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Port du masque : irresponsabilité médiatique et gouvernementale

Port du masque: après 5 mois de mensonges et de déni, médias et gouvernement découvrent l’eau chaude et n’ont toujours pas honte du voile d’ignorance qu’ils ont créé.

On doit au gouvernement et aux médias d’avoir fait de la #France l’un des pays au monde les plus meurtris par ce virus venu de la nature, le #Covid19: 7ème place sur 197 Etats dans le monde! Oui, aujourd’hui encore, il y a proportionnellement plus de morts en France qu’aux Etats-Unis et au Brésil malgré le silence des medias et la suffisance du gouvernement qui font un tintamarre sur l’irresponsabilité des gouvernements de ces pays, qui les montrent du doigt, MAIS QUI SE TAISENT sur l’irresponsabilité du nôtre… Connnivence quand tu nous tiens ! Il est plus facile de voir la paille dans l’oeil du voisin que la poutre dans le sien.
Depuis 5 mois, nous sommes nombreux à avoir alerté sur le PRINCIPAL mode de transmission du virus : PAR LES AIRS. et sur la NECESSITE DE PORTER DES MASQUES. TOUS les centres de virologie américains avaient prévenu début mars et diffusé leurs informations scientifiques sur leurs sites et les sites d’information scientifiques. Les gouvernements chinois, coréens, vietnamiens… ont eux-mêmes averti. 
J’ai moi-même, en épistémologue, expliqué pourquoi les « gestes barrière » étaient largement une foutaise. J’ai posté des vidéos sur YouTube, facebook, Twitter pour diffuser les conclusions des travaux des labos et j’ai publié des textes explicatifs sur des sites d’information comme Atlantico et sur mon blog, fin février et début mars… 
Oui, la transmission par la simple parole a été prouvée depuis 5 mois par les travaux publiés par l’Anestasia Patient Safety Foundation des Etats-Unis, depuis le 12 février, par les laboratoires d’Hamilton du Professeur Vincent Munster du Centre de virologie des États-Unis, diffusé massivement début mars, de Princeton, de l’UCLA, d’Harvard… De fin février à début mars, des dizaines de centres ont publié leurs recherches, relayés par les sites populaires de publications et prépublications comme MedRxiv, par les réseaux sociaux et les revues scientifiques chinoises ou américaines. 
En DESINFORMANT la population en lui faisant croire qu’elle pouvait se tenir à un mètre de distance pour échapper au virus, des milliers de Français ont été ENVOYE A LA MORT et des milliers d’autres subissent des conséquences parfois irréversibles sur leur cerveau ou leurs poumons.
Oui, ils n’ont pas alerté. Et, aujourd’hui, ils annoncent que le masque qui n’était pas nécessaire hier, en pleine pandémie, le serait aujourd’hui !
Oui les gestes barrière étaient une ineptie. Car ces gouttelettes qui sortent de nos bouches quand nous parlons, appelées gouttelettes de Flügge », car elles ont été découvertes en 1990 par Karl Flügge, restent non pas quelques secondes dans l’air mais jusqu’à 3 heures. Oui, jusqu’à 3 heures ! Et se tenir à un mètre de distance ne change rien à l’affaire, ni le parapheur gouvernemental attendu par les censeurs.

La France souffre non pas de trop de libertés comme feignent de le croire les bureaucrates et les étatistes de toute obédience qui tentent de culpabiliser la population mais de pas assez. De pas assez de contre-pouvoirs, de pas assez de médias indépendants, de pas assez de réseaux sociaux, de pas assez d’associations, de pas assez de blogs. Elle souffre d’un manque de démocratie et de savoir. Et ces manques tuent.

« LÂCHES, CYNIQUES ET/OU AVEUGLES ». Cet esprit de Munich qui affaiblit la démocratie face à une illusion d’efficacité écologique »

Entretien Atlantico. 5 juillet 2020. Pour lire sur le site : ici

Atlantico.fr : Les nouveaux maires EELV élus dans les grandes villes comme à Bordeaux et à Lyon ont déjà eu des prises de positions plutôt radicales au nom de la planète (vers une interdiction de la voiture à Bordeaux, suspension du projet de LGV entre Lyon et Turin) dans une indifférence quasi générale. Comment expliquer l’absence de réaction ?   

Yves Roucaute : Votre question appelle une réponse un peu longue, je le crains. Je n’ai pas écrit « L’homo creator face à une planète impitoyable », c’est-à-dire l’humanité face à une planète impitoyable, sous-titré « 7 millions d’années contre l’idolâtrie de la nature », sans raisons majeures. La défaite du camp du progrès face aux écologistes archaïques était prévisible et ce qui suit tout autant. Le refus de la voiture individuelle ou des lignes de chemin de fer qui permettraient pourtant de limiter la pollution ne sont que des épiphénomènes. Avec leur idolâtrie de la planète, leur volonté d’en finir avec l’individualisme prétendument « bourgeois » et leur refus de la croissance, nous avons affaire à une idéologie obscurantiste sans précédent qui séduit, faute d’opposants éclairés. 

Car, à l’exception de quelques-uns, le personnel politique républicain est dépourvu de charpente culturelle pour répondre aux ennemis du progrès. Comme la plupart des journalistes, il ne lit même plus. Et il n’est plus même capable de voir les signaux d’alerte pourtant clairement perceptibles dans une jeunesse déprimée par les écologistes, condamnée à la mauvaise conscience et « dégouttée » de l’avenir pour reprendre un mot du nouveau maire de Bordeaux qui s’en réjouit. 

La première réaction du nouveau maire de Lyon après les élections nous montre pourtant la signification de cette prétendue « rupture écologiste ». C’est une rupture avec le progrès et un terrible recul en arrière dans l’histoire de l’humanité. Il a proclamé en anglais « Make the Planet great again ». En anglais évidemment, car il doit penser que cela fait plus sérieux pour vendre des fantasmes. Ce qui peut se traduire par « faire la planète merveilleuse ou grande à nouveau ».

Pour ces prétendus écologistes emportés par une pensée magico-religieuse vieille de plusieurs centaines de milliers d’années, la planète est un être. Elle doit être protégée contre les méfaits de l’humanité qui la menace par ses interventions. Tout ce qui advient contre l’humanité, des intempéries aux changements climatiques serait de la faute des humains. On a même vu les nouveaux chamanes à petits pieds, les Nicolas Hulot et Yannick Jadot, prétendre que le covid-19 serait une vengeance d’une prétendue déesse Gaïa-La-Terre. A les en croire, virus, bactéries, cancers n’attaqueraient pas les humains si l’humanité n’attaquait pas eux-mêmes le prétendu écosystème. L’humanité serait responsable de ses malheurs. La planète la punirait. Les esprits de la forêt amazonienne se vengeraient (rire). Il faudrait pour retrouver l’harmonie perdue, une rupture écologique.

Le caractère païen invraisemblablement niais de ce que l’on ose appeler une pensée ne trouve pourtant pas de réponse. Face à cette défaite de la pensée, au lieu d’une bataille idéologique, on trouve une pensée défaite.  Le Président Macron lui-même n’a rien trouvé à redire. Plus encore, il admet lui aussi que l’humanité serait coupable de crime contre la planète, d’ « écocide ». Et il remercie de cet éclairage ces gens plein de bonne volonté, manipulés par des idéologues comme à la belle époque du stalinisme, qui ont pondu au nom d’une « convention citoyenne » abracadabrantesque, un rapport grotesque. Si j’en juge par la première sortie du nouveau Premier ministre qui reprend à son compte ce simulacre, je crains que celui-ci ne soit pas plus capable de résister aux appels des esprits de la forêt. (rires). Le pays des Lumières est-il devenu le pays des « gobe-mouches », comme disait l’auteur comique grec Aristophane qui se moquait, à Athènes, de ses compatriotes prêts à gober les propositions les plus ridicules des démagogues ?

De mon côté, je ne m’y résous pas. Les faits sont sans appel. Je le prouve dans mon livre : retrouver l‘harmonie perdue ? Il n’y en a jamais eu. Il n’y a jamais eu de prétendu « écocide » mais des holocaustes humains produits par la planète. Les humains apparaissent il y a 7 millions d’années environ. 4 millions d’années plus tard, ils ne sont que 100 000 survivants. Puis, de cette période d’il y a 3,2 millions d’années au début du néolithique, il y a 12 000 ans, il reste seulement 500 000 survivants. En 7 millions d’années 500 000 survivants seulement ! Les autres ? Tués par la fumeuse Gaïa-La-Planète-bienheureuse. Il ne reste rien des individus du type Shelanthropus apparu au Tchad, auquel appartenait Tournaï, le plus ancien de nos ancêtres connus, il y a 7 millions d’années. Rien des Orrorin Tugensensis du Kenya, d’il y a 5,9 millions d’années. Rien des Ardipithecus ramidus du Kenya et d’Éthiopie, d’il y a 5,8 millions d’années. Rien des Kenyanthropus tchadensis, ces « hommes à face plate » du Sahel tchadien, disparus il y a 3,5 millions d’années. Rien des Australopithèques, d’il y a 4,2 millions d’années. Rien des trois espèces de Paranthropes.  Et le genre Homo ? Il en existait 23 espèces, une seule a survécu, la nôtre. La gentille nature a détruit toutes les autres.

Et comment a survécu la nôtre ? En attaquant cette planète disharmonieuse mieux que les autres, en dominant, domestiquant, assujettissant, en créant des outils, des armes, des habitats. Un combat quasi biblique (rires) car dominer la planète et non la vénérer n’est-ce pas ce qu’aurait dit Dieu aux humains dans la Bible que vénèrent juifs, chrétiens et musulmans ? N’est-ce pas ce que disaient les Marx et les Jaurès dont les héritiers sont passés d’une ode à la créativité humaine à la génuflexion devant les mottes de terre ? Un combat que je raconte dans mon livre. Une Odyssée terrible pour enfin trouver une terre moins inhospitalière.

Il en fallait de la volonté de piller et transformer la nature pour survivre face aux tremblements de terre, aux éruptions volcaniques, aux tsunamis. Ainsi, de quoi a péri le célèbre Selam, mort il y a 3,3 millions d’année, un bébé de trois ans ? D’une inondation. Gaïa la planète trouvait sans doute avec Nicolas Hulot qu’il polluait l’atmosphère. Le pire ? Les glaciations. 17 en 2,3 millions d’années. Imaginez ce que pouvait être la vie humaine quand les glaces arrivaient. Quand Gaïa-la-Merveilleuse gelait le sol et détruisait des tribus humaines entières qui crevaient de froid et de faim. Les réchauffements étaient aussi nombreux, car les forces qui jouent sur le climat de la planète sont titanesques et ce n’est pas un aérosol qui empêche les explosions nucléaires du soleil, les changements de l’angle de l’orbite et de l’axe de rotation terrestre, les bouleversements de l’atmosphère elle-même qui n’a jamais réussi en 4,5 milliards d’années à équilibrer les effets de serre du dioxyde de carbone et du méthane, au point où le premier réchauffement monstrueux climatique eut lieu dès la naissance de la terre et où il y eut au moins trois épisodes de terre entièrement gelés.

