel
Chapitre XXIV – Le nom de Dieu, le Verbe des humains
Contre Harari : le matérialisme n’est pas à la source de l’humanisme ; Contre Harari : le matérialisme n’est pas à la source des sciences ; Le matérialisme anti-humaniste des Lumières ; Matérialisme archaïque de la Nature et des atomes ; L’idéalisme est incompatible avec la nature créatrice humaine ; Adieu matérialisme et idéalisme ; Les conditions d’un nom de Dieu compatible et le sens caché de ce nom
Chapitre XXV – L’odyssée de l’espace
Des déluges comme s’il en pleuvait ; La condamnation de la terre ; Le grand départ ; L’humain, passager clandestin de la terre ; Le sens du véhicule intelligent ; Les arches de Noé
Bibliographie

Entretien Le Bel Avenir de l’Humanité (Atlantico)

Entretien pour Atlantico. 28 octobre 2018.

https://fr.news.yahoo.com/bel-avenir-l-humanité-livre-va-secouer-074535323.html

 

Yves Roucaute est l’auteur de l’ouvrage « Le bel avenir de l’humanité », publié aux éditions Calmann-Lévy. Dans ce livre à la fois joyeux et érudit, accessible et savant, il balaie les illusions d’hier. Ses analyses rigoureuses et pleines d’humour revisitent les fables et les récits mythologiques. Retrouvez l’entretien d’Yves Roucaute.

Atlantico : Votre livre peut être lu comme une réponse cinglante, voire comme un soufflet, à un écrivain que Le Point décrivait il y a peu comme « le penseur le plus important de notre époque », l’Israélien Yuval Noah Harari. Vous le qualifiez pour votre part de « petit maître de Vérité ». Comment expliquez-vous son succès alors qu’il proclame l’arrivée d’un « Homme Dieu », à la place de l’homo sapiens, ce qui préparerait, par les progrès technologiques, la disparition de l’espèce humaine ?

Yves ROUCAUTE : Oui, c’est vrai, on peut aussi voir mon livre comme une réponse à Yuval Noah Harari et à son conte d’une humanité qui serait détruite par ses propres œuvres bien que j’ai commencé cet ouvrage il y a 4 ans.
Mais je ne voudrais pas que les lecteurs pensent que je n’aime pas les contes pour enfants (rires). J’utilise d’ailleurs les fables, les mythes, les récits, mais, à la différence de Yuval Noah Harari, il s’agit pour moi d’amuser le lecteur, de lui procurer de la joie et de la légèreté afin de lui permettre de saluer la fantastique période que nous vivons.
La séduction des prophètes du malheur qui vendent l’apocalypse pour demain s’explique facilement. Toute période de bouleversements en produit comme le notait l’ami Umberto Ecco. Ils rencontrent l’assentiment de ceux qui ont peur de l’avenir. Or, notre époque est propice aux vendeurs d’apocalypse car, dans l’histoire de l’humanité, si l’on met de côté l’usage massif du feu il y a 400 000 ans, il y a eu deux révolutions fondatrices et nous sommes en train de vivre la seconde.

https://fr.news.yahoo.com/bel-avenir-l-humanité-livre-va-secouer-074535323.html

 

Terrorisme en France et terrorisme français : pour la politique d’assimilation

Charlie ne doit pas faire oublier l’essentiel.

 

Terrible drame que celui vécu par la France. Comment ne pas souffrir pour les familles endeuillées des journalistes et policiers, et notre pays meurtri? Triste temps aussi où je ne vois rien qui montre le début d’une volonté de se saisir du problème.

Malheureusement, le terrorisme en France n’est pas une importation. Cette idée développée parfois passe à côté de l’essentiel. Le terrorisme a bien des manifestations en France parce qu’il y a aussi certaines de ses racines.  Dans nos Cités, dans nos prisons, dans nos écoles, nous subissons aujourd’hui la dure sanction de n’avoir pas mené la politique qui aurait dû être.

Il est temps pour le pays de se ressaisir et de mettre à plat ses politiques diverses en abandonnant lkes recettes qui ont failli.

Prend-on se chemin? Rien n’est moins sûr. Mettre plus de policiers dans la rue? Certes, mais pas au point de placer un policier derrière chaque citoyen. Il le faudrait en raison d l’ampleur de la menace. Ce qui serait un curieux paradoxe pour protéger la liberté. Et, en tout état de cause, une absurdité en raison de son impossibilité.

Demander à la justice de sanctionner plus sévèrement? Voilà de nouvelles lois pour de nouvelles sanctions. En admettant même que le juges y soient disposés, une fois les prisons remplies et de nouvelle prisons construites, aura-t-on réglé le problème? A moins d »interdire d’en sortir, nous voilà avec des centaines de guerriers de l’horreur formés pour  en découdre dans le pays.

Les solutions existent. elles demandent l’exercice d’une vertu : le courage.

Il faut renouer avec la politique d’assimilation et s’en donner le moyens culturels, sociaux et répressifs.

Nous sommes quelques uns à savoir exactement que faire. Vite et bien. et comment. Avec le soutien de tous les vrais républicains quelque que soit leur confession.

Mais ceux qui nous gouvernent ont les yeux fermés au lieu de la bouche, et ceux qui veulent nous gouverner demain craignent trop l’aventurisme du F.N. pour faire preuve d’une imagination.

Triste temps. il est celui du court terme et des carrières. Pas celui de la puissance de la France.