Ces écologistes archaïques mentent et affabulent pour obtenir du pouvoir. Ainsi, ils croient que la disparition des éléments mous du corps, foi, intestins, cœur, cerveau, durant le paléolithique pouvaient permettre de faire croire aux gogos qu’avant la transformation de la planète, les maladies ne touchaient pas les humains. Ah, le bon vieux temps où l’on se régalait auprès des virus et des bactéries sympa.  Leur principe ?  « Pas vu, pas pris ».

Les faits. Les cancers existent depuis au moins 1,95 million d’années, comme le montrent le site de Malapa, en Afrique du sud ou celui de Swartkrans, daté de 1,7 million d’années, avec des cancers des os. Le nombre de cancers prouvés au paléolithique supérieur est important, le site de Lazaret montre même l’existence d’un cancer du cerveau.

Les virus et bactéries n’ont pas attendu l’industrialisation. Sur le site de Kocabas, un crane daté de 510 000 ans montre un individu atteint par la tuberculose. Or, la tuberculose, est une bactérie naturelle, Mycobacterium tuberculosis. Il existait des infections mycobactériennes non tuberculeuses, et le bacille de la lèpre, vieux de 20 millions d’années, a touché les humains dés le paléolithique moyen en Afrique de l’Est, et sans doute bien avant. L’ensemble des maladies produites par les tréponèmes, comme la syphilis ou la pinta, sont apparues il y a 1,5 millions d’années. La coqueluche (bacille Bordetella pertussis) ?  Il y a 2 millions d’années. Les humains sont infectés « naturellement » par leurs contacts avec les animaux porteurs, tel le virus T-lymphotropique qui peut causer la leucémie, présent dès le paléolithique en Afrique de l’Est.

Aurais-je la cruauté de rappeler que plus près de nous, la typhoïde, les cancers du foie, de la rate, de la prostate, la malaria, les maladies cardiovasculaires sévissaient en Égypte antique il y a 3500 ans, comme le prouvent les momies ? Ou bien pour ne pas fâcher nos cancres, devrais-je oublier les épidémies, comme la fameuse « peste antonine », en vérité une variole, avec 10 millions de morts sur 64 millions dans l’empire romain entre 165 et 190 après J.-C. ? Une vengeance de Gaïa qui aurait trouvé insupportable les deux roues tirées par des mulets pollueurs ?

Alors pourquoi l’absence de réaction ? L’ignorance appuyée sur la démagogie. Ce qui conduit à l’incapacité de concevoir une vraie écologie, celle qui est fondée sur la défense de l’ « oikos », qui veut dire non pas « planète «  comme le croient ces écologistes qui sont aussi fâchés avec le grec, mais « maison ». Et chez les grecs la maison n’a jamais été un produit naturel mais une construction artificielle fabriquée à partir de matériaux arrachés à la nature, des bois, des peaux d’animaux, des os… pour se préserver de la nature, des intempéries aux animaux sauvages.

La vraie écologie est celle du progrès qui libère la créativité humaine pour qu’elle produise des artifices qui lui permettent de survivre et de mieux vivre.

2. Quels sont les dangers cette absence de réaction laisse-t-elle craindre pour notre démocratie, voire pour le pays ?

Yves Roucaute : Le défi est gigantesque et l’aveuglement des politiques préoccupant. Si on continue à laisser les écologistes archaïques imposer leur vision du monde, alors, faute de croissance pour financer les nouvelles technologies, la France est condamnée non seulement à ne pas trouver de solutions aux problèmes environnementaux et sociaux mais aussi à devenir une province arriérée des États-Unis, de la Chine, du Japon et de tous ces pays qui avancent dans le sens du progrès et qui, eux, se préparent à mettre en œuvre des solutions appropriées.

La dynamique de l’écologie positive c’est croissance, d’où financement des innovations, d’où solutions aux problèmes, d’où croissance qui permet plus d’innovations, d’où de nouvelles solutions… Une dynamique créatrice qui conduit, grâce aux brevets, à des emplois, grâce aux innovations, à un meilleur bien être général pour tous, une amélioration du corps humain avec la traque des maladies, y compris des 600 maladies génétiques offertes par Dame nature, et à des solutions environnementales durables. Avec, la cerise sur ce gâteau, une plus grande influence de la France.

La dynamique de l’écologie punitive c’est la décroissance, donc moins de moyens pour les technologies, donc moins d’emplois, donc moins de bien-être, donc plus de dépendance envers les pays innovants. Donc aussi plus de cerveaux français qui vont partir dans les pays où l’idolâtrie est limitée à quelques politiques et universitaires en mal de reconnaissance.

Un exemple : le fameux CO2. La solution des archaïques est de s’attaquer à la liberté individuelle de circuler en voiture, d’imposer le voiturage et le transport collectifs, de formater nos vies pour traquer et punir ceux qui dérogent à leurs milliers de règlements « écologistes ».

La solution de l’écologie que je défends, est de financer les nouvelles technologies, par exemple les nanotechnologies qui ont déjà permis d’inventer des solutions d’avenir. Et, au lieu d’attaquer la liberté et de tenter de vivre sur la mauvaise conscience produite, de financer la liberté de recherche.

Ainsi a-t-on découvert la feuille artificielle qui piège le cO2 à l’institut de nanotechnologie de Waterloo et à l’université d’Etat de Californie. Cette feuille artificielle imite les vraies feuilles avec ses particules d’oxyde de cuivre construites pour rejetter de l’oxygène et du méthanol. Mieux encorel’UFC de Floride a réussi à transformer le gaz à effet de serre en air pur et énergie en couvrant la paroi d’un piège à CO2 de LED imitant la longueur d’onde bleue du soleil, agissant comme un photo réacteur. Ils brisent la molécule de dioxyde de carbone. On a réussi à transformer le cO2 en éthanol par procédé catalytique avec des nanoparticules de cuivre dans des nano aiguilles de graphènes… et j‘en passe sur ces découvertes financées apr toujours plus de croissance, de la NASA qui fabrique du carburant à partir du CO2, de la lumière d soleil et d’oxyde métallique jusqu’à l’Institut Max Planck qui utilise des enzymes pour une nouvelle voie de fixation du carbone…Et j’en passe aussi sur les découvertes au MIT, avec une jonction des biotechnologies et des nanotechnologies, pour stimuler l’absorption d’énergie lumineuse des plantes grâce aux nanotubes en carbone. En France même nos créatifs, malheureusement contraints souvent de partir aux Usa faute de financements, ne sont pas de reste comme ceux de Jussieu du laboratoire moléculaire qui mériterait un soutien massif. 

Mais aller faire boire un âne qui n’a pas soif…Contre les vendeurs d’apocalypse, j’ai écrit l’an dernier Le Bel Avenir de l’Humanité pour éclairer sur les avancées prodigieuses des technologies, les biotechnologies, les nanotechnologies, de l’intelligence artificielle. Calmann-lévy a relancé pour moi la collection célèbre de Raymond Aron, la liberté de l’esprit, et à publier ce livre avec un ouvrage d’Hannah Arendt et un de Raymond Aron. J’y démontre pourquoi le progrès est la clef du développement social, de la justice sociale, de la libération des femmes. Mais rien n’a changé dans la politique gouvernementale. Sans doute aussi parce que j’ai démontré que l’étatisme n’avait pas d’avenir… 

Nous sommes trop souvent gouvernés par des borgnes dans une classe d’aveugles.

Doit-on s’attendre à de nouvelles mesures liberticides de la part des maires EELV ?

Yves Roucaute : Bien entendu. Leur idolâtrie les conduit logiquement à des mesures coercitives car ils développent une vision schizophrène du monde, retrouvant celle que je décris dans mon dernier livre s’agissant des populations du paléolithique et des dernières tribus nomades. 

Ils prétendent qu’en arrêtant la croissance et la domination de la nature, nous vivrons en harmonie avec la planète. Mais, évidemment, l’histoire des 7 millions d’années de vie de l’humanité comme celle des dernières populations nomades que j’ai étudiées démontrent que cela ne se peut pas. Quand bien même nous arrêterions par folie la recherche de la croissance, il y aura encore des tsunamis, des tremblements de terre, des tornades, des  petites et grandes glaciations, des réchauffements, des animaux féroces, des virus, des bactéries. Donc, il va falloir idolâtrer une planète qui va continuer à produire ses effets létaux. Et, à chaque fois que des malheurs vont arriver, il faudra se culpabiliser de ce qui arrive et punir les humains pour ce qui leur arrive.

Ainsi, le but de ces écologistes magico-religieux est, comme l’était celui des chamanes, d’imposer que l’on aime ce qui nous frappe, de nous contraindre à briser le miroir de nos œuvres en les maudissant, et, à l’horizon, de mettre en œuvre des sacrifices humains. Et comme nous sommes contraints, ne serait-ce que pour survivre, de développer les sciences et les techniques, ils sont conduits à toujours plus de punition, toujours plus de sacrifices. D’où, derrière leur apparente bonhomie, quasi stalinienne, leur haine féroce des riches, des bourgeois, des intellectuels, des scientifiques, des technologies, du progrès… 

Contre cette schizophrénie, le camp du progrès doit célébrer et favoriser la puissance créatrice des individus dans leurs œuvres, développer la fraternité par la diffusion universelle des bienfaits des innovations, et, au lieu de coasser « Green, green green, la planète d’abord, la planète d’accord », chanter l’air de la liberté qui est celle de la véritable écologie : « l’humanité d’abord, l’humanité d’accord ». 

Entretien sur « L’Homo creator face à une Planète Impitoyable »

Entretien paru en Une d’Atlantico. Le 7 juin 2020.

L’HARMONIE PERDUE AVEC LA NATURE, CETTE PENSÉE ARCHAÏCO-MAGIQUE

Yves Roucaute : « Les écologistes ont oublié 7 millions d’années de combats acharnés de l’humanité pour survivre face à une nature impitoyable« 

Atlantico : Votre dernier livre, L’Homo creator face à une nature impitoyable, dont le sous-titre est « 7 millions d’années contre l’idolâtrie de la nature » se présente comme le livre de chevet du camp du progrès face à Greta Thunberg, Nicolas Hulot et à tous les écologistes qui idolâtrent la planète. Vous les accusez de déprimer l’humanité, en particulier la jeunesse et de pourchasser quiconque ne croit pas en une Gaïa-la-Terre bienveillante. Par cette histoire de 7 millions d’années et par vos enquêtes auprès des dernières populations nomades, vous montrez que l’humanité ne peut survivre dans la nature sans l’affronter. Vous affirmez le droit voire le devoir, de coloniser la planète, de la dominer et d’assujettir tout ce qui s’y trouve. Ne craignez-vous pas d’être très isolé alors que la mode est plutôt à célébrer les bienfaits de la nature et que les écologistes semblent avoir un poids de plus en plus important au niveau électoral ?

Yves Roucaute : Franchement, un virus venu de la prétendue sainte nature vient de tuer près de 400 000 personnes et en a meurtri plus d’un million, et il faudrait que je coasse avec Greta Thunberg « green, green la nature d’accord, la nature d’abord » ? Quand j’entends un écologiste aux ambitions présidentielles prétendre que le Covid-19 est une vengeance de Gaïa-la-Terre, devrais-je acquiescer ? Et faut-il, que je manifeste pour « sauver la planète » avec une jeunesse aliénée par une armada de démagogues qui vend de l’apocalypse en guise de barbe à papa ? J’ai préféré donner une arme fatale (rires) au camp du progrès face aux Ayatollahs de l’écologie qui vivent des angoisses de l’humanité.

Par ce livre, je veux exposer les faits, briser les idoles et libérer l’humanité, les femmes en premier car elles ne seront jamais libres tant que règnera l’esprit magico-religieux du culte de la nature. 

Il n’y a pas d’harmonie perdue avec la nature pour cause d’industrialisation, de croissance ou de mondialisation. Je raconte les 7 millions d’années de combats de l’humanité pour survivre face à une nature impitoyable quand elle ne connaissait ni industrie, ni commerce, ni technologies, ni science. Le combat fut si violent et si inégal qu’au paléolithique, il y a 3,3 millions d’années, il ne reste déjà plus rien de la lignée humaine, née 4 millions d’années auparavant, hormis une poignée de survivants. 100 000 seulement en 4 millions d’années. Les autres ? La sainte Planète qui ne pouvait être assujettie, les avait détruits. Puis, arrivent encore et encore des holocaustes. Les australopithèques ? Balayés par la planète. Auprès d’eux, des espèces humaines du genre Paranthropes et Homo. Des Paranthropes ? Les trois espèces sont détruites à leur tour. Et sur 22 espèces du genre Homo, une seule survit. La fameuse Gaïa-la-Terre bienveillante a éliminé les 21 autres de son menu du jour. Ils ont survécu mais à quel prix ! 500 000 humains seulement sont parvenus au néolithique, il y a 12 000 ans Un gain de 400 000 individus seulement en 3,3 millions d’années, de moins de 500 000 en 7 millions d’années ! Et l’espèce est si meurtrie que seuls 12% peuvent espérer, et dans quel état !, dépasser les 40 ans.

Nos marchands d’apocalypse vendent un équilibre naturel de la planète mais où cela ? Durant 7 millions d‘années, elle a offert sa bénédiction non à la vie humaine mais à sa destruction via des glaciations en nombre, 17 lors des seuls 2,6 derniers millions d’années, des réchauffements climatiques terribles que nos idolâtres ignorent puisqu’ils ne permettent pas de culpabiliser l’humanité, des éruptions volcaniques, des secousses sismiques, des tempêtes, des cyclones, des tornades, des tsunamis… Étaient-ce des punitions de Gaïa la terre contre l’industrialisation qui n’existait pas ? Faut-il comme Nicolas Hulot appeler punitions les virus et les bactéries létales, car coqueluche, tuberculose, lèpre, syphilis… n’ont pas attendu l’industrialisation pour décimer l’humanité depuis sa naissance ? Mais punitions de quoi ? De même, cancers, maladies génétiques, handicaps… attestés depuis le paléolithique seraient-ils dus à l’industrie nucléaire ou au manque d’éoliennes et non à la vie selon la nature insuffisamment dominée ? Et que dire des attaques animales dont quelques benêts pensent qu’elles sont dues aux humains qui ne respecteraient pas la vie animale ? Croyez-vous que le léopard d’Amazonie aujourd’hui ou le tigre aux dents de sabre de 3,90 mètres de long d’hier vont ronronner auprès des nomades Guyaki d’Amazonie ou des australopithèques qui se montreraient courtois ? Qu’ils aillent donc en parler aux chevaux et aux bisons ! Et qu’ils regardent les coups de crocs sur les os de nos frères en humanité tués comme du gibier il y a plus d’un million d’années.

Le mode de vie dans une nature laissée à ses règles ? C’est le régime paléolithique, le vrai, le seul, celui de la destruction des humains. L’équilibre dans la nature ? Un conte à dormir debout pour enfants attardés. Les animaux eux-mêmes en riraient s’ils le pouvaient : les espèces animales ont disparu à 90% depuis 7 millions d’années, à 99,9% depuis 20 millions d’années. Coupables les humains qui n’existaient pas même encore ? Il est d’ailleurs toujours amusant de voir les idolâtres s’extasier devant des animaux qui démontrent une cruauté incessante et tenter de culpabiliser des humains qui sont en passe, par les biotechnologies, d’abolir la souffrance animale.

Oui, toute l’histoire de l’humanité a été celle de la lutte pour dominer la nature, domestiquer la planète, assujettir tout ce qui s’y trouve.

Et quand j’entends les clochettes de nos bonimenteurs « Green, Green, green, la nature d’accord, la nature d’abord », je vois aussi les charniers du passé. Idolâtrer la planète sans l’humaniser ? À chacun son camp, à chacun sa vertu. Ce livre appelle le camp du progrès à combattre ceux qui polluent la pensée au nom de la pollution et préfèrent la défaite de l’humanité à la planète défaite. Il préfère briser les idoles pour entonner : « L’humanité, d’accord, l’humanité d’abord ».

Que représente la figure de l’Homo creator ? N’y-a-t-il pas une proximité avec Nietzsche que vous critiquez pourtant ? 

Homo creator est ce qui définit l’humain et c’est la clef du combat d’aujourd’hui contre la pensée magico-religieuse. Je démontre que l’humanité n’a pu survivre et ne le peut qu’en allant à l’assaut de la nature par sa créativité. L’humanité ne dispose ni de crocs, ni de griffes, ni de fourrure, ni de vitesse ni de force remarquables… ni d’aucun habitat naturel, seule cette énergie créatrice fut la cause de sa survie. En Homo creator, nos ancêtres ont fabriqué des outils en arrachant à la planète les biens nécessaires, en brisant des rocs puis en taillant des pierres, en cassant des arbres pour fabriquer des perches et des poteaux, en tuant des animaux pour utiliser les peaux et les os pour faire les murs ou les sols, les habits et les armes pour chasser, pécher, se défendre. Même dans la cueillette et le charognage humains qui ne ressemblent pas à des activités animales, je démontre la créativité humaine. Ils ont créé des habitats fluctuants et changeants, ici en plein air, là dans des grottes, sur les eaux ou sur terre…ils ont détourné les cours d’eau et migré sur des milliers de kilomètres, tâtonnant, cherchant, échouant souvent… dessinant sur les parois des roches, créant des rituels partout où ils passaient, transformant chaque lieu de vie en l’un des mille plateaux de la créativité humaine.

L’humain ne se distingue pas en effet des autres vivants par l’« intelligence », son côté « sapiens » (qui signifie « intelligent ») comme on l’a cru au XVIIIème siècle, à la suite de Carl von Linné qui a inventé le terme « Homo sapiens » pour désigner la dernière lignée humaine dont nous sommes issus. A tort, lui et ses successeurs pensaient que les animaux étaient comme des machines, avec des sortes de ressorts morphologiques. Ils ne savaient pas que non seulement les animaux possèdent eux aussi de l’intelligence mais qu’ils sont même parfois plus rusés que les humains comme ces lions géants qui traquaient nos ancêtres, utilisant leur cerveau et un flair bien plus puissant que le leur. Mais, jamais les animaux n’ont construit des civilisations, ni même d’outils, au sens propre, comme je le démontre. Jamais, ils ne sont sortis de ce qui leur était donné par la nature, de ce qui était biologiquement déterminé. Comme le disait avec humour le général de Gaulle, « La chasse c’est comme la guerre, sauf qu’à la guerre les lapins ne tirent pas ». Lions, hyènes, crocodiles qui effraient tant les humains du paléolithique et les dernières populations nomades ne tirent pas. Ils ne le peuvent pas, faute de créativité. Ils utilisent seulement les atouts donnés par leur morphologie naturelle dont les effets sont parfois terrifiants.

Cette énergie créatrice n’est pas le propre de quelques humains supérieurs mais, je le démontre, elle est dans tous les humains. Car depuis 7 millions d’années comme aujourd’hui encore au sein des dernières populations nomades, contrairement à ce que dit Friedrich Nietzsche, la créativité ne connaît ni genre, ni âge, ni origine, ni couleurs de peau seulement les visages de ces artistes appelés « humains ». Elle est la chose du monde la mieux partagée, quand bien même toute l’histoire de l’humanité a été, et reste, la lutte contre la pensée magico-religieuse pour parvenir à la reconnaissance de son universalité.

Vous évoquez le combat de la vraie écologie contre l’écologie archaïque, quelle serait la véritable écologie ? 

Le temps est venu de révéler que ce qui freina la créativité humaine au paléolithique fut la vision magico-religieuse qui idolâtrait les esprits de la nature jusqu’à justifier non seulement que soit arrêtée la domestication de la planète mais aussi, parfois, que soient organisés anthropophagies et sacrifices humains. C’est cette même vision qui est aujourd’hui transportée symboliquement par les écologistes archaïques de nos Cités qui invoquent um prétendu équilibre de la planète qui n’a jamais existé pour répandre mauvaise conscience, dégoût de soi-même et arrêt de la créativité.

Ils réinventent l’idolâtrie venue du paléolithique. Néanmoins, je note que les nomades avaient plus de bon sens. Dans leur monde animiste, ils n’imaginent pas une déesse « Gaïa-La-Planète » bienfaisante mais des esprits bienveillants et, surtout, malveillants. Dans chaque activité naturelle qui les menace, des inondations aux éruptions volcaniques, des maladies aux attaques animales, ils croient voir l’action de ces esprits. Face aux menaces de famine ou de changement climatique, ils doivent donc agir pour survivre. Et, pour cela, ils jouent les esprits bons contre les esprits mauvais, en flattant les uns, en exorcisant les autres.

Mais, à cause de leur idolâtrie de la nature, ils culpabilisent, comme les écologistes archaïques voudraient que nous le fassions. Ils s’imaginent responsables des dérèglements incessants de la planète. L’inondation qui noie des villageois, la maladie virale qui tue ? La tribu s’en attribue la faute. Les humains imaginent même que chacune de leur action, pourtant nécessaire à leur survie comme la chasse, la cueillette ou la pèche, est la source d’un déséquilibre dont ils seraient coupables. Tuer, ce serait ôter un esprit de la forêt, celui du léopard par exemple. Arracher une branche du palmier pour construire la hutte ? Voilà encore un esprit blessé, celui du palmier. Et ils imaginent, comme nos adolescents qui manifestent, que leur mauvais comportement est la cause de tous les malheurs. Un pêcheur emporté par le fleuve Amazone ? Voilà la preuve du mauvais comportement de la tribu punie par l’esprit vengeur du fleuve qui est aussi l’esprit du terrible anaconda.

Pris dans la pensée magico-religieuse de l’équilibre dû à la planète, ils imaginent qu’il leur faut donc compenser leur action en rendant aux esprits de la nature l’équivalent de l’esprit pris par la chasse, la pêche, la cueillette, le charognage… Un troc quotidien. Prières, offrandes, danses, chants… et parfois sacrifices humains, puisque l’humain apparaît comme le principal trublion sur terre, son sacrifice est lui aussi potentiellement « naturel ». Par peur des esprits de la planète, ils font des promesses, via leurs chamanes, celles de ne pas tuer tel esprit animal, de ne pas prendre tel végétal, d’en prendre moins, de rendre un équivalent en esprit de ce qui a été pris.

La décroissance, le refus du consumérisme et du productivisme, le refus de la libération de la créativité humaine ? Ils sont nés là, il y a 7 millions d’années, compagnons de l’animisme. La plus vielle forme de pensée, la plus archaïque, la plus liberticide.

À l’horizon, toujours le sacrifice humain. Symbolique, par le sacrifice du bien-être au nom du bien-être des esprits de la nature et le refus de la croissance au nom de l’équilibre des esprits. Mais ce sacrifice peut être réel aussi, comme le montrent certaines populations nomades, tels les Guayakis, qui vont jusqu’à tuer des fillettes « en trop », qui exigeraient, si elles survivaient, une chasse, une pêche ou une cueillette plus intensives pour les nourrir. Donc plus d’esprits pris à la nature, donc plus de déséquilbre et une vengeance des esprits de la planète en retour.

La nature d’abord, la nature d’accord ? L’écologie magico-religieuse des petits Maîtres de vérité d’aujourd’hui est conforme à la pensée magico-religieuse des chamanes d’hier. C’est toujours l’annonce du sacrifice humain et de la schizophrénie.

Il y a une différence qualitative avec l’écologie véritable. Dégagée du magico-religieux, celle-ci ne se prétend pas issue d’un « contrat » fantaisiste avec la planète idolâtrée qu’une Greta Grunberg, un Arne Næss ou un Michel Serres prétendent avoir trouvé je ne sais où, peut-être dans un abri sous roche connu d’eux seuls. Le seul contrat possible est celui qui lie l’humanité à sa liberté créatrice infinie et à ses droits. Ce qui est conforme au mot « éco-logie ». Car « éco » vient de « oikos » (οἶκος) qui signifie en grec « maison », et de « logos » qui signifie discours rationnel. Or, en grec, la « maison » ne renvoie pas à la « planète » ou à la « nature », n’en déplaise à ceux qui ont eu, avec sept millions d’années d’histoire, sinon avec la langue grecque, le plaisir de ne s’être jamais rencontrés. La « maison », « oikos » est une construction en dur produite par la créativité humaine. Il y a plusieurs millions d’années elle était déjà un artifice humain fait à partir de bois, de pierres, de peaux, d’os… arrachés à la planète. Son objectif ? Protéger l’humanité contre la nature, des changements climatiques aux attaques animales. Au centre de la maison, non pas des mottes de terre ni quelques tarentules, mais l’humain, en particulier la femme car, avec le chamane, et mieux que lui, comme je le démontre, elle a transporté depuis au moins trois millions d’années la spiritualité créatrice des tribus.

La vraie écologie défend la créativité pour l’humanisation de la planète. Elle la défend contre ceux qui, au sein de l’humanité même, détournent la créativité vers son contraire, la destruction par les pollutions et les substances néfastes à la vie, les guerres injustes et les tyrannies, les idolâtries et la démagogie.

Car elle sait que ce n’est pas par l’arrêt de la croissance et de la créativité que l’on parviendra à régler les questions posées à l’humanité mais, comme je l’ai aussi démontré dans Le Bel Avenir de l’Humanité contre Noah Yuval Harari, par toujours plus de croissance, de mondialisation et d’hybridation des savoirs. Nous souffrons de ce camp de l’ignorance qui, tout à sa détestation de l’humanité et des sciences, ne sait pas que sur le chemin ouvert il y a 7 millions d’années par la créativité humaine, l’énergie est inépuisable, que les nanotechnologies peuvent même transformer le CO2 en énergies propres utilisables, que les chemins de la créativité sont infinis. Nous ne souffrons pas de trop de développement mais de sous-développement, ni de trop d’assujettissement de la nature mais de pas assez. La vraie écologie est celle qui pose l’individu et sa nature d’Homo creator au centre, pour créer la seule planète qui vaille, la planète humanisée.

J’espère, qu’après avoir lu ce livre, comprenant que philosopher n’est pas « vivre volontairement sur la glace et les cimes » comme le disait Nietzsche mais gambader dans les mille vallées de la créativité humaine, chacun découvrant une œuvre aussi modeste soit-elle, fut-elle celle d’un bambin sur une feuille, s’écriera, admiratif, en ayant une pensée affectueuse pour l’enfance de l’humanité : « Voici l’Humain ! ». Ou, s’il parle latin, fort peut-être de son traducteur électronique : « Ecce Homo ! ».

L’Homo creator face à une Planète Impitoyable. Sous titre, « 7 millions d’années contre l’idolâtre de la nature » 

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L’Homo creator face à une Planète impitoyable

7 millions d’années contre l’idolâtrie de la nature

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Contre les Ayatollahs de l’écologie, les Greta Thunberg, Nicolas Hulot et bien d’autres idolâtres de la nature, le philosophe Yves Roucaute défend le camp du progrès. Oui, industrialisation, technologies et mondialisation sont des bienfaits. Le dernier virus le rappelle, la nature doit être dominée, la planète domestiquée, ce qui s’y trouve asservi.

Pour en finir avec les fantasmes idolâtres d’une Gaïa-LaTerre aimante, ce livre racontant la véritable histoire de l’humanité avant l’industrialisation. Durant 7 millions d’années, l’humanité a dû affronter des glaciations en nombre, 17 lors des seuls 2,6 derniers millions d’années, et autant de réchauffements curieusement inconnus des idolâtres, des éruptions volcaniques, secousses sismiques, tempêtes, cyclones, tornades, tsunamis… des virus et bactéries, tout aussi naturels, de la coqueluche à la tuberculose, de la lèpre à la syphilis…des cancers, maladies génétiques, handicaps… la famine et les attaques animales.

Résultat : au paléolithique, il y a 3,3 millions d’années, il ne reste qu’une poignée de survivants de la lignée humaine, née 4 millions d’années auparavant. Une centaine de milliers d’individus. Des australopithèques pour la plupart. Sainte Gaïa les extermine. Après eux ? Les magnifiques Paranthropes ? Exterminés. Les espèces du genre Homo : 21 sur 22, exterminées.

Contre les niaiseries des écolos truffés d’antibiotiques, admirateurs de la vie des dernières populations nomades, le philosophe raconte comment ils utilisent comme au paléolithique, leur principal atout pour survivre:  leur créativité qui pille et transforme la planète.

Harmonie, équilibre naturel ? Une galéjade. Ce qui a sauvé l’humanité : elle fut Homo creator. Ce qui freina son assaut de la planète marâtre ? La pensée magico-religieuse qui idolâtrait les esprits de la nature, ce qui autorisa même cannibalisme et sacrifices humains. Pensée dont les Ayatollahs de l’écologie sont une pitoyable résurgence.

Face à l’écologie archaïque qui monte ses échafauds en hurlant « Green, green, la nature d’abord, la planète d’accord », Yves Roucaute défend par ce livre la véritable écologie. Celle qui chante joyeusement « l’humanité d’accord, l’humanité d’abord », cet air d’une planète humanisée, non polluée par les idolâtries.

Yves Roucaute est philosophe, épistémologue, Professeur des universités, PhD et agrégé en science politique, PhD et agrégé de philosophie, conférencier sur les nouvelles technologies. Défenseur des Droits de l’Homme, arrêté à Cuba pour son soutien aux opposants, soutien du Commandant Massoud et seul intellectuel au monde invité à Kaboul pour fêter la victoire contre les Talibans, défenseur des bonzes du Vietnam et des Kurdes.  Auteur de nombreux ouvrages dont « Le Bel Avenir de l’Humanité » (Calmann-Lévy)

Traitement médiatique du Covid-19

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Atlantico.fr : Alors que certains medias semblent découvrir seulement aujourd’hui que le virus Covid-19 pouvait se transmettre par la parole, vous avez alerté, dès la fin février et dans Altantico même en mars, sur ce mode de propagation. En quoi les paroles médiatiques, politiques et scientifiques n’ont pas été à la hauteur de leurs attributions depuis le début de la pandémie ?

Yves Roucaute : Oui, il est scandaleux que certains médias français osent présenter depuis quelques jours comme un prétendu scoop la découverte d’une « possible » transmission du covid-19 par la parole, via ces gouttelettes qui sortent de la bouche quand vous parlez, même normalement. Car cette prétendue découverte est connue depuis 3 mois par la communauté scientifique, la vraie, celle qui travaille sur le covid-19 dans les labos et qui combat dans les hôpitaux ! Celle qui diffuse ses informations sur tous les sites sérieux de santé accessibles pour tous des Etats-Unis à Beijing. L’opinion publique aurait dû être alertée par les médias il y a longtemps déjà, au lieu d’attendre la confirmation du parapheur gouvernemental.

Et le scandale continue ! J’ajoute, pour la énième fois, que cette transmission par les airs n’est pas seulement « possible » mais qu’elle est certaine. Et je souhaite savoir à quel moment ces mêmes journalistes, qui se sont tus hier, vont dire enfin toute la vérité : car ces gouttelettes qui s’appellent « gouttelettes de Flügge », découvertes en 1990 par Karl Flügge, restent non pas quelques secondes dans l’air comme le prétendent les ânes, mais jusqu’à 3 heures. Oui, jusqu’à 3 heures ! A quel moment aussi révèleront-ils ce scandale d’une administration qui a interdit le mois dernier à un laboratoire vétérinaire qui le proposait, de fournir aux français 100 000 masques par semaine sous prétexte que « vétérinaire » n’était pas « médical » ?

Craignent-ils donc d’en tirer les conséquences ? Car cela signifie clairement que le coronavirus s’est transmis lors des élections municipales. Qu’entrer dans un isoloir, dépouiller des bulletins, tenir un bureau de vote a été une source de la mortalité énorme qui sévit en France. Craignent-ils donc d’avoir à demander pourquoi les morts du coronavirus ont atteint un record de + 59,6%, 14 jours après les municipales ? Cela signifie tout aussi clairement que les fameuses « barrières » étaient bel et bien une ligne Maginot, même si garder ses distances, se laver les mains ou porter des gants sont des mesures de bon sens. Faire la queue en se tenant à 1 mètre de son voisin chez les boulanger ou se prendre un moyen de transport en commun sans masque  est dangereux car les gouttelettes ne sont pas en plomb, même si certains cerveaux de nos technocrates ressemblent à des pois-chiches.

Oui, je suis extrêmement choqué, plus encore comme citoyen que comme philosophe théoricien des sciences. J’ai moi-même arrêté certaines de mes recherches pour tenter de percer la croûte d’ignorance médiatique et de connivence politique qui règne en expliquant à ceux que je pouvais joindre par des textes et des vidéos publiés sur Facebook, You Tube, Twitter, par Atlantico qui m’avait interrogé, par des blogs, par des conférences, ce que tous les savants qui travaillent sur cette question savent depuis trois mois. Oui, la transmission par la simple parole a été prouvée par les travaux publiés par l’Anestasia Patient Safety Foundation des Etats-Unis, depuis le 12 février, par les laboratoires d’Hamilton du Professeur Vincent Munster du Centre de virologie des États-Unis, diffusé massivement début mars, de Princeton, de l’UCLA, d’Harvard… De fin février à début mars, des dizaines de centres ont publié leurs recherches, relayées par les sites populaires de publications et prépublications comme MedRxiv, par les réseaux sociaux et les journaux chinois ou américains. Depuis le 3 mars, l’Organisation Mondiale de la Santé assène que l’absence de masques met en danger la communauté médicale, et pas seulement, évidemment en raison du mode de transmission par les airs. Et je rappelle que cette transmission se fait par la simple parole mais aussi par certains métaux et les plastiques sur lesquels il survit jusqu’à 3 jours, avec 12 heures en moyenne sur les aciers, 16 heures en moyenne sur les plastiques, et sur les cartons jusqu’à 4 heures. Pas vu, pas pris ?

Non seulement certains médias n’ont pas relayé l’information qu’ils auraient pu trouver mais ils ont relayé la désinformation mortelle, selon laquelle les « geste barrière » suffiraient, tandis que les masques ne seraient pas efficaces ! Aujourd’hui encore, nombre de Français jugent le masque inutile et courent, à cause d’eux, au-devant de la mort, leur désinformation sous le bras.

Une désinformation pourtant combattue depuis trois mois par tous les laboratoires du monde qui travaillent sur cette question, y compris en Europe, du principal institut de santé des Pays-Bas à celui d’Edinburgh. Les fameuses gouttelettes de Flügge qui transportent le coronavirus sont arrêtées aussi bien en projection qu’en inhalation de 98,7% à 100% par les masques FFP2, et de 78% à 100% pour les masques chirurgicaux.

Non seulement les grands médias n’en font jamais fait leur titre mais je vois même des journalistes manipulés se lancer dans des diversions pour passer sous silence le fait que sur 193 États dans le monde nous sommes médaille de bronze. Ainsi, ce procès médiatique contre François Bayrou sous prétexte qu’il aurait livré gratuitement à la population des masques d’origine chinoise. Diantre ! « chinois », vraiment ? Pas touche au gouvernement qui a imposé des élections, n’a fourni aucun masque durant trois mois et a prétendu qu’ils ne servaient à rien, envoyant à la mort des milliers de Français, mais haro ! sur un maire qui avait protesté contre la tenue des élections municipales et qui ne veut pas laisser mourir les habitants de Pau ? Et puisque le textile vient essentiellement de Chine et d’Asie, devrait-on aussi se promener nus ?

Dans certains pays, dont la Chine précisément, qui n’est pas un modèle de démocratie et qui a elle-même organisé la désinformation meurtrière en décembre, cette désinformation sur les moyens de se préserver du coronavirus est aujourd’hui considérée comme un crime et punie comme tel. Ici, c’est trop souvent une vertu.

Pourquoi avec vos confrères scientifiques n’avez-vous pas été entendus et quelle est la source de cette débâcle médiatique ?

Il y a le manque de moyens dans les médias en France évidemment. Des Tintin cela a un coût et une rentabilité aléatoire. Enquêter prend plus de temps qu’écrire un éditorial et demande plus d’investissements.

Mais il y aussi un phénomène français, propre à certains pays en voie de développement. C’est l’ignorance appuyée sur la connivence politique. C’est Bouvard appuyé sur Pécuchet.

Sur l’ignorance d’abord. Les journalistes manquent trop souvent de culture scientifique. Sauf exceptions notables. Il en va d’ailleurs de même pour la philosophie souvent confondue en France avec le bavardage littéraire. La curiosité permet de compenser l’itinéraire, mais elle n’est pas si bien partagée qu’elle se devrait.

La réception de Yuval Noah Harrari annonçait ce que l’on voit aujourd’hui. Alors que tous les chercheurs des laboratoires en Intelligence artificielle, en nanotechnologies et en biotechnologies ont ri devant les thèses incohérentes de ses livres, les médias français l’ont encensé comme un vrai livre scientifique, criant même au génie à l’image d’un hebdomadaire qui n’a pas craint le ridicule en décrétant qu’Harari était le plus grand penseur de notre temps. Il faut néanmoins reconnaître que faire croire à l’opinion que nous serions menacé par une Super Intelligence qui nous boufferait a le mérite de rappeler les histoires de Mère-Grand et du méchant loup, ce qui permet de vendre papier et audience et ce qui a assuré un beau succès littéraire à Harari. Littéraire mais non scientifique. J’ai répondu à ces élucubrations par Le Bel Avenir de l’Humanité, appuyé par les vraies connaissances et les laboratoires avec lesquels je travaille depuis une vingtaine d’années mais évidemment, sachant la puissance de séduction des machines à fantasmes apocalyptiques, je n’ai pas pensé une seconde arrêter de telles sornettes, simplement défendre le camp du progrès.

C’est le même processus qui s’est opéré avec le Covid-19. Allez expliquer à des journalistes que n’ont aucune culture scientifique que si un virus est petit, il ne passera pourtant pas à travers les mailles d’un masque quand les technocrates du gouvernement ont expliqué avec leurs règles que le coronavirus de 0,125 micron s’en moquait en enfant polisson. Que faire, si, par paresse, ils refusent d’aller vérifier les informations sur les sites des laboratoires, ceux d’infectiologie, de l’APSF, des instituts de virologie… qui tous disent depuis deux mois, voire trois, que masques FFP2 et masques chirurgicaux arrêtent la contagion parce qu’ils arrêtent les gouttelettes qui sortent de la bouche quand on parle ? Écrire des articles, diffuser des vidéos ? Je l’ai fait, comme j’ai écrit Le Bel Avenir de l’Humanité, mais beaucoup ne lisent plus comme il y a vingt ans, préférant la facilité de l’estampille gouvernementale, et à moins d’un gros buzz divertissant autour d’un Panoramix régional, difficile de les faire bouger.

Le second problème est la connivence. Elle touche aussi certains milieux scientifiques qui courent après les prébendes et les décorations. Elle tient aussi parfois à un souci légitime de préserver la république du chaos ou de ses ennemis. Mais elle obtient le contraire de ce qui est recherché. D’approximations en petits calculs, imaginant les conséquences possibles d’une information vraie qui tournerait au bénéfice possible du Rassemblement national ou de l’extrême-gauche, de la droite moribonde ou de la gauche vagabonde, nombre de journalistes se sont dits qu’il était plus prudent de suivre le gouvernement au lieu d’éclairer la société pour le bien public.

Croit-on que parce que Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon disent que 3 + 2 font 5, il faut dire le contraire ou le cacher ? La première avait conseillé la fermeture des frontières, avait-elle tort ? Moi-même j’en ai douté en février, croyant encore possible de fermer les frontières européennes et priant pour que l’Europe avance en ordre. Le second réclamait plus de moyens pour les hôpitaux, n’avait-il pas raison ? De ce point de vue, je n’ai jamais varié, souhaitant que le partenariat public-privé et européen soit renforcé dans les biotechnologies et que matériels et salaires soient à la hauteur des défis. Être du côté du mensonge et du simulacre n’a jamais fait avancer la cause républicaine. Et quand on se trompe, mieux vaut l’admettre, ce qui es ten général pardonné.

Pour ma part, je suis d’accord avec Aristote dont la légende dit qu’un jour lui fut demandé pourquoi il critiquait Platon, il aurait répondu « Platon est mon ami, mais la vérité l’est plus encore ». Cela vaut pour certains membres de ce gouvernement et certains journalistes que j’apprécie mais qui errent.

Ils ont été aveugles sur le fait que les études administratives et économiques de la technostructure ne donnent aucune compétence à gouverner en général, et certainement pas en période de crise sanitaire. Et qu’il est absurde de confier son navire en pleine tempête à un capitaine qui n’a pas même son permis côtier. Il l’a prouvé lors de la crise des Gilets Jaune, il le prouve à nouveau aujourd’hui.

Au moins médias et bureaucratie vietnamiens ont-ils eu plus de bon sens. Sachant leur ignorance crasse, les politiques n’ont pas organisé un système de psychorigidité bureaucratique. Ils ont mis en place une structure de vrais scientifiques et d’épistémologues qui ont décidé que faire, dès le départ, sachant ce qui était arrivé avec les coronavirus précédents. Faute de moyens pour tester toute la population, masques et confinements furent décidés. Les médias sont relayé les scientifiques. Et il n’y a aucun mort. Pas même à la frontière chinoise.

Ne vous attendez-vous pas à quelques réactions violentes, telles celles que vous avez connues lorsque vous aviez écrit « Splendeurs et Misères des journalistes » et comment la parole médiatique politique ou scientifique peut-elle être réhabilitée ?

J’ai peu de mots à retirer de ce livre, seulement des noms à changer. Je sais qu’il y a assez de journalistes qui croient en leur métier, auquel je suis moi-même attaché, pour en défendre les valeurs. Cela fut d’ailleurs le cas à l’époque de la sortie de ce livre qui s’est vendu comme du bon pain, celui dont ont besoin les républiques quand l’un de leur pilier menace de s’écrouler. Car le journalisme d’enquête, indépendant des pouvoirs, intercesseur de la société civile et non censeur, est indispensable dans une république libre. Il s’agit là d’une condition pour que le débat puisse avoir lieu entre tous les citoyens pour la recherche du bien public. Ce qui n’interdit pas à chacun de défendre des opinions tranchées, des engagements politiques fermes mais jamais au détriment de la recherche de la vérité. On tâtonne, on cherche, on se trompe souvent, mais avec honnêteté. Sans cette vertu, la république est morte avant d’avoir sombré.

La France est moralement affaiblie. Les politiques qui gouvernent ont préféré des positons psychorigides à la mise en cause des procédures prévues Et certains médias n’ont pas fait leur métier de contre-pouvoir dans lequel ils doivent exceller. Aller chercher la vérité, enquêter du côté des scientifiques, des médecins, des politiques publiques menées ailleurs, éclairer l’opinion publique et lui permettre de s’exprimer, exiger des réponses du gouvernement, relever ses incohérences, ne fut pas la préoccupation première. Qui peut m’expliquer par exemple comment des journalistes dans ce pays ont vraiment pu croire qu’un masque ne servait à rien pour le quidam ordinaire mais qu’il serait indispensable pour les médecins ? Pour que le masque soit efficace, il fallait donc une carte de professionnel de la santé ? Si on les suit, c’est donc la carte du parti qui protégeait les Vietnamiens masqués comme le concombre de la bande dessinée puisqu’il n’y a eu là-bas aucun mort ?

Réhabiliter la parole médiatique c’est exactement le processus inverse de celui qui permet de lutter contre le Covid-19. Il faut retirer les masques. Ceux de la connivence, non seulement politique mais aussi économique et idéologique. Afin d’organiser la seule connivence acceptable : avec la vérité et l’opinion publique, celle qui n’a de comptes à rendre qu’à elle-même, d’être l’intercesseur de tous sur l’espace public, de surveiller les pouvoirs au nom des n’importe qui. Car c’est cela qui fait la grandeur du journalisme, son caractère indispensable dans une république, cette défense de la liberté, en communion avec des réseaux sociaux que le journaliste, le « gentilhomme » du XXIème siècle comme dirait Confucius, doit aussi éclairer pour qu’ils ne soient pas le lieu d’une guillotine médiatique.

Conférence: L’avenir des relations USA-Chine et le Covid19

Plan 


Introduction 


Histoire de l’humanité: lutte pour la survie depuis 7 millions d’années. Des glaciations aux Virus. Explosion des sciences et techniques et Mondialisation. Pourquoi Chine et USA 1ères puissances ( faute d’UE) et pourquoi conflit.
Caractéristiques. PIB/ balance commerciale. Course aux technologies.
Les acteurs.
La « Pensée Xi Jing Ping » et place dans courants PCC (de Zhuo De -> Deng, de Zeng Gutao à Lin Biao, position Mao, Wang Minh); sens de One Belt, One Road
Donald Trump, invariants et place dans courants US (Jacksoniens Jeffersoniens, Hamiltoniens et Wilsoniens). America First et conséquences sur RI, Banque centrale, gestion de crise…
Accord USA-Chine sur les jeux, désaccord sur les règles
Résultat du conflit avant le Covi-19. Accord 1 et 2?

Ière Partie. De la chute à la victoire de la Chine?


1.Phase 1. La chute : PIB, méfiance de la population, tensions au Secrétariat Général PCC
2. Phase 2: Gagnante et salvatrice? PIB, Balance commerciale, Attaque des marchés par santé et lutte pour hégémonie culturelle en Afrique, ASEAN, USA même.

IIème Partie. Etats-Unis affaiblis mais puissants face aux failles chinoises et au trompe l’oeil de la balance commerciale


1. Faiblesse et puissance des USA: Chute PIB, chômage, balance commerciale… mais 1ère puissance éco et militaire, New Technologie, Nasdaq… Délocalisations vers ASEAN et USA, offensive diplomatique en Afrique, maintien accord 1 et veut 2.
2. Les failles de la Chine : technologiques, trompe œil du PIB, menaces sur balance commerciale, faiblesse internationales (Afrique, monde musulman, Pakistan, ASEAN, réaction Japon et Inde), politiques (opinion, musulmans, racismes, nationalismes, divisions au sein du PCC, régions)

Conclusion. L’avenir: court, moyen et long terme.

Publié sur Atlantico https://www.atlantico.fr/node/3589223

Par Yves ROUCAUTE

Dans quel pays de « salauds » (Sartre) vivons-nous ? Où il est possible pour un quarteron de ministres et un Président de parader dans les médias fiers du nombre de tués par le Covid-19, avec l’un des trois bilans les plus meurtriers du monde, bientôt devant l’incompétente Espagne, rattrapant l’Italie, devant les États-Unis même par rapport au nombre d’habitants… ? Où ni coupables, ni responsables, les mêmes continuent à se féliciter devant les milliers de tombes à peine fermées d’avoir fait voter le 15 mars en pleine pandémie, conduisant, du 17 au 20 mars, à une surmortalité de +16%, la semaine suivante de +35%, et, 14 jours plus tard, un pic de + 59,6% inconnu dans le monde ? Où les mêmes, avec une morgue sans pareil, osent imposer une politique de déconfinement, jusqu’à vouloir envoyer les enfants à l’école le 11 mai, malgré le désaccord de tous les scientifiques ?

Oui, dans quel pays de « salauds » vivons-nous où il ne faut pas se poser la question : « pourquoi en Autriche, Danemark, Norvège, Tchéquie, Chine, Corée…les gens peuvent-ils sortir ou commencer à sortir du confinement ? Pourquoi pas nous et autant de morts ici ? » Où des autorités psychorigides ont préféré organiser la désinformation qui tue, assisté par des comités d’experts aux ordres, en prônant la suffisance de « gestes barrière » comme d’autres invoquent les esprits de la forêt, plutôt que de voir mise à nu leur incompétence ? Transmissions du Covid19 ?  Jusqu’à 3 heures par les airs, jusqu’à 3 jours par les métaux et les plastiques, jusqu’à 4 heures par les cartons … Les solutions de l’Allemagne, de la Norvège, de l’Autriche… ? Simples. Se laver les mains ? Certes. Mais surtout, masques FFP2 qui protègent de 98,9% à 100 %, gants à 100%, et tests sanguins qui permettent de pister et isoler la maladie. Malades ? Confinement. Doutes ? Confinement. Absence de masques et de gants ? Confinement. Vous avez des masques FFP2, des gants, des tests négatifs et le confinement a produit ses effets ? Vous pouvez sortir et faire vos courses, voir vos amis, comme tous les habitants de Hong Kong qui se baladent dans les rues et les marchés, rencontrent leurs parents et leurs amis, vont travailler et s’amuser.

Oui, dans quel pays de « salauds » sommes-nous où la demande des soignants importe moins que les variations de libido d’un Président qui a besoin de se rendre chez le Panoramix du coin pour décider, de la qualité d’un médicament au lieu de laisser aux médecins le libre choix des soins ? Où un porte-parole du gouvernement a prétendu que porter un masque appelait « des gestes techniques » si compliqués qu’elle-même ne le savait pas, ce qui fit rire 1,4 milliards de Chinois, bambins compris, mais non les familles françaises en deuil ?

Dans quel pays de salauds vivons-nous, où les Cosette ont été interdites d’aller voir les Jean Valjean vieillissants, quand bien elles le pourraient pourvues de masques et de gants ? Où les atteintes aux libertés et à l’amour d’autrui se multiplient de la part d’une technocratie qui n’a toujours pas fourni les masques gratuits, qui n’alerte toujours pas sur les gants, qui ne fournit toujours pas de tests ni de respirateurs, mais qui produit des règlements répressifs, freine les importations de moyens de survie non estampillés par l’administration, prétend pister les portables et tente de culpabiliser la population en la rendant responsable de sa propre incurie ?

Dans quel pays de « salauds » s’arcbouter aux décisions et sauver son strapontin, y est moins essentiel que sauver pragmatiquement des vies ? Où se multiplient les désinformations gouvernementales jusqu’à avoir prétendu que les masques ne serviraient à rien parce que ce coronavirus serait « si petit » qu’il passerait à travers leurs mailles ? Pourquoi alors en donner aux médecins si cela ne sert à rien ? Interdits de vente hier, pourquoi les mettre en vente aujourd’hui, avec des mimiques méprisantes indiquant qu’il faut les donner au bon peuple qui les réclame mais qu’ils ne servent à rien ? Les masques FFP2 qui protègent à plus de 98,7% contre les particules de 0,03 micron à 1,1 micron, et le coronavirus faisant 0,125 micron de diamètre, ne protègeraient-ils plus, une fois arrivés en France ? Ou bien le coronavirus deviendrai-il plus petit encore une fois passé la frontière, effrayé par les déclarations du Président et de son gouvernement ? En France, le virus ne se propagerait pas dans l’air via des gouttelettes de Flügg, plus grosses évidemment, qui sont un peu comme la voiture avec chauffeur qui transporte certains de nos « salauds » ? Exceptionnalité française encore, les mêmes gouttelettes de Flügg, telles des boules de pétanque, tomberaient au sol une fois sorties de la bouche, y compris de celle des menteurs agréés, au lieu de rester en suspension dans l’air jusqu’à 3 heures ? Cela expliquerait donc que deux Chinois doivent porter des masques quand bien même ils sont à cent mètres de distance, mais pas deux Français, qui, grâce à l’opération du saint esprit élyséen, qui transforme les gouttes en plomb, ont seulement besoin de se tenir à un mètre de distance, voire deux selon le rite français, nouveau et accepté ?

Dans quel pays de « salauds » vivons-nous où ces « gros plein d’être » (Sartre encore) de la technostructure, restent sourds, depuis février, aux alertes et informations scientifiques et refusent d’admettre qu’elles ont failli ? Confinement, masques, gants, tests : voilà ce que nous disions alors que le gouvernement appelait à tousser dans son coude, à se tenir à un mètre de distance et à bien lire les règlements ! Solutions dont l’efficacité a été rendue publiques par la Chine et la Corée dès la baisse accélérée de la pandémie le 27 février. Prouvées par les travaux publiés par l’Anestasia Patient Safety Foundation, depuis le 12 février, les laboratoires, d’Hamilton, de Princeton, de l’UCLA, d’Harvard, de l’Institut de la santé des Pays-Bas…Travaux dont je me suis moi-même à plusieurs reprises modestement fait l’écho, comme épistémologue et citoyen. Travaux accessibles pour tous les experts, même pour les plus paresseux, via MedRxiv et les sites universitaires qui archivent les prépublications et publications scientifiques. Et cela bien avant les élections municipales…

Oui, dans quel pays vivons-nous où les « salauds» d’hier continuent  à vendre des espoirs de vaccins à 18 mois, des grigris quotidiens et des sourires de pantins mécaniques sur notre chemin de croix ? Jouissent-ils de ce sentiment qu’ils tiennent en laisse 66 millions de citoyens et qu’ils ont le pouvoir de briser des rêves ? D’être l’État, ce monstre chimérique, cynique et froid, auquel aucun contre-pouvoir semble pouvoir imposer la voix de la raison ni, encore moins, celle de la conscience ? D’incarner ce « pouvoir » magico-religieux qui décide de tout, de l’ouverture des bureaux aux bons de sortie, organisant la « société de contrôle » (Deleuze) sur les citoyens, leurs corps, leurs vies ?

Ce pays de « salauds » n’est pas mon pays. Le pays que j’aime et dans lequel je vis, malgré l’hiver de l’esprit, applaudit les soignants et tous ceux qui, petits ou grands, affrontent la mort pour sauver nos vies. Il est celui de la générosité qui diffuse la douce chaleur des cœurs, de l’instituteur ou du chef d’entreprise, de l’agriculteur ou du coursier, jusqu’aux EHPADS et aux pieds des cités. Il est la France républicaine qui vibre au rythme de cette libre fraternité qui a éclairé de ses feux, depuis 1789, l’humanité tout entière. Il est celui de la vraie morale qui dit « l’humanité d’accord, l’humanité d’abord », répondant aux exigences de la conscience éclairée par les sciences.

Le pays dans lequel je vis est le vrai pays, la vraie France. Qu’il se méfie celui qui vit ailleurs, dans ce simulacre de France, celle des « salauds ». Car ici les crises ne peuvent se gérer du haut des parapheurs à coups de discours distribués comme du pain béni à un troupeau hébété. Ici, on pardonne l’ignorance et l’erreur mais la dignité est chevillée au corps et l’égalité des droits tient lieu de seul couvre-chef. Ici, plus qu’à Rome jadis, il n’y a jamais très loin du Capitole à la Roche Tarpéienne, où l’on précipitait les coupables. Et qui croit atteindre l’Élysée est seulement parfois en route vers le Tartare, qui n’est pas un plat mais l’enfer dirigé par les dieux. Où l’on met aussi ceux qui se prennent pour tels.

Coronavirus : comment la technocratie nous a méthodiquement mené dans le mur

Article publié le 23 mars 2020. (Atlantico) https://www.atlantico.fr/decryptage/3588232/coronavirus–comment-la-technocratie-nous-a-methodiquement-mene-dans-le-mur-yves-roucaute

On ne devrait jamais tourner le dos à un danger pour tenter de le fuir. Si vous le faites, vous le multiplierez par deux » pensait Winston Churchill. Face au coronavirus, nous pourrions rire de ce gouvernement qui joue au Père Ubu, prompt à prendre le large face au danger et déjà prêt à s’attribuer les mérites de la victoire quand celle-ci sera avérée. Hélas !, le temps n’est pas au rire. La France se terre, la France souffre, la France pleure ses morts et ses blessés. Le temps n’est pas aux bûchers des vanités gouvernementales non plus. Émue, unie, reconnaissante, la France vole au secours des plus fragiles, des plus isolés, des plus âgés et applaudit dans les larmes ces soignants qui prennent le risque de leur vie pour la sauver et ces boulangers, comme ceux du XVème arrondissement de Paris, qui livrent l’Hôpital Pompidou

Pourtant écoutez bien, et vous entendrez enfler une juste et sourde colère devant l’incompétence, la morgue et l’irresponsabilité de ce gouvernement ébranlé à la moindre brise, effondré quand vient la crise. Un quarteron de technocrates, appuyé sur de prétendus experts, quelques aficionados médiatiques et des élus conservateurs, qui est allé de tergiversations en rodomontades, attendant la succession des « phases » d’évolution comme d’autres regardaient les chars passer lors de la débâcle de 1940. Et aujourd’hui encore, incapable de prendre les mesures nécessaires pour tests, masques, gants, confinement total, désinformant même encore et toujours sur les vrais facteurs de transmission.

Le temps n’est pas encore au procès général, mais il viendra.  Il commence déjà.  600 médecins et infirmiers portent plainte contre le gouvernement et l’ancienne ministre Agnès Buzyn, qui a eu la lâcheté de se taire au lieu de sonner l’alarme et qui, en avouant à moitié sa faute, ne peut être qu’à moitié pardonnée. Les Français sont généreux mais ils ont la tête chaude comme disait le philosophe Hegel, et, plus qu’en Italie, il n’y a jamais loin du Capitole à la Roche Tarpéienne.

Face à ce drame humain et à sa déplorable gestion, pour avoir écrit Le Bel Avenir de l’Humanité, je suis souvent interpellé : est-ce donc ainsi que nous allons vers ce monde merveilleux annoncé ? Oui, c’est ainsi. Cette crise sanitaire en porte la marque et en dit le sens. Nous vivons un moment de transition. Ce moment où s’intensifie le combat du camp du progrès, celui des partisans des sciences et des technologies qui ont donné l’alerte et réclamé le confinement sans avoir été écoutés, celui des soignants qui permettront de vaincre cette maladie malgré l’incompétence gouvernementale, celui des réseaux sociaux qui les soutiennent. En face ? Le vieux monde. Celui des technocrates ignorants, ivres d’eux-mêmes, arcboutés sur leur vision autoritaire et magico religieuse du « pouvoir », associés aux conservateurs étatistes, aux Ayatollahs de l’écologie à la Greta Thunberg ou à la Nicolas Hulot et aux apocalyptiques à la Yuval Noah Harari qui ont désarmé le pays par leur idolâtrie de la nature et les freins mis à la créativité humaine.

Ce combat du camp du progrès a bel et bien commencé dès fin janvier et s’est amplifié jusqu’à aujourd’hui.

Que nul ne dise que le Président Emmanuel Macron et le gouvernement ne pouvaient pas savoir, eux qui, par ailleurs, au nom du principe de précaution, se permettent d’arrêter les recherches en biotechnologies dès que piaille un groupe de pression. Nous fûmes nombreux à relayer l’alerte lancée par le docteur chinois Li Wen Liang sur la létalité et le danger de pandémie de ce virus, qui l’a tué le 7 février. Lui-même condamné au silence par les autorités qui, pour maintenir leur ordre, craignaient plus de laisser circuler cette information que le virus. Elle n’a donc servi à rien la mise en garde de l’Organisation mondiale de la Santé qui le confirmait ? A rien, les indications des laboratoires chinois qui conseillaient le confinement ? Chine et Corée du sud ne démontraient-ils pas une nette décrue par cette stratégie dès le 27 février ?

Épistémologue, je ne fus pas le seul lanceur d’alerte à exiger la nécessité du confinement, dès que furent confirmés les modes de transmission de ce coronavirus. Devant l’impudence de ces technocrates, j’ai même relayé les travaux dirigés par le Professeur Vincent Munster du Centre de virologie d’Hamilton, dans l’Alabama, cosignés par des universitaires de l’UCLA (Californie) et de Princeton connus dès le 9 mars, diffusés massivement le 13 mars par la célèbre revue MedRxiv, consultable en ligne.

Durée de survie du virus ? Jusqu’à 4 heures sur le carton, 3 jours sur le plastique (en moyenne 16h) et l’acier (en moyenne 12h). Transmissible par les airs ? Oui. Jusqu’à 3 heures. Confirmant ce qui était suspecté dès le 12 février dans une publication de l’Anesthesia Patient Safety Foundation qui s’appuyait sur les études du SARS-CoV, un autre coronavirus. Les travaux de 18 laboratoires américains, et de quelques laboratoires chinois accessibles, confirment le fait à peu de différences près.

Mais au lieu de reconnaître l’erreur, après tout humaine, la technostructure outragée qui craignait moins les morts que de reconnaître s’être trompée, se mit à dénoncer les lanceurs d’alerte. Psychorigide comme toute bureaucratie elle avait décrété en janvier que se laver les mains et se tenir à un mètre de distance suffisait et des morts, par les voies non réglementaires prévues, elle allait continuer à s’en laver les mains.

Persistant dans son errance, malgré les condamnations scientifiques internationales et les protestations de l’immense majorité du corps médical français, et l’opposition de certains politiques éclairés par les sciences, il fut exigé de voter le dimanche 15 mars, en pleine débâcle sanitaire. Reculer les élections de quelques semaines ? Pas possible, sinon la démocratie serait perdue ! Cartons, enveloppes et bulletins de vote avaient-ils été vaccinés par quelque Jupiter de fortune ? Isoloirs, air et salles immunisés par les prières de ses saints ? Assesseurs et citoyens appelés à dépouiller protégés par l’esprit saint élyséen au point de purifier les minuscules gouttelettes propulsées dans l’air à plusieurs mètres à la moindre parole, même prononcées à voix basse, connues  depuis 1880 grâce à Karl Flügge? Oui, toutes ces inepties, « en même temps ».

Et, le miracle du lundi 16 mars eut lieu : l’urgence de rester chez soi fut décrétée. Le virus avait soudain varié sous une troisième forme durant la nuit, inconnue des chercheurs mais non des parapheurs. Et d’un coup de baguette magique, la démocratie engloutie la veille si le premier tour n’avait pas eu lieu à l’heure prévue, devient sauvée en repoussant le second tour à une date inconnue. Et pour éviter d’avoir à avouer s’être une nouvelle fois trompé, une remise en cause sacrilège de son « pouvoir », le Président bavard, regardant la France dans les yeux, n’a pas une fois prononcé le mot maléfique de « confinement ».

Aujourd’hui encore, le combat du camp du progrès continue.

La guerre dîtes-vous ?  Je vois surtout une nouvelle ligne Maginot. Les gants seraient inutiles. Prenez ces plastiques, déballez ces cartons, soyez sans crainte: les matamores qui gouvernent se chargent  de verbaliser les virus qui se permettraient de passer la membrane cellulaire par liaison dangereuse par leur protéine S, inconnue des fichiers de police, de se balader dans le cytoplasme de la cellule avec leur brin d’ARN étranger, comme un sans papier, de travailler clandestinement avec ses 15 gènes pour finalement s’imposer et se multiplier dans le corps pour le Grand Remplacement, ce qui est formellement interdit. De quoi être rassuré ?

Les masques ? L’O.M.S  répète depuis le 3 mars que la pénurie de masques met en danger le personnel soignant et aussi ceux qu’ils soignent : sans masque, le virus va librement du médecin au quidam ordinaire et du quidam ordinaire au médecin ou à d’autres quidam ordinaires. Mais il y a l’exception française. La connaissance parfaite du double décimètre sur leur bureau éclaire nos technocrates : ce coronavirus mesurant environ 0,125 micron, les masques ne pourraient empêcher de passer des particules aussi petites. Sauf, quand ils s‘agit des soignants qui ont droit au masque, comme c’est indiqué dans un règlement trouvé sur une étagère, car alors cela servirait à quelque chose. Une étude de 2008, de l’Institut de santé des Pays Bas, démontrait pourtant que les masques en coton protégeaient à 60% contre des particules de 0,02 à 1,1 micron, 78% pour les masques chirurgicaux et 98,9% pour les masques FFP2. L’université d’Edinburgh a de son côté testé les masques chirurgicaux : ils arrêtent 80% des particules de 0,007 microns, un peu en dessous de la moyenne des filtres industriels… et même les mouchoirs en tissu protègeraient d’environ 28%.

Les masques en France seraient-ils victimes d’un sort maléfique connu des sorciers de l’Élysée ? Et cela au point de n’avoir pas pensé en produire ou en acheter depuis janvier ? Et de n’avoir pas distribué ceux qui existent ? Car les masques existent, beaucoup les ont rencontrés. Un stock des 150 millions. Finalement, dans sa grande bonté, il est décidé le 18 mars, plus d’un mois après l’explosion de la maladie, d’en livrer 25 millions aux « n’importe qui ». Les autres ? C’est peut-être pour une collection.

Afin de justifier leur incompétence, nos technocrates prétendent que leur comportement d’aujourd’hui serait dû à l’expérience de 2009. Roselyne Bachelot, ministre de la santé, pour prévenir le pays contre la grippe H1N1, avait alors commandé 95 millions de vaccins qui n’auraient « servi à rien ».  Diantre !, mais qui savait alors que cette grippe ne ferait pas des ravages quand  les chercheurs d’alors mettaient en garde ? S’il y avait eu des milliers de morts, l’aurait-on déclaré coupable ? N’est-ce pas le rôle des élus et des individus payés par les citoyens de prévenir la sécurité de leurs corps, premier des droits individuels, au lieu de courir après un bilan comptable pour économiser ? Et depuis début février, avons-nous une possible pandémie ou une pandémie avérée ? Alors,  où en est la production de masques ? Où sont les tests aussi ? 17 000 par semaine en France, 160 000 en Allemagne, cherchez l’erreur. 10 minutes pour tester en Corée, des journées d’angoisse en France. Donnez-nous des Roselyne Bachelot, je vous laisse les docteur Diafoirus.

Je vous laisse les Ayatollahs de l’écologie et les apocalyptiques aussi, et ces multiples comités éthic-toc inutiles et parasites qu’ils influencent, prompts à justifier conservatismes et routines, interdits et freins aux expérimentations sur les traitements et les innovations. Car ce sont eux, ces Nicolas Hulot pathétiques, qui offrent à la technostructure et à sa gestion verticale de la vie le simulacre de couverture morale et scientifique dont elle a besoin. Et ils sont aussi le premier vecteur de cet esprit malade qui a envahi la France et qui conduit à plus s’intéresser à la condition des rats de laboratoire qu’à la santé des humains.

Contre les idolâtres de la terre, le temps est venu de rappeler que ce coronavirus, le COVID-19 est un élément de la fameuse « nature » avec d’autres virus létaux, bactéries morbides, champignons, maladies génératives, maladies génétiques, mort même, tsunamis, tremblements de terre, volcans… Il ne doit rien à l’industrialisation, aux sciences, aux technologies ou à la déforestation de la France ou de l’Amazonie, que la grippe espagnole, la lèpre, le Candida auris ou la peste.

Aujourd’hui face aux coronavirus, comme hier, l’humanité doit mettre à la poubelle le logiciel des archaïques pour affronter la dite « nature ». Comment les humains ont-ils survécu aux maladies et aux changements climatiques qui ont fait disparaître 90% des espèces animales depuis le paléolithique inférieur ? Comment ont-ils traversé 12 glaciations et autant de réchauffements depuis 3,3 millions d’années ? Par cette certitude qu’il lui faut dominer les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les animaux domestiques et toute la terre. L’humanité d’abord.

Ce qui distingue l’humanité des animaux n’est pas le rêve absurde d’une harmonie avec un environnement, car cela ne se peut pas. Ce n’est pas non plus d’être « intelligent» (« sapiens »), Homo sapiens comme le prétend Yuval Harari qui tient à vendre aux benêts dans la confusions scientifique la plus extrême son conte à dormir debout d’une Super Intelligence qui viendrait nous bouffer, car les animaux, à des degrés divers, le sont évidemment aussi. Ce qui le distingue : c’est d’être créatif. L’humain est l’être qui transforme son environnement, créé des civilisations, amélioré son corps. Une tripe créativité. Il est « Homo creator ». Et respecter la nature, c’est d’abord respecter la nature créatrice humaine. Et combattre tout ce qui l’interdit, des pollutions aux idolâtries. La vraie morale dit l’humanité d’accord, l’humanité d’abord.

C’est ce qui se joue aujourd’hui. Contre technocrates, conservateurs, Ayatollahs de l’écologie et apocalyptiques, ce coronavirus révèle que nous ne souffrons pas de trop de progrès, mais de pas assez. Guerre à ce virus naturel ? Oui, j’en conviens. Elle passe par la solidarité avec nos soldats de première ligne, les soignants, mais aussi par une défaite des tutelles technocratiques qui doivent se plier aux exigences du savoir au lieu d’essayer de protéger leurs places. Un combat du camp du progrès contre les idolâtries de la Terre, de l’État, du Marché, du Pouvoir… qui construisent des lignes Maginot, empêchent l’explosion des nouvelles technologies, traquent les réseaux sociaux et, finalement, organisent la débâcle et menacent des vies. La revanche des enfants de Jeux interdits. C’est aussi le sens du message de Winston Churchill qui, face au danger, poursuivait ainsi : « Mais si vous l’affrontez rapidement et sans vous dérober, vous le réduirez de moitié. » Puis totalement. Comme lui-même le fit.

Homo sapiens : obstacle scientifique, erreur métaphysique, errance théologique

Par Yves ROUCAUTE

Parution à partir du 5 mars 2020 sur le site Regards Protestants. https://regardsprotestants.com/culture/homo-sapiens-la-vraie-nature-humaine-2/

L’Homo sapiens » a bonne presse ; ce qui n’est pas toujours bon signe. Du latin « sapiens » qui signifie « intelligent », cette désignation de l’humanité prêterait d’ailleurs à sourire si elle n’était le symptôme d’une pensée défaite et la source d’obstacles scientifiques, et moraux considérables. 

Certes, il est parfois amusant de lire les contes pour enfants et d’écouter les bavardages dits « philosophiques » de ceux qui s’imaginent possible de saisir le réel en imaginatifs dépourvus de culture scientifique. Mais je vous propose plutôt ici, un peu comme dans Le Bel Avenir de l’Humanité, de découper au rasoir cette notion d’« Homo sapiens » pour découvrir le pot aux roses : une conception scientifique fausse, une métaphysique magico-religieuse et une vision théologique païenne. 

Cela par une méthode dite du « rasoir d’Occam » qui plaisait bien à l’ami Umberto Eco, utilisée dans Le Nom de la rose par son héros, appelé « Guillaume » en hommage à Guillaume d’Occam. Ce qui, entre réinterprétation de mythes, comme celui d‘Œdipe, déconstruction de Croque-mitaine comme la Super Intelligence, mise à nu du Dieu fouettard des conservateurs, au lieu de nourrir une vision du monde pessimiste et fantasmagorique, permettra peut-être de mieux comprendre la vraie nature humaine, son être « Homo creator », et de saluer dans la joie le bel avenir de l’humanité.

Commençons cette enquête par un mythe grec qui déplaira, je le crains, aux thuriféraires de l’« Homo sapiens ». Il était une fois… un terrible monstre, le Sphinx (ou la Sphinge). Figure de femme, pattes et queue d’un lion, ailes d’aigle, il avait été envoyé à Thèbes par Héra, épouse de Zeus, pour rappeler aux humains la soumission dû à l’ordre imposé aux humains par les divinités tutélaires. Sorte de principe de précaution. Passe-temps favori du monstre pour assurer la soumission humaine : dévaster les récoltes, massacrer les troupeaux et tuer les quelques courageux qui l’approchaient. Installé sur un rocher, le Sphinx posait à ces derniers une énigme à laquelle nul ne savant répondre : « Quel est l’être doué de la voix qui a quatre pieds le matin, deux à midi et trois le soir ? ».

Le roi de Thèbes, Créon, qui venait de perdre son fils, avalé par la bestiole, proclama en substance : « Qui peut nous débarrasser de ce monstre ? S’il s’en trouve un parmi vous, je lui donne mon royaume. » Il ne s’en trouvait aucun.

Ah !, si le monstre avait demandé « qui est quadrupède, sans corne et sans plume le matin, bipède le soir et intelligent toute la journée », la réponse aurait été aisée pour ces Grecs de l’époque archaïque qui priaient les esprits organisateurs du monde et s’imaginaient eux-mêmes dirigés par des esprits intelligents pas toujours bénéfiques. À la façon d’un Socrate un peu présomptueux, ignorant les singes, persuadés que le propre de l’humain est l’intelligence, le « sapiens », ils auraient déclaré « l’Homme ».

Mais quelle est donc cette bête à trois pattes ?

C’est alors que surgit Œdipe. Interrogé par le monstre gourmand, il répond : « L’humain. » Car « quand il est enfant, au matin de sa vie, il marche à quatre pattes, quand il est adulte il se tient sur ses deux jambes, et quand il est vieux, au soir de sa vie, il a besoin d’une canne pour se déplacer »Puis, d’un coup d’épée, il tue le Sphinx. Ou, selon d’autres traditions ce dernier se suicide.

Le sens de ce mythe ? La canne, tout est là. Hors bandes dessinées, aucun animal ne crée de canne, pas même le canard, fut-il l’oncle Picsou. Une canne ne pousse pas. Une canne ne marche pas. Une canne ne se reproduit pas. Elle est le symbole de cette créativité inouïe de l’humain, celle qui porte sur son propre corps.

C’est cela le savoir d’Œdipe : celui de la créativité humaine comme différence spécifique de l’humanité. Non pas « Homo sapiens », mais « Homo creator ». Un être exceptionnel, porté par sa triple créativité naturelle dont nous avons vu dans le blog précédent qu’elle fut et reste même sa condition de survie : Créativité envers son environnement, envers les autres humains, envers son corps animé lui-même.

Et le sens caché de ce mythe se trouve dans la mort du Sphinx. Dès que l’humanité parvient à la reconnaissance de soi comme liberté créatrice, elle n’affirme pas seulement sa différence d’avec tous les autres vivants, mais elle se libère aussi, en même temps, des spiritualités magico-religieuses et de leurs idolâtries. Ainsi, se révèle que toute l’histoire de l’humanité jusqu’à nos jours a été et reste la lutte pour la reconnaissance de sa nature créatrice contre la pensée magico-religieuse.

La suite: https://blog.regardsprotestants.com/leblogdyvesroucaute/homo-sapiens-la-vraie-nature-humaine-2/

Passé et avenir de la « retraite ». Blog Regards protestants

Article sur mon blog, dans Regards Protestantshttps://blog.regardsprotestants.com/leblogdyvesroucaute/

Introduction

Tavail » et « retraite » ? Les débats dits « de société » prennent parfois dans les démocraties une allure singulière. Entre démagogies et idéologies, sur fond magico-religieux de damnation éternelle au travail et à la souffrance, tout se passe comme si la révolution des Temps contemporains avec sa convergence des technologies qui prépare l’extinction du « travail » et de son corollaire, la « retraite », ne parvenait pas à mobiliser les esprits. Certes, le lecteur du Bel Avenir de l’Humanité sait à quel point mon enthousiasme pour l’intelligence artificielle, les biotechnologies, les nanotechnologies, le big data n’a rien de ces pensées logiquement incohérentes, qui, à la façon des Yuval Noah Harari ou des transhumanistes, enfourchent la pensée magico-religieuse la plus obscurantiste au nom d’un athéisme des plus niais, jusqu’à vendre une Super Intelligence bouffant les humains digne des contes pour enfants. Il n’en demeure pas moins que l’urgence est de penser la transition à partir des bouleversements en cours.

Or, nombre de gouvernements et de syndicats se livrent au jeu du « couvrez ce sein que je ne saurais voir ». Le « travail » serait un phénomène nécessaire, conséquence d’une place fixée pour toujours à l’humanité. Et la « retraite », l’acte d’une justice sociale ultime envers ceux qui ont permis survie et croissance de la Cité au prix d’efforts et de peines. 

La France est à cet égard caricaturale. Certes, à court terme, assurer le financement des retraites est légitime. Hélas !, prétendre engager des réformes à partir d’une boule de cristal où des technocrates, ignorant tout des sciences, auraient une vue extralucide sur 2040, date d’effectivité terminale prévue du projet, est pour le moins déconcertant. Et cette façon de croire encore possible d’imposer par les sommets de l’Etat des mesures sur une question qui concerne la plupart des habitants, à l’heure des réseaux sociaux et des objets connectés, qui dénotent l’exigence grandissante des individus à vouloir prendre en main leur destin, rend circonspect. 

Ce déni du réel a d’ores et déjà produit ses effets : le bel édifice bureaucratique s’est vu rattrapé par le réel, dépecé et réduit à un projet de bric et de broc, à la suite de batailles byzantines sur l’âge pivot, dit « d’équilibre », qui finalement ne fait pas pivot, sur les « régimes spéciaux » abrogés et « en même temps » célébrés comme « régimes particuliers », sur les points de retraite garantis mais qui varieront, car bien fol qui s’y fie, et sur un coût de la retraite, origine de la réforme, dont finalement nul ne sait rien, bien que le Parlement soit sommé de le voter. 

Je vous propose de quitter ces territoires désertés par le bon sens pour nous intéresser à ce qui se joue, en commençant par le commencement : la mise à nu de la vision magico-religieuse du « travail », qui domina depuis le néolithique, dont le rêve d’Aristote et le robot humanoïde intelligent dévoilent le sens caché, et de mesurer la « retraite » à l’aune du progrès de l’humanité. Ce qui permettra d’entrevoir la façon dont la révolution des Temps contemporaine redistribue les cartes en mettant l’individu et sa nature créatrice au centre, le « travail » et la « retraite » en périphérie, et la transition en perspective par une vision non magico-religieuse de l’histoire de l’humanité.

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